POUSSEUR — POUVOIR
POUSSEUR, POUSSEUSE.
^Uli Héroïnes du temps, Mesdames les savantes, Pousseuses de tendresse et de beaux sentiments.
Éc. des Fem,y I, 5.
* Voir Pouiier let beaux teniimenU.
On trouve, dans les Poésie» de Scudéry, un sonnet intitulé : Le Pouueur de beaux ten- UmetUe,
Poussière : mordre la poussière.
Voir ci-dessus, p. 118, Mordre lapinutière.
Pouvoir, subst. masc. : i® Permission, droit.
Aussi ne viens-je pas ici comme Ciëante et sous apparence de sor amant, mais comme ami de son maître de musique, dont j'ai obtenu U potwoirde dire qu'il m'envoie à sa place. - Mal. imag., 11, 1.
Vous avez tout pouvoir de parier et d^écrire. - Despb.
Le voiià (Cranmer) tout ensemble luthérien, marié, cachant son mariage, Ar chevesque selon le Pontifical Romain, soumis au Pape dont en son cœur il abhor roit la puissance , disant la messe qu*il ne croyoit pas, et donnant pouvoir de la dirp
BossDBT, HiiU de$ Var., 9 in-/i^ 1688 ; I, p. 366.
â^ Pouvoir : faire son pouvoir , faire son possible.
182 Faites votre pouvoir et nous ferons le nôtre. - Dép. am.^ 1,3.
56o rûfaii mon pouvoir, Sire, et n^ai rien obtenu. - Gobh., Cid, II, 6.
Je vais, tout ce pas, y faire mon pouvoir, - Th. Gorn., Amour à la mode, II, 9.
79 Fuensaldagne /&»( son pouvoir Pour Taréter dans son devoir.
LoBiT, Muze histor,, 3 à novembre 1657.
Je feray mon pouvoir pour te joindre au plus tôt.
Hautibogbi, Le Deuil, se. 3.
3° Pouvoir : être en pouvoir de ... , pouvoir.
Hélas I suis'je en pouvoir de faire des résolutions? - VAv.y IV, 1.
D. Félix pourra bien Viétre pas en pouvoir de tirer nui avantage de la reconnoissance qu*on iuy doit.
M"' Di ScuBisr, Mathilde, 1667, p. 963; - Cf. Id., ibid., p. sSg et 319.
Quand est-ce qu^on présume le manquement de bonne volonté? — On le pré-
POUVOIR a&3
mine si le pécheur. . . refuse de demander pardon à cduy qu*il a offenaë , et de luy restituer sa réputation ou ses biens, estant en pouvoir d$ le faire.
BossuBT, Catêch. d$ Meaux, in-ia, 1687, p. 196.
La véritable grandeur. . . se relâche de ses avantages, toujours en pouvoir de les reprendre et de les faire valoir. - La Baur., I, p. 169.
Pouvoir, verbe; conjugué avec être quand il est suivi dun verbe employé cotnme réfléchi.
601 Je ne sais, pour causer de si grands changements, Ce qui s^est pu passer entre ces courts moments.
Dip. am.f II, &•
967 Et servante et valet, que je viens de trouver,
NWt jamais, de quelque air que je m'y sois pu prendre, Adouci leur rudesse à me vouloir entendre.
Éc.des Fem.y III, A.
1669 Tâchons de nous résoudre, et de nous contenter
Du seul fruit amoureux qui m'en est pu rester. — Ibid., V, 7.
938 Ciel! Un pareil débat i est-il pu voir encore?— Ampk.y II, 3.
* La même construction s^employait avec vouloir :
Je veux imiter mon përe, et tous ceux de ma race, qui ne eeeont jamais votdu marier. — Mar. forcé, se. 8.
1773 Pour tous les gens de bien j'ai de grandes tendresses, Et ne me suis voulu, Monsieur, charger des pièces Que pour vous obliger et vous faire plaisir. - Tart.^ V, 4.
PODVOIB : NK POUVOIR QUE ... NE . . .
Vous ne pouvez pas que vous rCayez raison. — UAv.j I, 5.
Aujourd'hui que, de Tamour d*un firère tous semMei passer à la haine de vousmême,. . , je ne puis que, pour Tintérét de la vertu,. . , je ne vouê supplie très humblement de trouver bon que je quitte la complaisance, pour me courroucer à votre douleur. - Màlh., IV, p. 196.
1191 Je nepuiê, cher ami, qu'avec toi je ne rie
Des subtiles raisons de sa poltronnerie. - Cobr., La Suiv,, lY, 5.
B84 Mais ce peu qn*il m*a dit ne peut qu^il ne m'irrite. - Id., Tt^ et Bérén,, m, h.
Je ne pouvoie que je ne me eouvinese d^un amant expiré.
M- DE M. (db MiKcé), CUobuUne, i658, p. 681'.
Je ne puis qu'en cette préface Je ne partage entre elle et vous Un peu de cet encens qu'on recueille au Parnasse.
La Fort., Ill, p. dag : Fahl., XII, aâ.