PRATIQUER — PRÉAMBULE
D faut leur donner des iavemcns d^abord, saigner ensuite, et puis purger. Si le mal dure, on recommence le tour. . . Voilà la pratiqué ordinaire. Molière on a fait de bonnes leçons au peuple. - Beza^çox, Médec, à la censure, 1677, p. 198.
Avec de si nouvelles récompenses, il falloit que Jesus-Ghrist proposast aussi de nouvelles idées de vertu, das pratiquée plus parfaites et plus épurées.
BossDBT, HieL univ,, in-h% 1681, p. a 83.
Que la Réforme est aveugle, qui, pour donner de Tborreur des pratiquée de TEglise, les appelle des idolâtries 1 - 1d. , Hiet, dee Var., 9 iii-6*, 1688; I, p. khh.
On me Tavoit bien dit, que ces femmes coquettes.
Pour faire réussir leurs pratiquée secrètes.
Des nouveaux débarqués s*iniormoient avec soin. - Rbgtiaid, Méneckmee, II, V
Pratiquer, agir sur. . .
17g II a tenté Lëoo, et ses fidèles trames
Des grands comme du peuple ont pratiqué les âmes.
D. Gare. y I, 2.
Au même temps, on pratique un brave, qui querelle Sainl-Geniez.
Tallbm. DBS Réiux, Hietor,, VI, p. i38. 58 En ce téméraire dessein
S^aquit, dit-on, à la sourdine
Quantité de gens de marine.
Les pratiqua, les caballa.
Avec or-sus, or-çâ, or-là. - Lobbt, Mute kietor,, 90 octobre 1661.
Préalable (Au).
Je ne prétends point qu'il se marie, qu au préalable il n'ait satisfait à la médecine. - Pourc. , II, 2.
i38 Il faut, au préaiahle.
Qu'on fasse une œuvre à Dieu fort agréable.
La Fo5T., V, p. 475 : Contée, IV, 9.
* nAu preallable, preallablement. Nous n*avons guères de plus mauvais mots en nostre langue. C'estoil Taversion d*un grand Prince, qui n'entendoit jamais dire Tun ou Tautre sans froncer le sourcil. 11 trouvoit qu'ils avoient quelque chose de monstrueux, en ce qu'ils estoient moitié latins et moitié françois, quoy qu'en toutes les langues il y ait beaucoup de mots ibridee (hybrides) qu'ils appellent, ou metife; et il estoit encore plus choqué de ce que allable entroit dans cette composition pour qui doit aller. . . il faut laisser ces. . . deux pour les notaires et pour la chicane.* - Yàugelas, édit. Chassang, II, p. 919.
Th. Corneille et T Académie française (Comment, eur Vaugelae) partagent l'avis de Yàugelas. - Id., II, p. 919-390.
Préambule , au singulier.
Voilà bien du préambule! - Mal. imag,^ III, 3.
Cest dom Pèdre. — Je viens ... — Parions sans fréombvie.
MoRTPLiuBT, Dupé de êoi-mémê, V, 9.
Et, sans vous ennuyer d^un trop long préambule.
Id., Trigaudm, II, 9; - Cf. Ambigu com,, 3' intenn., se. 16.
De tout ce préambule et de cette légende,
S'il m*en souvient d*un mot, je veux bien qu^on me pende.
RaGifÀRD , Légat, univ, , V, 7.
PRfaux (Un), précieuse (une).
De même que les véritables savants et les vrais braves ne se sont point encore avisés de s'offenser du Docteur de la Comédie et du Capitan,... aussi les véritables précieuses auroient tort de se piquer lorsqu'on joue les ridicules qui les imitent mal. — Prie» rid. , Préf.
i5&d Pestel une précieuse en diroit-elle plus? - Éc. des Fem., V, A.
Est-ce qu'il y a une personne qui soit plus véritablement qu'elle ce qu'on appelle Précieuse^ à prendre le mot dans sa plus mauvaise signification? - Crit. de VÉc. des Fem.y se. a.
Le bel assemblage que ce seroit, diUM précieuse et d'un turiupini
Ibid^y ibid.
