QUANT-Â-MOI — QUARTAINE (FIÈVRE
* On a dit d*abord, en mettant sa peraonne en avant, quatU à moi, je. . . De 1& Texpression : tenir son quant à moi.
A 7 Qua$U à moi, je dispute avant que je m^engage;
Mais quand je l'ai promis, j'aime éternellement. - Malb., I, i36.
J*ay beau faire du quant-à-moy.
Si me trouvay-je en grand émoy.
ScÂRRON, (Èuvr., Paris, David, 1700; I, p. 359. - Cf. Id., ibid, p. I, 3a5; - Virg, trav,, 1708; I, p. 109, 170, 363.
55 II fait si fort du quant à moy
Qu'il ne voit ny Reine ny Roy. - Lobbt, Mme histor,, 3o juillet i65i.
97 Mais surtout le cheval du Roy
Fit tout À fait du quant à moy, - Id., ibid,, 95 mars i656.
Uhomme , qui fait des quant-à-moy,
Ny la bonne femme de foy,
N'ont point de place en leur boutique.
SAiirT-ÀMAiiT, ÙEumr,, bibl. elzév., II, p. k\%,
Phœbë , tenant du quant-hr-moy,
La tance et veut savoir pourquoy
Elle avoit ses lunes bizarres. - Righer, Ovide bouffon, 1669, p. i85.
Voyez comme en silence il tient son quant-à-moy.
Th. Corn., D. Céi. d'Aval., V, h.
893 Un chef doit autrement tenir son quant-ànnoy.
La Font., VII, p. 63 : L'Eun., III, 5.
Quand nous avons quelque différend , ma sœur et moi , si je fais la froide et Tindifférente, elle me recherche; si elle se tient sur son quant-à-moi , je vas au-devant.
b., VIII, p. 160 :P»yché, Il ^njàElomire (Molière). Mais à parler sans artifice.
Je croirois avecque justice Devoir tenir mon quant^à-moy Si j'estois comme vous le premier fou du Roy.
Le Boulanger de Gbaldssat, ÉlonUrehypocondn, 1670; I, 3.
* Vaugelas se plaint des imprimeurs et des copistes de son temps qui écrivaient quand à moi, avec un d. Dans ses Obierv, sur Vaugelas, TÂcadémie française assure que «tous les imprimeurs et même les copistes un peu intelligents impriment et escrivent quant à moi avec un tu. Ainsi, ajoute-t-elle , «rTusage est présentement conforme à la raison, quant venant ici du latin quantumn, - Vaugelas, édit. Ghassang, I, p. 199-193.
ffM. de Vaugelas, dit Ménage, permet de dire : quant à luy, quant à noui, quant à vout, mais il ne veut pas qu'on dise quant à moi, à cause de cette façon de parler proverbiale : ffil se met sur son quant à moiv. Je suis en cela plus sévère que M. de Vaugelas, car je condamne aussi bien quant à nous, quant à votu et quant à lui que quant à moi. Toutes ces façons de parler ont vieilli et ne sont plus du bel usage, quoique Bertaud et Malherbe les ayent employées. n - Ménage, Ohtert,, 1679; I, p. 93o.
Nous n'avons pas trouvé dans Vaugelas le passage cité par Ménage.
H y auroit à gagner. . . de dire trde moi?) , au lieu de trpour moi» , ou de quant à moi. - La Brut., II, p. 919.
QUARTAINE : FIEVRE QUARTAINE, fièvre quarte.
* Voir t. II, p. 375, Fièvre quartaine.