‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 325 sur 664 · PROUESSE — PROVISION · texte numérisé non relu

PROUESSE — PROVISION

Il faut nécewaîrement que j*en reçoive (de votre écrilure) peu ou jmm.

Sir., VU, p. 395.

* Joach. Perion donne de prou une étymologie bien imprévue : «rVelim mihi exponas cui îd cpod mvhum Latini dicunt, nos jprxm, in hoc, exempli causa, prou de parenU $1 mu ^amu, roulti parentes sive propinqui, panci amici, soliti râmus dîcere. . . Est autem DOC verbum nostrum ortum a greco ; moXù enim multum, ab illis didtur, in quo vocabolo â L in B mutes, et inter « et o fivKpèp p interjicias, atque v ut u proferas, jprou nostrum videbis.» - Joach. Pbbioich De Img. galL orig, lib, IV; Paris, Seb. Nivelle, i55A, p. thli\

wProu, C'est un vieux mot françois pour dire aeeez, dont plusieurs usent encore en parlant; ma» il ne vant rien à écrire.» - Vauoblis, édit. Ghassang, II, p. 665.

Prouesse, haut fait, preuve de vaillance; vaillance.

1996 Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses, Se retranchant toujours sur leurs sages prùue$$es.

Éc. des Fm. , IV, 8.

Je n*ay pas fait grande proueeee En venant chercner Vostre Altesse Jusqu^au fond du rivage noir.

SciBBOH, Virg. trav.t 1705; II, p. 175; Cf. Id., CdW., 1700; 1, p. 161.

83 Un faux brave à vanter sa proueeee frivole.

Dbspb., SoL XI; - Cf. lo., Lutrm, V, vers 991.

Qu'il sera beau pour nous d'imiter leurs proueeeêe I

MoRTTLiuBT, Coméi, poke, UI, 7.

L'usage a préféré. . . grande» actione kproueuee, - La Bbqt., U, p. 91 3.

S'il falloit par hasard d'un coup de main habile

Soustraire, escamoter sans brmt un testament,. . .

Peut-être je pourrois, par quelque coup d'adresse,

Exercer mon talent et montrer ma proueeee. - Rbobabo, Légai. mito., IV, 1.

♦ ff Proueeee. Ce mot est vieux et n'entre plus dans le beau style qu'en raillerie, comme, par exemple, si je dis : sa vanité est msupportable ; U ne eeeee de parler de eee froueeeee ; ou : je n'aynte point lee gène qui ee vantent toujoure de leure proueeeêe. Car alors, comme on mesprlse la vanité et l'humeur de ces gens-lè, ce mot, estant dit par mépris et par raillerie, se trouve employé de bonne grâce en ce sujet, tant s'en faut que cduy qui en usera puisse être repris. Mais si j'escrivois sérieusement que plueieure grande hommee mU célébré lee proueeeêe d^ Alexandre, je me servirois mai à propos de ce mot , qui, n'estant phis en usage, ne peut estre employé que de la façon que je riens de dire.» - Vauoblab, édit Ghassaiiff, U, p. laS.

Dans ses OUerv. sur Vaugelas, l'Académie l'approuve : ft Proueeee ne peut s'employer qu'en mauvaise part, ou par plaisanterie. On peut dire, dans le discours familier, voue mezfaà là une belle proueeee, pour marquer que l'on condamne celuy qui se vante de (pieique action qui ne luy sçauroit apporter de gloire.» - Id., ibid.

Provision : en avoir sa provision.

Ma foi, son cœur en a Mpnmtion^ et. . . - Prmc. iEl,^ IV, &.

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