‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 335 sur 664 · QUATRE — QUE · texte numérisé non relu

QUATRE — QUE

loires où souvent on en a ^and besoin. U y a des matières de palais ou de droit qai ne souflrent point ie mot de pretque au lieu de quati; par exemple : trraction quati scrviff tianei) ; qui dirait : ffpreêque servitianen , ne parlerait pas françois.D - ViccBLis, I , p. 83.

Ménage praclame bien baut qu^il est pour M. de Vaugeias contra M. de La Motbe Le Vayer et contra Dupleix. - MiiiiGE, Observ,, 167a ; I, p. 370 ; - Cf. La Mothb Le Vatkr, Paris, Billainc, 1669, L X, p. /tg/t-ZigS.

Tb. Corneille prétend qu* «ril n'y a presque plus personne qui puisse souffrir quaii dans le beau langage». - Vaugelas, édil. Giassang, I, p. 89.

L* Académie française est plus conciliante : trLe mot quasi ne doit point estra qualifié de bas ; cependant peu de personnes s*en servent présentemenL — Cette pbrase : il n'arrive presque jamais que ... a paru préférable à : il n'arrive quasi jamais que . . . , où M. de Vaugeias trauve de la grâce, n - Ibid., ibid,

Andry de Boisragard défend le mot : ce U y a des gens qui en veulent à ce mot ; mais il ne laisse pas d'estre bon; nos meilleurs auteurs s'en servent. d Et comme prauve, il cite de nombreux exemples de Voiture, Saint-Évramont , Fontenelle. - A. de B., Réfl. sur f usage prés, de la langue franc. , 169a, p. 516-617.

Quatre : diable à quatre.

3tc Voir t. I, p. 76, Diable à quatre.

Que : I. Que, pronom.

1° Que, pron.y ayant pour antécédent le pronom vague ce.

109 Mais, à ce que je vois, je m'étois fort trompée. - Dép. am., I, 5.

Ah! coquines que vous êtes, vous nous mettez dans de beaux draps blancs, à ce que je vois. - Prie, rid., se. 16.

6g6 A d'austères devoirs le rang de femme engage, Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends, Pour être libertine et prendre du bon temps.

Ec. des Fem., III, 2.

399 Ton nom étoit Sosie, à ce que tu disois. - Amph.^ 1,2.

* Le plus souvent, Molière supprime à ce, et laisse seulement que, qu^il pourrait aussi bien supprimer, et qu'il semble employer comme conjonction, puisqu'il ramplar« parl'ois que par comme en des cas analogues.

1077 Vous n'avez pas été sans doute la première.

Et vous ne serez pas, que je crois, la dernière. - Dép.am.y 111,9.

1 087 Vous devez, que je croi.

En savoir un peu plus de nouvelles que moi. - Ibùl.y ibid.

G19 Monsieur, vous me voyez en ces lieux de retour, Brûlant des mêmes feux, et mon ardente amour

Verra, comme je crois, la promesse accomplie

Qui me donna Tespoir de Thymen de Celle.

— Monsieur, que je revois en ces lieux de retour,

Brûlant des mêmes feux, et dont Tardente amour

Verra, que vous croyez, la promesse accomplie

Qui vous donna Tespoir de Thymen de Célie,

Très humble serviteur à votre Seigneurie. - Sgan.y se. a 3.

1096 Madame, il fait pitië. Jamais cœur, que je pense.

Par un plus vif remords n'expia son offense. - D. Gare., IV, 1.

109 Outre qu il est assez ennuyeux, que je croi. D'avoir toute sa vie une béte avec soi.

Éc. des Fem., I, 1; - Cf. lUdt., vers laS; I, 9, vers 199; V, 4, vers i53o.

1686 Mon frère, que je crois, sera de mon avis. — Ibid.^ V, 7.

3i 1 Parbleu, vous êtes fou, mon frère, que je croi.

Tart.y I, 5; - Cf. tWrf., IV, 4, vers i368.

iklii II n*est point de destin plus cruel, que je sache. - Amph., III, i.

2° Que, pron. relatif sans antécédent.

1695 Voilà, voilà que c'est de ne voir pas Jeannette. - L^Ét.^ IV, 6. * Voir la deuxième partie de rarticle précédent, et t I, p. 3&6, e$ sa^nmé.

3° Que, pron.^ quoi, quelle chose.

1309 ^^ lorsque tout le monde encor ne sait quen croire.

Ce cœur impatient lui rend toute sa gloire. — Dép, am., IV, 9.

606 II faut suer sans cesse à chercher que lui dire. - Miaanth,^ II, &.

160& Je ne sais plus que croire ni que dire. — AmpL, III, U,

Ix"^ Que, pron, : sans négation^ quelque chose; avec une néga^ tiony rien, nulle chose.

839 Beaucoup d'honnêtes gens en pourroient bien que dire.

Éc, des Fem. y III, 3.

Vous êtes un sot de venir vous fourrer où vous n'avez que faire.

