PRÊTE-JEAN — PRÉTENDRE
Maintenant que les bouffons sont congédiés ou prêu à Tétre.
J.-J. RoussBAu , LbUt. 9ur la Mm
3»e Les grammairiens Vaugelas, Bouhours, Ândry de Boisr^ard, Leven dt n'ont, dans aucune note, étâ>li de distinction entre prèi de, .. ei prêt à. Cette est posée dans ia première édition du Diction, de l'Acad, franc» (169&), qui traduction différente de «il estpr^ de partir» et de tril est prêt à partir» , sanc formuler une règle, que nous trouvons enfin, en 1706, dans la Gram, franc Regnier-Desmarais, publiée par Tordre de FÂcadémie :
trIl ne sera pas hors de propos de parler icy d'une faute que des gens, qui p d'ailleurs, font quelquefois, en confondant pr^, préposition, avec le nom aoj qui signiGe préparé, disposé. Véritablement il n'arrive à personne de les confoi un nom ; mais il n'en est pas de même devant un verbe : assez de gens confo exemple , prè$ de partir et pre$t à partir ; prè$ de mourir et preet à mourir, e1 indifféremment de ces deux sortes d'expressions dans un mesme sens. Gepend de l'une est fort différent de celuy de l'autre ; car prèi dé partir et prit dt disent de celuy qui est sur le point de partir, qui n'a presque plus qu'un momc et preêt à partir, pmt à mourir, se disent de celuy qui est disposé à partir, q paré et résolu à la mort. . . Ce qui fait qu'on les confond, c'est qu'il arrive s les sens de ces deux éuonciations sont presque les mesmes; parce qu'on suppo rement que cduy qui est sur le point de faire quelque chose, par exemple, c est en mesme temps disposé et résolu.»
RBGinBi-DBSMÂtAis, Grom, fronç,, 1706, p. 5
Prête-Jean.
Il est informe de tout ce qui se passe dans le conseil Sen Prête-Jean. - Escarb., se. 1.
:(( Pour Molière et ses contemporains, le Prêtre-Jean ou plutôt PrêteJean, pereur d'Abyssinie ou Grand Négus. Pour Furetière, son nom vient de ce qu'il et que le nom de Jean signifiait Roi dans la langue du paj-s : c'est donc le Pré Pour nous y le Prête-Jean est tout simplement Jean le Nègre, du mot portugais
Prétendre.
1^ Prétendre quelqu'un et a quelqu'un.
i&o C'est inutilement qu'il prétend Donc Ehire. — D. Garc.y I
kkh Et par de prompts transports donne un signe ^latant De Testime qu il fait de celle qui! prétend. - Fdch.y H, t
ihglx G est de ne plus souffrir qu'Alceste vous prétende. - MRsan 9&3 Ces deux Nymphes, Myrtil, à la fois te prétendent. - Mé\
Il faut songer. . . à cesser toutes vos poursuites auprès d" sonne que je prétends pour moi. - UAv.^ IV, 3.
Ti^ Prétendrs quoique choêê se trouve partout ; prétendre quelqu'un ne se tn que dans Molière ; cependant Th. Corneille dit :
Je ne vouê pritene point par une trahison. - Feint Aetrol, , V, 5.