On voit jeunes éventez
Si richement ajustez
Que souvent dans les ruelles
Beaux se picquent d*estre belles,
Qu*à la YiUe et qu*à la Cour
Bien souvent, en moins d'un jour.
Par troque facétieuse
Blondin deyieni précieuse. - BiéiinF, Lucain trmt,, 16 56, p. 88.
Celle-ci des Beaux-Arts follement curieuse De tout décide avec hauteur.
Et, critiquant le plus habile auteur.
Prend la forme de précieuH. - Pbbbault, GrtêeUdie,
Certaines petites pelées, . . . sous prétexte qu'on les a mises dans le Grand IMeliomutire de$ Précieuue, pour se momier d'elles par une fine ironie qn'dles n'ont pas l'écrit de connoistre, pensent qu il y va de leur honneur de maintenir Tempire de la préciosité ridicule. J'en sçay une qui est devenue tellement enflée de s'estre vue en ce dictionnaire, avec des louanges qu'on ne luy donnoit qne pour Tentester à la fidre devenir encore plus ridicule , qu'elle croid être la surintenoante des Mcieueee, et devoir régler tout ce qui les concerne, ^e a tant de vanité qu*^ appelle sa radie «le polissoir des écrits» , et tient que c'est chez die seulement qu'on lem* peut donner le beau tour. Ëlic aflecte de ne parier qu'en termes qui soyent de la façon, et veut que les autres s'en servent à l'exclusion de tous ceux qui ont esté inventez par les sectatrices de la Préciosité. Elle a substitué «irrisionji en la placé de (frisée» ; elle use fort du terme de tr pruderie» , et de celuy de «rridiculitéi» , et l'on m'a dit que depuis peu elle appelle le vitrage le «Transparent de la méaoa9\ ie Ht, le cr Domicile du sommeil et des songes» ; le miroir, le crFldelie Conseiller du visage», et les autres choses parades noms aussi saugrenus. — O la ridicule pré" deueel - Robihbt, Panégyr. de VEc. des Fem,, i66â ; édit. Gay, p. 97-^8.
Précieusn, vos maximes Détruisent tous nos plaisirs.
Et vous prenez pour des crimes Les moindres de nos désirs.
Rambouillet, et vous, d'Aumalle, Quoy 1 ne verrons-nous jamais Amour et vostre cabaile Faire un bon traité de paix?
Ain et Vaudev, de Cour, 1 665 ; I , p. 90.
C'est peut-être une précieu$e campagnarde . . . qui a diverti la compagnie par un langage et des contorsions ridicules. - Devisé, Dames vengées, II, 7.
&38 Mais qui vient sur ses pas? c'est une précieuêe. - Dbspk., Sat, X.
# Nous avons vu le mot précieuêe employé, dès i656, par Brébeuf, dans son Lueam traveety (Privil. du 3 décembre i655); en i656 aussi, Tabbé de Pure publie son roman intitulé la Pretxeute ou le Mystère des ruelles, avec privilège du i/î décembre i655; dès le début, p. 95 , il nous donne la date de naissance aes Précieuses : tr C'est un mot du temps, c'est un mot à la mode, qui a cours aujourd'hui comme autrefois celuy de Prude et, depuis, celuy de Feuillantine, Ainsi aujourd'huy on appelle les Pretieuses certaines personnes du beau sexe qui ont sceu se tirer du prix commun des autres. . . — Font-elles corps parmy elles ? demande Philonime. S'assemblent-elles en lieux et temps réglé ? Ontelles d'employ et d'objet fixe?»
A ces dernières questions nous trouvons une réponse dans le Procei des Pretieuses, de Somaize (1660} :
Toutes les Pretieuses
De se cacher sont curieuses ; Elles ne veulent du tout pas Qu'on connoisse rien à leur cas, Et ... les plus grandes d'entre elles Disent qu'elles ne sont pas telles. - Se. 9.
Il semble, à lire certains auteurs modernes, que les femmes auxquelles on donna le nom de précieuses formaient une sorte de confrérie fermée; c'est une idée fausse, dont la citation qui précède fait justice.
