‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 27 sur 664 · MARCHAND · texte numérisé non relu

MARCHAND

Grains que je ne f assomme,

Mârmide! - Hautibochi, Bottrg, de quai,, II, 6.

Mus voyex ce maraud, de parier de la sorte I

— Maraud î sachez. Monsieur, que ce n^est point mon nom,

Et si Yons rignorei, je me nomme Strabon. - Rionabo, Démocr,, I, 6.

Vos laquab. . . disent qu^il y a trois jours quUis n*ont mangé. — Voilà de plaisants wèaraudê! Est-ce k udre k ces coquins-là de manger? Et que feront donc les maîtres?

Id., Dtvoree, U, 5; - Cf. Id., Sérénade, se. aS; - Folieê amour,, I, 5; -Joueur, III, 7.

Roi». Estienne traduit ce mot par êeêleetuê, noceru, impuru» (iBAg). En 1690, Monet diilingiie mturattd, rustaud (agrettU)^ de maraud, lourdaud (hebet), et de maraud, coquin, raimaiid (wêendieuê).

Marin, dans un article de la Gazette d'Vtrecht, s^étant plaint de ce que Beaumarchais rirait diffamé, bien qu^ii eût rempli cravec distinction» ses emplois, Beaumarchais lui TCpood : «Cette distinction de Marin me rappelle un propos que le Jacobin Aflinati, dans «o bouquin intitulé Le Monde eenê deaue deeeouê par ùt menéee du Diable, fait tenir à Dîeo, pariant au pécheur Adam : «rDe toutes mes créatures, vous seul avez forfait ;, maraud, que je vous distingue!» — Avancez, Marin.» - &* Mémoire, Paris, ■er, 10 fëvrio" 1777, in-4', p. 5^.

Marchand, dans le sens de vulgaire, bourgeois.

11 ne se peut rien de plus marchand que ce procédé.

Prie, rid., se. 4.

C^est de la rime de marchand, - Bouchkt, Seréet, édit. Roybct, V, p. i3A.

(Test reprit le plus marchand qui soit dans la rue Sainl-Dcnys, et la personne la plus bourgeoise que Paris ait jamais vu natlrc.

Ghaiipmisl£, La rue Saint-Denyt, se. 9.

U y a des esprits marchande qui méprisent tout ce qui n*a pas Tintérét pour but.

M"^ DU DiPFAND, citée par Noël et Carpenticr, Diction, étymol,

* Voir 1. 1, p. 975, Bourgeoii,

Richeiet (1680), citant la phrase de Molière, traduit : «Qui sent le bourgeois et la manière de marchand,it

Mabchand qui perd ne peut rire ; proverbe.

Marchand qui perd ne peut rire. - G. Dand,^ H» 7.

Marchand qui perd ne peut rire ; qui perd son bien , perd son sang.

Comte DE Cramail, Cnrnéd, dee Prov,, 1, 0.

Hélas I loin de railler au fort de mon martire,

Songe . . . — Que tout marchatid qui perd ne sçauroit rire.

Gilet de la Tessonrerie , Campagnard , Il , 1 .

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