‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 259 sur 664 · POLITIQUE · texte numérisé non relu

POLITIQUE

Politique, substantif.

U'j Mais vous, trêve plutôt à \oire ^politique; Elle nest pas fort bonne. - UEt., 1,2.

1196 Pour ce noble dessein, j'ai cru mettre en pratique Tout ce que peut trouver Thumaine politique.

kc. des Fem.y IV, 7.

101 Pour moi , je n'entends rien à cette politique

Qui ne veut point souffrir que votre cœur s'explique.

Princ. ffÈ.y 1,1.

1212 A ipuve politique on me l'imputeroit. - Tart., IV, 1.

C'est un dessein que j'ai formé par pure politique, un stratagème utile. - D. Juan,V, 2.

175 Quoy qu^assez souvent je me pique De discourir eu politique , Je ne diray rien maintenant De cet accident surprenant. - Lorbt, Muze hiêtor,, ai décembre i65t.

G^cst pure politique d'excuser les deifaiils de nos semblables, et nous faisons pour nous-mesmes en agissant de la sorte. - Subligny, Folle QuereUe, 1668; I, a.

De générosité vostre amant qid se pique Vous laissera pleurer un temps par politique.

Devise, Veufvé à la mode, se as.

Il se mesloit de la politique dans les Iionneurs qu'ils (les Empereurs) rendoicnt à Jcsus-Christ. - Bossuet, Hiit. univ. , in-6% 1681, p. 384.

3(c Le mot politique parait pour la première fois dans le Monet de i6ao, et comme adjectif, ayant deux sens : rxVhomme politique est ou bien versé au faicl de police», ou (rs'acconimodant aux occasions?) , — suivant son inténU, bien entendu. Le second sens prépare le sens du substantif po/i7t^ue dans Tacception où Molière Ta pris : calcul, dissimulation intéressée. — Richelet, en 1680, a noté ce mot, en le marquant d'un astérisque, et le définit ainsi : (r conduite fine et adroite dont la fin est de se maintenir ou de devenir heureuxT).

Politique, signifie aussi simplement conduite , procédé.

/i35 Cependant je dirai que votre âme s'explique

Un peu bien librement sur \oiiQ politique. - D. Gare. y It, t.

A quoi D. Lope répond :

Et dans mon procédé que faut-il que je cache?

Cest une fort mauvaise politique que de se faire celer aux créanciers.

D. Juan, IV, a.

La clémence dos princes n'est souvent qu'une politique pour gagner rafToctîon des peuples. - La Rochef., I, p. 30.

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