On appelait précieuses les femmes qui se distinguaient par la sévérité de leurs principes, la dignité de leur tenue, la recherche d'un langage épuré. Naturellement, c'est à la Cour qu'on les remarquait davantage , et l'on parla toujours d'elles avec le respect qu'elles méritaient, jusqu'au jour où ce titre fut ambitionné par les femmes de la bourgeoisie, qui apportèrent la recherche et la prétention là où les précieuses de la Cour avaient suivi la pente de leur esprit et subi inconsciemment Tinfluence d'un milieu instruit et éclairé. De là une distinction nécessaire : précieux et précieuses de Cour d'un côté, précieuses et précieux bourgeois de l'autre ; ceux-ci et celles-ci facilement ridicules aux yeux de la Cour et de Molière, son interprète.
Molière a pris grand soin d'établir cette distinction; autant il se montrait sévère et sans pitié pour ces pecques qui se faisaient un jeu de remanier la langue, autant il était em-
Sressé à introduire dans le langage courant les locutions nouvelles, les alliances nouvelles e mots, dues au progrès invincible de la langue et lancées par les personnages de la Cour même les moins prétentieux. C'est ce que nous démontrerons à l'article Précieux {SiyU).
Précieux : style prjîgieux.
# Le style que nous nommons aujourd'hui style précieux s'appelait, au xvii* sièle, avant Molière et de son temps, style affété; ni Corneille, ni Racine, ni Molière, n'y ont
échappé. Ce qu'on appelait alors le langage précieux, c'était le langage que mettaient en nsafe, sans y penser, les précieux et les précieuses de la Cour, et que cherchaient prétenheosement à lancer les précieux et précieuses de la bourgeoisie. Molière a contribué poissamment à faire entrer dans la langue les expressions eu usage chex les premiers, à ridicniiser les tentatives bruyantes des seconds.
Les idées que nous présentons ici seront mieux comprises si nous les éclairons par des exemples.
1* Style t^iti, aujourd'hui appelé précieux :
Ce qui constitue ce style , c'est — et on l'a dit avant nous — la recherche trop ingénieuse, l'afféterie trop mignarde, l'abus des épithètes, le désir de surprendre par des images imprévues on des métaphores longuement suivies ; les oppositions de mots prétentieuses -, l'absence de tout naturel dans t^expression trop subtile des sentiments les plus simples, raffinés et nuancés à l'infini; un badinage élégant peut-être, comme le dit Despréaux en parlant de Voiture, mais souvent déplacé et surtout trop prolongé. Toutefois, qaeb que tuscent les défauts de ce style, il n'employait que les mots de la langue usuelle , prétendre à la renouveler et à l'enrichir plus ou moins utilement.
En voici des exemples :
Cest l'heure fatale de la mort de mes espérances; l'amour et la discrétion contestant le gouvernement de ma vie m'avoient armé le cœur de désir et de crainte; les armes de l'un estoient approuvées de mon repos, cdles de l'autre justifiées de ma raison : laquelle prononce la sentence de mon œil , et me donne ce qui reste de ma liberté pour fau% mon voyage.
NsavuB, Amourê de FUoftdre et de Marieée, i6oa, p. 9^ et 10*.
Flandre . . . s'aidoit tousjours du vent de ses artifices pour souffler les voiles de ses infidélités. - Id., ibid,, p. 17* et f]^.
Flobuhdb. Voilà des discours bien esloignes de mes intentions, qui n'avoient pour but ce que vous me proposes, me jugeant indigne de ce bonheur, lequel ne m'est offert que pour me destoumer la cognoissance de ce que je désinns sçavoir, dont je ne veux plus faire d'inquisition, puisqu'y sçaves si gentiment donner le change. — Ltdiar. Ce sont tant d'attraits agréables dont les lis de voslre visage sont parei qui, sans change, vous donnent ce change, et qui le rendent encore plus diangeant aux accès de ma passion , de laquelle je soupire les accens sous l'espoir de vostre miséricorde.
