MARAUD
976 Comme avec irrévérence
Parle des Dieux ce maraut! - AmpL, 1,2.
Vous êtes un sot, un maraud. - VAv.y III, 1.
Comment? marauds que vous élesl - Bourg. genU, II, 3.
Avant la fin du jour, je vous déferai de ce maraud fieffé, de ce faquin d'Argante. - Fourb. de Scap.y II, 6.
Lupolde, fasché de ce pauvre belislrc, dit que, si le tiers des biens ecdësiastiqaes esloient rendus aux pauvres de chacune paroisse, suivant les décrets et sainctet constitutions de TEglise, nous ne serions en peine de ces mots : (rgiiMur, /Mnrmty beliilreê, coquins et maraut, tnedican* valides.n
N. DU FiiL, Contei et Disc, d'Eutrapel, édit. Jouaust, 1876; I, p. 935.
Ces moraux destinés au combat des bétes. - Malh., Il, p. 5/i3.
Seigneur Docteur, j*ay remué le ciel et la terre depuis le rapt de vostre fiUe;. • • si je puis un jour tenir ces moraux d*honneur, je les jetteray cent mille iieaea par delà le bout du monde.
Comte DB Gbamâil, Coméd. des Prov, , III , 9 ; - Cf. t. Il , p. 636 : Larron ^homnenr.
Sous le règne d*Edouard , comme la persécution commençoit à retirer le moins du monde, il y eut une trczenc de moraux qui se disoient estre les nouveaux apostres, et adoroient un galand de leur trouppe, nommé Guillaume Hacquet, comme s'il eust esté Jesu^-Cnrbt. — Gârissb, Doctr. cur,, 169 A, p. 81.
Un maraud saccage une maison, et simplement on luy fait faire un tour de ville.
Chapelair, Trad, de Guzm, d^Alfar., i63o; III, p. 100.
A quoy Rabelais répondit : (r Comment, Monsieur, si je vois que vous qui estes mon maître, cardinal (de Lorraine), et grand prince, êtes réduit à luy baiser les pieds (au Pape), moy qui ne suis qu'un maraut au prix de vous, ay-je pas eu raison de croire qu'il eût fallu que je luy eusse baisé le derrière?»
D'OuviLLB, Contes, 166/k; édit. Jouaust, I, p. 61.
Le vice est tout leur entretien.
Et les plus grands moraux du monde
Se nomment les bonnestcs gens.
GoMBAULD, Epigr,, in-19, 1667, p. 67.
Aujourd'lmy, le monde est maraut.
La coquette ny le badaut
Ne lisent ny prose ny rime. - lo., ibid., p. 17/t; - Cf. lo., Und,, p. i5.
Ce n'éloit qu*un maraut; mais il a fait fortune; Puisqu'il a du douzain, il est demaroudé.
Tb. Cobn., Comtesse d'Orgueil, I, 3.
lia la tnaraude! Ha la ribaude!
Se mit-il alors à gueuller. - Richbb, Ovide bouffon, 1669, p. 619.
Piez-vous encore à des marauts de cochers, mères I fiez-vous-y.
SuBLiGNT, Lo Folle Querelle, 1668, II, 10.
Moratores out palantes. Tite-Live. C'est ce que nous appelons traineurs.
Ric, VI,p. 334.
* Une note de M. Paul Mesnard, dans sa savante édition, ajoute : «A la suite de traineurs, on peut lire, bien qu'ils soient effacés, les mot marauds de grande route.n