III. s
lamaaMs ■atmama.
23o Je confesse monfoible. . .
s&f) Son cœur, qui vous estime, est solide et sincère, Et ce choix plus conforme étoit mieux votre affaire.
991 II m'écoute; et dans tout, il en use, ma foi. . .
336 Je n'ai jamais ouï de vers si bien tournés.
/i&o Vous voilà sur les bras une fâcheuse affaire.
Dans r Avare (i*' acte, se. 1 et 2) :
Vous repentez-vous de cet engagement . . .
P. 53 (Coll. des Gr. Écriv.).
A vous dire le vrai. . . - P. 53-56.
Vemportemenl d'un père . . .
Je ne suis pas sûre qu'on entre dans mes sentiments. - P. 56.
Vous savez que, sur ce chapitre. . . - Ihid.
Donner dans leurs maximes. . . - P. 57.
Les plus fins toujours sont de grandes dupes ... — Ibid.
On ne peut pas ménager l'un et l'autre. - Ibid.
Pour m^oworir à vous d'un secret. - P. 58.
Nous ne devons point engager notre foi. — Ibid.
Si je vous oware mon cœur. - P. 69.
Finissons auparavant votre affaire. - Ibid.
Elle se prend d'un air le plus charmant du monde. . . - P. 60.
Avoir moyen de porter des habits raisonnables. - P. 61.
Si vos affaires sont semblables aux miennes ... - Ibid.
Dans les Femmes savantes :
60 Henriette. . . . Son foible se resserre.
79 Henriette. . . . Bien vous en prend.
i3i Clitandrb. Dans aucun embarras un tel pas ne me jette.
173 Henriette. . . . Prenez soin à^appuyer votre amour.
3i3 Un esprit qui, flattant les visions du leur. . . - Cf . vers 3 a 5.
fkbk Clitandrb. Cette mtr^pûilû^ de bonne opinion.
26/li Clitandrb. De quel air il falloit que fût fait le poète. . .
3&7 Chrtsale. . . . Nous donnions chez les Dames romaines.
&09 Ghitsalb. (Je) Hetu son alliance à singulier honneur.
&19 Ghrtsilb. Je réponds de ma femme, et prends sur moi Vicaire. io5/i Henriette. Les doctes entretiens ne sont point mon affaire. 19 16 Clitandre. De ces détachements je ne connois point Tart 1&85 Henriette. Que par cent beaux talents vous devriez me plaire.
1539 Henriette A vous le trancher net.
17&3 Henriette. Pai vu que mon hymen ajustoit vos affaires.
Noos aurions jm mddpiier beaucoup nos citations, en les empruntant aux rôles de Philamînte, de Béiise, d^Armande ou de Trissotin et, en générai, à toutes les pièces de .Volière. Celles-ci suffiront pour nous justifier d^appliquer à Molière les lignes suivantes ({ue Sorel écrivait au sujet de M"' de Scudéry : L^auteur trayant ramilié et la frequen- Ution de (pianlité de dames de la Cour et de la Ville, des plus spirituelles, et qui prenoient plaisir comme lui à enrichir nostre langue, U emjdoyoit dans ses ouvrages les mots dont mes se servoient quelquefois dans leurs conversations, et nous ne doutons point ({ne des hommes de sçavoir et de mérite n*y pussent avoir quelque part.»
h* Coomient Somaixe a formé son Dictionnaire de locutions et de mots précieux :
F. Ogier, répondant au P. Goulu, qui avait démembré les phrases de Balnc pour y trouver du ridicule, a dévoilé du même coup le procédé de Somalie, qui n'est autre que cdm du P. Goulu :
tQudle locution, dit Ogier, ne deriendra vicieuse, si on oste les clauses qui sont devant et après, avec lesquelles elle est plustôt incorporée qu'attachée, et dont elle ne se peat pas moins passer pour se conserver en son entier, que le bras ne peut se passer de Tépaule, ou la jambe de la cuisse? Qui commandera à son valet d'atlumer le so(it7 ds la miet dei nutuoais jours au lieu de luy commander à^allumer du feu 7. . . Sans doute il ne dira rien qui vaille, parce que ces formes de s*expliquer figurées veulent être prévenues et suivies d'autres paroles antécédentes qui les adoucissent et les insinuent dans Te^rit des hommes avec de la dextérité et de Tartifice.»