Dis EscuTKAux, Amourt de Lydian et de Floriande, i6o5, p. 11* et is^
Cette appréhension, touchant Té me de Floriande, fait nager en un désolé fleuve de pleurs le soleil de ses beaux yeux, desquels (seule en sa chambre) elle distHle tant de larmes, que la pitié mesme en eust esté affligée.
Id., ibid.^ p. 90* et 9o\
n eust esté impossible de l'attraper, si le chasseur rusé ne luy eust dressé le piège de la tromperie dans le bocage de la saincteté.
Cbapilain, Trad. de Guzm, d*Alfar,, i63o ; ID, p. «71.
Mes amours s'entre-croisent l'un l'autre par leur meslange, et s'entre^iresBent par leur quantité ; mais ce n'est pas pourtant un seid tisserand qui a remué la navette de mon coeur, et qui Ta fait passer d*un bout à l'autre au travers de la trame de mes passions. - Sorbl, Polyandre, i648;I,p. 697 (Parclei d'un fou amoureux).
Tout de bon, je vous assure que, quand on ne vous voit pas, on se feroit pendre pour un double. . . Vous ne sçavez pas ce que c'est que ce mal. Mademoiselle, vous qui n'avez jamais esté sans vous, et qui n'avez pas éprouvé la douleur de la plus aimable personne du monde. - Voitobi, édit. 1681, p. sa8.
395 Son bras ne dompte point de peuples ni de lieux Dont il ne rende hommage au pouvoir de mes yeux ; Et de la même main dont il quitte Tëpée , Fumante encor du sang des amis de Pompée , n trace des soupirs, et d'un style plaintif Dans son champ de victoire, il se dit mon captif. Oui, tout victorieux il m*écrit de Pharsale; Et si sa diligence à ses feux est égale, Ou plutôt si la mer ne s^oppose à ses feux. . . - Gobn., Pompée, II, 1.
Cruel Amour I . . . Où jamais jusques à moy as-tu pris plaisir de conserver (on feu dans les cendres d'une iniidelie ?
Segbais, Nouv.Jranç,, i656; 5* Nouv., p. 186.
319 Vaincu, chargé de fers, de regrets consumé,
Brûlé de plus de feux que je n'en allumai. . . - Ric, Androm,, I, A.
358 Aux cendres d'un époux doit-elle enfin sa flamme. - Id., ibid,, 1, à.
1 89 Madame , il vous souvient que mon cœur en ces lieux
Reçut le premier trait qui partit de vos yeux. — Id., Bérénice, I, A.
1/117 ^^^ y^^^ ^^^ ^^ dompter ce rebelle courage ,
Et ses premiers soupirs sont votre heureux ouvrage. - Phèdre, V, 3.
1/119 On s*en défend d'abord; mais de Pair qu'on s'y prend, On fait connottre assez que notre cœur se rend, Qu'à nos vœux par honneur notre bouche s'oppose . . .
TarUy IV, 5.
i3o3 Et moi, de mon côte, je ne m'oppose pas,
Madame, à ces hontes qu'ont pour lui vos appas. . .
Mais si, par un hymen qui les joindroit tous deux,
Vous étiez hors d'état de recevoir ses vœux.
Tous les miens tenteroient la faveur éclatante
Qu'avec tant de bonté votre âme lui présente :
Heureux si, quand son cœur s'y pourra dérober.
Elle pouvoit sur moi. Madame, retomber. - Mtsanih., IV, 1.
Hé quoi? charmante Élise, vous devenez mélancolique après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi?. . . Vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre?. . . Hé! que pouvez-vous craindre. Élise?. . . — Plus que tout, Valère, le changement de votre cœur et cette froideur criminelle dont ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop ardents d'une innocente amour. — ... Ne me cherches point des crimes dans les injustes craintes d'une fâcheuse prévoyance. Ne m'assassinez point, je vous prie, par les sensibles coups d'un soupçon outrageux. . . — Mon cœur, pour sa défense, a tout votre mérite, appuyé du secours d'une reconnoissance où le Ciel m'engage envers vous. . . - UAv.y I, 1.
