‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 304 sur 664 · PRÉTENDU — PRÉVENIR · texte numérisé non relu

PRÉTENDU — PRÉVENIR

1679 Mon fils, flonoez à vous. Gardei-vdiu de préUndrê

Que de tant aeimemis vous puiuiez vous défendre. - Rac, Mithr,, V, 5.

Prétendu : époux prétendu, etc., futur époux, etc.

Cet époux prétendu doit aujourd'hui régaler sa maltresse d'une promenade en mer. -- D. Juan, 1,9.

8/i3 L'autre ici fera place au vainqueur prétendu. - Misanth., III, i.

Ouais I mon fils baise la main de sa prétendue belle-mëre, et sa prétendue belle-mëre ne s'en défend pas fort. - VAv.^ IV, 9.

Votre prétendu gendre a été constitué mon malade. — Pourc^ II, 9.

Mon Dieu, notre beau-përe/n-^fem/u, ne vous fatiguez point tant.

/6îa.,U, 6.

Je marie ma fille, et voilà qu'on lui amène son prétendu mari.

Mal. imag.y II, &.

De ^ce, dites-moi, mon prétendu beau-père. . . — Vous pourriez supprimer ce mot de prétendu.

Th. Coaif., D. Bertr. de Cig., V, 9.

Mon gendre prétendu me parolt bien sauvage. - Rigrard, MénechmeM, UI, 9.

* Noos faisons une différence aujourd'hui entre le mort prétendu et le prétendu mari.

Prêter le collet.

* Voir t. I, p. /i 93, Collet : prêter le collet,

PaâTER LA MAIN OU LES MAINS, prêter sou aide.

* Voir ci-dessus , p. 9 1 Main : donner ou prêter la main.

Prêter espoir a . . .

843 S'il faut qu'à ce dessein U prête quelque espoir, - Tart.^ III, 1.

Prévenir, donner des pr(^ventions favorables ou non.

Son mari n'est pas au logis; et puis, ce n'est pas lui qu'elle a le plus à ménager, c'est son père et sa mère; et pourvu qu'ils soient prévenus, tout le reste n'est point à craindre. - G. Dand,, II, &.

Je vais prendre mon temps pour affermir dans son erreur l'esprit de la Princesse, pour la mieux prévenir encore par le rapport que je lui ferai voir adroitement des paroles de Vénus avec les prédictions des figures célestes que je lui dis que j'ai jetées. - Am, magnif,, IV, 3.

874 PRÉVENIR — PRÉVETITION

Il y en a (des gens) qoi ont le goùi incertain; d^autres êoiU toojoitn jprémmt; iia sont esclaves de leurs goûts. - Li RocHtr., I, p. 3o5.

63o Mais ne 8*offre-t-il rien à votre souvenir

Qui contre vous. Madame, ait pu lepréffenirT - Rac, Bér,, 11, 5.

Ça, voyons si je suis bien ou mai prévenu.

MoRTrutoBT, Damé médêcm, III, s.

Les peuples, déjà prevemu par leurs conducteurs spirituels, écoutent avidement la nouvelle hérésie.

RossoBT, Hitt. dê$ Far., 9 in-4*, i688; I, p. 435; - Cf. Id., ibid,, p. 377.

Deux choses toutes contraires boub prévieimefU également, l'habitude et la nouveauté. - La RauT., Il, p. 7/1.

Piii?BifiR, devancer.

65 Tâchez d'en être des plus proches,

En y gagnant le terrain pas à pas; Et si des assiégeants le prévenant amas

En bouche toutes les approches . . . , etc. - Bemere. au Rai.

♦ Peut-être Molière veut^-il dire Tamas des assiégeants qui vous ont précédé, devancé.

Que ne m'épargnes-tu la peine de te jeter sur ce discours? — Vous ne m'en donnez pas le temps, et vous avez des soins ià-dessus qu'il est difficile Ae prévenir. — Mal. imag., I, &.

Pour ne point repeter ce que j*ay dit, ni prévenir ce que j*ay à dire dans la suite. . . RossuBT, Avert. aux Proteet., ïn~U% 1689-1691 ; V, S 16, p. 387 ; Cf. Id., Hiit. de$ Var., a in-A*, 1688; I, p. ^96.

^ Peut-être prévenant se rattache-t-il au même sens dans les vers obscurs du Remerciemeni au Roi, que nous venons de citer.

PRléVENTION, préjugé, parti pris, idée préconçue.

N'allons point détruire sottement les heureuses préventions d'une erreur qui donne du pain à tant de personnes. - Am. mid.^ m, 1.

3 Je pourrois fonder ce prologue Sur gens ae tous états : tout est prévention.

La Fort., H, p. 178 : FM., VII, i5.

On peut dire ses sentiments sans prévention et sans opiniâtreté.

Là Rochbf., I, p. 191.

i5i3 Grâce aux préventiom de son esprit jaloux. - Ric, Brit, » V, 1.

Dans quelque prévention où Ton puisse être de ce qui doit suivre la mort, c*est une chose bien sérieuse que de mourir. - La Banr., Il, p. lâo.

Je vous assure que c? mariage me fera autant de plaisir qu*à vous ; mais n*apprehendez-vous point la prévention de Mademoiselle vostre fille pour Damon?

De ViRDiBR, FtaUêur» 1696; U, 1.

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