F. Ogier, ApoLpour M. de Balzac, édit i663, p. i43.
Somaixe a procédé comme le P. Goulu, et nous Talions démontrer, en donnant les locutions relevées par lui, et mettant en regard les textes d'où il les a tirées :
Tint as SoHÀixB. (Édit de la bibl. elxév.) Tixn dis adtidis.
Un aathaor intéressé: un regnUtier de gloire. U étoit venu des exporteurs et des regraê-
I, p. 97. tien de glnre, tels qoo les Noafgermains et
les Raogoases , qai en avoient vendu de falsifiée. FuiRiiai, Noue. aUég,, 1668, s* édit, p. 67.
Mes ehevenx ne sont ny blonds ny roox , Je donnerai le premier coup de pinceau à
luats ils participent de Tan et de Fautre : mee mes eheveox , qui ne sont ny blonds ny roux , ^enxioiud'un blond Hardy. - I, p. 63. mais qui participent de Tan et de Tautre :
cela i'ttppelle oulgnrement un bhnd doré on wi blond ktâ^y.
M** 01 Li GaHH>oniiai, portrait, dans la Galerie dee portreiU, édit de Barthélémy, p. 376.
L^emboopoiot unit le teint et en augmente la bUnchear : Vêmbot^nt fournit tmfond de bUuic 9t de poU, - I , p. 9&.
Entrer dans les sentiments d*ane personne : étn pénétré dêê êentmentt d'une perêonnê,
I«p. iSg.
fies saecez irregnliers ne démentent point les conjectures de cet homme : cet homme cet intrépiie à Vune et à Vautre fortune.
I, p. lui.
Klle afoit cette taOUe kûuie, droiie, muée, remplie d^embonpoint , sur des os menus et bien formés, fm' nefoieoitque relever sa bonne mine, eifiumir à eon teint vif et vermeil un ton de bline et de pobf.
La comtesse ]>*E8CHI , GmL dee Portraits g p. io5.
Elle eiUre tMement danelee eentimentede eet amie, qu'elle en eet pénétrée etê'tf conforma entièremanL - Marquis de Souidis, ibid., p. iSg.
n aOoit toujours tout droit à la ▼erité, rt voyoit ei nettement la euUe dee chaeu en leur première diepoiition, que let euccez (les événements) lee plue irr^ptUere ne dementoient pwU lee conjecturée qu*U en avdt/aitee.
Balzac, OEwrr. £e., Paris, Quinet, i664, p. 95.
Il est facile de voir combien la iradurlion de Somaize est peu d^arcord avec le texte. Voici d^tutres contresens : Montreuil dit à une femme dont il redoute la beauté :
Une laide : une heUe à faire peur.
Les soins, les complaisances, les soupirs, les désirs et les emportements : lee meublée d'aaumr, - I , p. 63.
J*irois plutôt voir une laide I A quoy bon exposer mon cœur A quelque malheur sans remède f Vous êtes &eUs à faire peur.
MoirraïuiL, OEuvr., t666,p. 689.
Soleil , flambeaux , attraits , appas , IMeurs, desespoirs, tourments, trépas.
Tout ce petit meuble de bouche Dont un amoureux s*escarmouche,
GoRR. , X , p. sa6 : Foée. die.
De ces exemples , que nous pourrions multiplier, ressort la mauvaise foi ou tout au moins le partipris de Fauteur du Dictionnaire dee Mcieueee,
PrÉCIPUT, terme de droit.
io6o . . Pour le préciptU, il les regarde ensemble.
Ec. des Fem.y IV, 2.
* Le préciput est la partie prélevée dans un partage en faveur d\ine personne. En partage noble , Tainé a toujours le principal fief ou manoir pour son préciput ; le préciput prélevé, le partage des autres biens se fait entre tous les héritiers, y compris Talné.
1Â5 Par préciput à notre belle on laisse
Le jeune fils, le pasteur à Tabbesse. - La Fort., V, p. A as : Cemies , VIII , 7.
Vous vous moquez , Monsieur. — Et dans lui Ton renomme
La franchise du coeur qu^il a par préciput. - Rbonabd, Mén«dtm$$, V, à,
«Il faut dire dévolu sans T, quoique ce mot vienne de davolutum ; il faut dire au contraire préciput avec un T, quoique ce mot vienne de prmcipuum. Cesi ainsi qu^on parle présentement.» - M^agi, Obeerv,, 167a I, p. 5i-5a.