187 Vos attraits m'avoient pris, et mes tendres soupirs Vous ont assez prouvé l'ardeur de mei désirs ;
Mon cœur vous consacroit une flamme immortelle ;
Mais vos yeux n'ont pas cru leur conquête assez belle I
J'ai soufiert sous leur joug cent mépris difi^érents;
Ils régnoient sur mon âme en superbes tyrans,
Et je me suis cherché, lassé de tant de peines,
Des vainqueurs plus humains et de moins rudes chaînes.
Fem, sav.f I, 3.
Tous ees passages pouraieiit alors paraître affëtés, mignards, galants avec aflectalion, m d'un badinage plus ou moins acceptable ; nous leur reprochons aujourd'hui d*étre écrits on style jfréeieux; dans aucune cependant on ne relèvera un seul des termes recueillis dans le DîeUoiimitrs des PréliêUêe$ ou la Clef du langage du ruêlie», de Somaixe.
9* Style ordinaire du temps traduit en style nouveau dit précieux :
Je crains la coonoissance des gens qui n*ont pas va le monde.
Cet homme^i n'est pas enjoné.
Je sais bien ce ({ne je venx dire, mais je ne pais m'expliqaer comme je vondrois.
Ec^iqiier ses pensées avec énergie.
Cette personne n*est pas si genereose qa*e]le ptrolt
Goèter les plaisirs comme il faut
Décrire les mouvements d*nn cœur.
Cet homme ne parie point en conversatioo.
Cette personne parie trop en compagnie.
Paner nne heure k quelque chose.
Je serois mal conseillé de me présenter sur il carrière et de vouloir estre vostre rival de r^Nitation.
Ètn deux de concert pour raffler nne per-
lODDe.
Les secrets de conséquence se gardent aisédwdL
La firayeor a saisi toute rassemblée.
Tetra Tertu tous empêche de vous ébranler À la vue des troubles.
Qui Toit Daphné la connolt.
Je crains fort de m*encanaifler.
Marquise db Maoit.
Cet honune-là est de ces gens de bon sens qui ne divertissent guères. - La CALpaiatei.
Je sçay bien ce que je veux dire , mais le mot me manque.
Revestir ses pensées d*expressions nobles et vigoureuses.
Cette personne n*a que le masque de la générosité. - Dumas, EtUnt,
Mitonner les plaisirs.
Faire Tanatomie d*un ccsur.
M"* DB ScuD^T, ÂrUanine, X, p. 56i.
Cet homme laisse mourir la conversation.
La CALPaBRàDB.
Cette personne tyrannise la conversation.
Dépenser une heure i quelque chose.
Je serois mal conseillé de me présenter sur la carrière , et de vouloir iSûre assaut de réputation avec vous. - Balsac.
Rire d*intdligenced*un autre arec quelqu'un.
M"* BB ScooiaT.
Les gros secrets se gardent aisément - Id.
La frayeur a couru dans toute l'assemblée.
Con,, Œdipe,
Vous voyes les troubles du haut de votre vertu. — Ba^Biirr.
Daj^uié a toute son âme dans ses yeux.
Évidemment , toutes les phrases données ici comme précimuee sont préférables aux autres t elles ont un tour plus vif et non moins français. Qui donc, a*il n^était averti par Somaize , dont le Diction, ciâs PréUeueee nous les a fournies, irait y cherdier la cause de la guerre n vivement conduite par Molière contre les Précieueee ridicuUe ?
Voici d'autres phrases, d'autres locutions signalées comme nouvdles, c'est-à-dire comme précieuses « non plus par Somalie ^ mais par le P. Boubours, par Bary, par Sorel,
et qui appartenaient au langage de la Cour; personne n*a contribué, autant que Molière, à les propager.
3* Locutions précieutei propagées par Molière :
Précieuses ridicules :
La Grange. A dire vrai, , . — Une manière de bel-esprit. — Il «spique de. . . — Se. i.
GoRGiBus. Les affaires iront-elles bien? — Se. a.
GoRGiBus. C'est /aire en honnêtes gens. - Se. 6.
La Grangr. Vous donner dans la vue. - Se. i5.
GoRGiBus. Je viens d'apprendre de belles affaires. - Se. 1 6.
GoRGiBus. Pernicieux amusements. — Se. 17.
École des Maris :