POIS GRIS
Poire d'angoiête, tr C'est, dit Ed. Fournîer dans les Vanith hUtor. et Iktér. de la bibl. elzév. , la fameuse invention du voleur Toulousain Palioli. Gourict , dans son livre : Let pertonnagei célèbres de* rues de Paris, t. II, p. 97 et s 8, en a parle d'après fauteur de V Inventaire général des Larrons (i555). Celui-ci décrit ainsi (^cel instrument tout à fait diabolique» et qui a causé de grands maux dans Paris et dans toute la France. trC*estoit dit-il, une sorte de petite boule qui, par de certains ressorts intérieurs, venoit à s'ouvrir et à s'eslargir, en sorte qu'il n'y avoit moyen de la refermer ny de la remettre en son premier estât qu'à l'aide d'une clef faite expressément pour ce sujet.» Quand on vouloit faire quelque vol sans être inquiété par les cris de celui qu'on voloit, on lui mettoit dans la boucbe cette poire d'angoisse y <rqui, en mcsmc temps, s'ouvroit et se délaschoit, fesant devenir le pauvre homme comme une statue béante , et ouvrant ta bouche sans pouvoir crier ny parler que par les yeux».
Le 6BG011D Gàllahd. Si le mary a tout vendu.
Et la femme l'ayt despeodu (dépensé),
Que auront-ilz, après la grant messe,
A desjeuner? — Lb Sot. Poyres d'angoisse.
Farce des cris de Paris, dans VAnc, Th.Jr, de la bibl. elzév., II, p. 3i/i.
Les soldats font la guerre aux filles et femmes des paysans, cependant que leurs goujals, au coin d'un buisson, attendent qu'il passe quelque pauvre poiule pour Testropier, ou bien vont quérir la poire d'angoisse pour fa mettre dans la bouche de quelque marchand ou bon bourgeois, prisonnier Je guerre, pour le contraindre i promettre de payer une bonne rançon , ou indiquer où il tient serré son ai^nt. - Plaisant galimatias d'un Gascon et d'un Provençal , 1619; - Dans les Var, hiat. H litt, de la bibl. elzév.. H, p. 996.
Crois-tu donc qu'il n'y a qu'à dire : Je m'en vais à l'église? Non, non; il y a bien des ;;otr« d'angoisse à avaler, bien de l'argent à despendre.
Chipkliiii, Trad, de Guzm,d'Âlfar,, Lyon, i63o; 111, p. i68.
Je veux leur faire manger des poires d^angoisse, et leur faire voir qu^il vaut mieux tendre la main que le col.
Comte Di CRAMiiL, Coméd. des Prov., i633; III, à.
196 Us bâillonnent d'un gros haillon.
Cadenas ou poire d'angoisse, La bouche du maître ou maîtresse.
LoRBT, Muze histor., 16 janvier i655.
Pois gris : avaler ainsi que des pois gris , locution. i526 (Vous) les avaliez tout ainsi que des pois gris.— LEu, IV, 4.
Ulysse, afiligé du carnage
Que faisoit cet anthropophage ,
Ce maître avaleur de pois gris ,
Reprend à la fin ses esprits. - Scarrox, Virg, trav., 1706; 1, p. 95&.
Le petit porcher du village , Regardant Cérès au visage, Qui s'étraugloit ou peu s'en faut, Luy dit en riant : 11 est chaud I . . .
POUCE — POLICI^: 309
Quelle aralmte de poi$ gris !
Jamais mes cochons , prix pour prix , N'ont mieux dégourdy la caulée.
RicHER, Ovide bouffon, 1663, p. 58i.
« rOn appelle un goulu, un charlalan, un avaleur de poit grit.n - FuRBTiàaB, Diction,
Police, administration.
&&9 C'est un vilain abus et les gens de police
Nous devroient bien rëgler une telle injustice. — Sgan.j se. 17.
Quand on entend Tbeure qui sonne sur le tymbre, on commence à cognoistre qu'il y avoit au-dedans une belle et agréable police, qui paroit au dehors par la sonnerie. - Garasse, Doctr. cur,, lôaâ, p. 667.
169 Corrige la police et reforme TÉtat. - Despr., Sat, IH.
On propose ... de créer un conseil . . . pour juger définitivement de tout ce qui concemoit la guerre et \a police, - La Rochbp., II, p. 619.
La policé à Paris est belle , jo Tavoue ;
L'on n*y voit plus ny duels, ny vols, ny gueux, ny bouc. . .
L'on va même, dit-on, empêcher qu'il n'y pleuve. - Poisson, Fem, coq,, III, 1.
On peut ainsi rapporter k ce temps le commencement des Loix et de la police des Egyptieoa.
fiossuBT, HitU univ,, in>6^ 1681, p. 11 ; - Cf. Id., ibid,, p. 96, hhh, hSh.
Plust à Dieu (disoit Mclanchton) que je pusse, non point confirmer la domination des Evesques, mais en rétablir Vadminietration, car je voy quelle Eglise nous allons avoir si nous renversons la police Ecclésiastique.
Id., //»(. de» Var,, 9 in-&*, f688; I, p. t&o; Cf. Id., ibid,, même page, puis p. 965 ; Déf, de VHitt, det Var,, in-19, 1691; S 61, p. ùoh; - Avert, aux ProtetU, in-&% 1689- 1891; VP, S 91, p. 667.
Sophocle. . . , sous prétexte d'une exacte po/ir^, fit une loi qui défendoit à aucun philosophe d'enseigner dans les écoles. - La Brut., 1, p. 18.
* Le titre officiel des intendants de province était : «r Intendant de justice, police et finances.»
Dtns ses Dial, da nouv, lang. /ranç,-ital. , H. Estienne se moque de ceux qui détournant le mot police de la signification qu'il tire du grec pour l'employer «en italianizantn.
Édit. Liseux, I, p. 96-98.
Policé, administré.
Ces vilains sangliers-là font toujours du désordre, et on devroit les bannir des forêts bien policées. - Am, magnif.y V, 1.
Les Grecs ain^^i policez peu à peu se crurent capables de se gouverner eux-mesmes, et la pluspart des villes se formèrent en RépuMiquos.
Bossurr, //•«/. unir., in-/i", 1681, p. A 85 ; - Cf. Id., ibid., p. A/i9-/i63.
On devroit proscrire de tels personnages si heureux, si pécunieux, d'une ville bien policée, - La Brit., I, p. 991.