‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 334 sur 664 · QUARTIER · texte numérisé non relu

QUARTIER

Giiton I — Point de quartier. — Quoi I tu fais le sévère 7

Th. Gobh., Amùur à la mode, IV, 7.

Puis appelia les trois Furies , Qui sont trois méchantes voiries,. . .

Ne donnant jamais de quartier.

RiGHBi, Ovide houjfmy 166s, p. 45i.

Trois cavaliers vinrent à moi, me criant : quartier î - La Rochif., II, p. 196.

Il demanda quartier au comte de Gramont, qui Taccabloit de plaisanteries.

Ric. , V, p. 80 : Notée kietor.

Gravez autre part vos malices . . .

Mais je vous demande qtuirtier Pour mou maistre et pour ma maistresse.

Bbftssbradb, Œuvr., 3 in-is, 1697; ^« P- *9^-

Le corps le plus adroit et Tesprit le plus sage.

Fût-il avec cela riche comme un banquier,

S*il me parloit d^amour, n^auroit point de quartiei\

QiiHACLT, Lee RioaUe, II, 1.

Lb Ghbvalibb. Ces trois fameux bouffons. . .

(Grot'GuUlaume, Gautier Garguille et Turlupin) Ces tnns fameux bouffons triomphoient par leur prose. Et rinnocent plaisir dont ils charmoient les cœurs Les faisoit adorer de tous les spectateurs. Élohibb. Parbleu, Tadvis me plaist, j*en veux faire de mesme. Et je vais tout chastrer, jusqu'à «tarte à la cresmei». Pour ces rolles transis, les prenne qui voudra : Je feray désormais tout ce qu'on résoudra. Florihont. Nous ferons donc pleurer, et puis tu feras rire. Élohirb. J'accepte le party. — Flobihont. Mais garde-toy d'écrire Rien de sale et d'impie , et qui choque les moeurs : Autrement, sans quartier 1

Lb B0ULÀR6BR DB GHiLussAT, Élomire (Molière) hypocondre; au h* acte, Divorce com., se. A.

Monsieur Le Blanc de moi n'aura pas grand quartier,

MoRTPLBURT, FUle capitaine, II, 3.

Jugez-moi sans quartier, et point de complaisance. - Id., Criep.gentUh., IV, 1.

Ah ! quartier, a-t-il dit, voulez-vous que je meure?

Id., Mari tane femme, IV, 6; - Cf. Coméd. pake, I, 7.

Allons, Madame, allons; plus de raisonnement.

— Bon, bon, point de quartier; voilà comme il faut être.

Poisson, Fem. coq., V, 10.

Ahl marauds, vous fuyez I Non, point de quartier, tuel

Reonaid, Fol. am., III, 10.

Tu te rends, Marquis, tu fléchis; tu demandes quartier.

Id., Crit. du Légat, univ., se. h.

Et dans un combat singulier Je force à demander quartier Quelque brave que ce puisse être. - Id., Souhaite, se. h.

Encor si quelquefois mou indulgente veine

A quelque foible endroit vouloit faire quartier.

Je pourrois aisément, comme l'abbé Gontier,

Fatiguer de mes vers et la Cour et la ville. - Id. , Éptt. à l'abbé Beniitogîio.

QUASI iS7

* Fnreiière explique Temploi pardcidier da mot quartier dans ce sens : tCette façon de pilier, dit-il, vient de ce que les Hollandob et lee EmagnolB ëtoient autrefoÎB cravemu que II rançon d'un officier ou d'un soldat se payeroit a*un muarUer (d*un trimestre) de » paye; de sorte que, quand on ne vouloit point les recevoir a rançon, c*étoit qn*on rm- »it tes offres d*un quartier de leurs gi^ges.» - Puamàai, Dietiam,, 1690.

Quasi, presque.

938 Figurez-vous donc que Tëlèbe, Madame 9 est de ce cAté :

C'est une ville, en vérité, Aussi grande juoii que Thèbe. - Amph.yl^ 1.

Car vous sauret que rhume mortiflb^ Depuis huit jours quan me désespère.

Sciaaoïf , OEftmr., Paris, David, 1700; I, p. 4ia.

Il n'y a quati personne qui n^ait de Tingratitude pour les grandes obligations.

Li RocBip., 1, p. i53.

On devine quati la beauté qu'il (Racine) a voulu faire en cet endroit {ê^Anirpmoque). — D accord, Madame, on devine quai lors qu'on a autant d'esprit que vous en avez; mais cela n'empescbe pas que ce ne soit un gatimathias.

SuiLiainr, Fatists Qu^dU, 1668, 111, p. 6.

AnaiuQui. Mais ce qui m'a piquée et qui me pique au vif, Cest de voir que le nls . . . je ne dis pas d'un juif, Quoyque juif et fripier soit quati mesme chose. C'est, dis-je, qu'un tel fat (Molière) nous censure et nous glose.

Li BouLAHoia Di Ghâlqssit, Éhmir$ (Molière) htfpocondr§; au h* acte. Divorce eom,, se 1.

93o Il part, marche à courbette ,

Plus fort que ne vouloit un quati Phaéton.

La Fort.^ Vn, p. 996 : Ragotin, I, 10.

Je me doutois quati que vous auriei prévenu ma prière. - Siv., I, p. hZh»

Ni la valeur de ce Prince , ni ses qualités berniques ne sont quati pas des exemples pour vous, tant dles ont été élevées au-dessus de vous.

BouBDALOUB , Or.futi, de Lomt de Bourbon, prince de Condi, — Tel est le texte donné par Andry de Boisregard; dans Tédition des CEwaret de Bourdaloue, Lyon, Guyot, 1891, t. XIQ, p. AaS, quati a été remplacé {Mr preeque.

* Vaugclas s'est occupé de ce petit mot, et après lui Patru, Ménage, Th. Goraeffle, ^Académie firançaise, Andry de Boisregard, etc.

f Quati. Ce mot est bas, dit Vaugelas, et nos meilleurs escrivains n'en usent que rarement. Ils disent d'ordinaire pretque. Ce n'est pas que quati, en certains endroits, ne se poiase dire, mesme avec quelque grâce, comme quand on dit : il n'arrive quati jamais ^e. . . Quelques uns qui ont le goust tres-delicat trouvent qu'en cet exemple prtêque n'y ^ent pas si bien que quati.rt - Vacobus, édit. Ghassang, I , p. 89.

vCe mot n'est point bas à mon avis, répond Th. Corneille; mais il est vray qu'on dit plos souvent pretque que quati, qui ne laisse pas pour cela d'estre tres-firançois, et il n'en faut faire nul scrupule dans les ouvrages d'haleine, et surtout dans les discours ora-

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