Mid. malgré /m, I, 9.

Vous n'avez rien à me commander. — D'accord. — Je n'ai que faire de votre aide. - Ibid. , ibid.

1/186 Je vois bien que j'ai tort, mais je n'y puis que faire.

Fem. sao. , V, 1 .

5® Que, pour où représentant leqael, laquelle, etc., avec une préposition.

a 10 L'argent dans une bourse entre agréablement; Mais le terme venu que nous devons le rendre, C*est lors que les douleurs commencent à nous prendre.

UÉt., I, 5.

♦ Cest-à-dire : ie terme où, . ., le terme auquel...

563 LasI en Tëtat qu'il est, comment vous contenter? - Ibid.y II, 3.

* G*e8t-à-dire : Tétat où, dam lequd...^ et ainsi des autres exemples.

i6&5 A Theure que je parle, un jeune Égyptien,

Qui nest pas noir pourtant, et sent assez son bien, Arrive accompagné d'une vieille fort hâve. - Ibid., IV, 7.

i685 D'abord il a si bien chargé sur les recors. . . ,

Qu'à l'heure que je parie ils sont encore en fuite. - Ibid.y V, 1.

389 Je la regarde en femme, aux termes ^'elle en est

Éc. des Fem.y II, 1.

Je regarde les choses du cdté qu'on me les montre, et ne les tourne point pour y chercher ce qu'il ne faut pas voir.

Crit. de VÉc. des Fem.y se. 3.

L'on a su vous prendre par l'endroit seul que vous êtes prenable, je veux dire par le respect des choses saintes. - Tort., i*' placet au Roi-

Nous voilà au temps, m'a-t-il dit, que']e dois partir pour l'armée.

Fourb. de Scap., Il, 5.

6"* Que, pron., iponv dont.

1777 De rhumeur ^ je sais la chère Marinette,

L'hymen ne ferme pas la porte à la fleurette. - Dép. am., V, 8.

1619 On s'en défend d'abord; mais de l'air qu'on s'y prend.

On fait connottre assez que notre cœur se rend. - TaW., IV, 5.

De la façon qu'elle a parlé, tout ce qu'elle en a fait a été sans dessein. - Sicii, se. i5.

Est-il possible, notre gendre,. . . qu'il ny ait pas moyen de vous instruire de la manière qu il faut vivre parmi les personnes de qualité? - G. Dand., I, 4.

Que : II. Que, conjonction.

1° Que, conj., inutile et exprimé.

30& Par mon chef, c'est un siècle étrange que le nôtre! - UEt., i, 5.

869 Que puiflsiez-Yous avoir toutes choses prospères I

Dip. am.f m, &.

Cest un ambigu de prëcieuse et de coquette çue leur personne.

Prie, rid.9 se. 1.

9 5 Hél çue M la colère une fois me transporte.

Je vous ferai chanter hélas I de belle sorte. . . - Sgan.^ se. 1.

* Cette forme, qm traduit le latin quod ti, est très fréquente ta zfi* siècle et m zfu*.

179 Chansons que tout celai - Ée. des Mar,^ I, 9.

633 Voilà qui ne vaut rien. — Ohl çue pardonnez-moi I

iWa.,11, 7.

kka (Test aimer froidement jue n'être pas jaloux. - FàcL^ II, &•

i683 Le pauvre homme I Allons vite en dresser un écrit,

Et que puisse Tenvie en crever de dépit I - Tort. y III, 7.

Monsieur, voilà votre marchand, M. Dimanche, qui demande à vous parler. — Boni voilà ce qu'il nous faut, jfti'un compliment de créancier. - D. Juan^ IV, 9.

71 & Ce sont charmes pour moi que ce qui part de vous.

Fem. «av., III, 1.

* G*e8t-à-dire : chansotu tout cda ! — N*étre pas jaUnuc, ffeêi amer JrMimmU, etc.

C'est un bon impertinent que votre Molière. - Md. imag.y III, 3.

3"^ Que, canj.y utile et supprimé.

939 Je ne saurois manger. — Si fait bien moi, j> meure!

Votre dlué pourtant seroit prêt tout à l'heure. — Sgan., se. 7.

399 Ahl que vois-je? Je meure^

Il n'est plus question de portrait à cette heure. - lUd.^ se. i&.

* (Test-à-dire : que je meure I sorte de juron.

Que : III. Que, emplois divers.

1® Que : ce que c'est que, ou ce que c'est.

3io Moi? Voyez ce que c^est que du monde aujourd'hui. - UÉu^ I, 7.

Traiter comme cela un marquis I Voilà ce que e^est que du monde I

Préc. rid., se. 16.

* Molière a, plos tard, sopprimé le second que; on le trouve rétabli dans 1 173/i.

Voilà ce que c^est de s'amuser {que de s'amuser).

Impr. de Vers.^ s(

trMon gentilhomme N Voilà ce que cest (que) de se mettre e sonne de qualité. - Bourg, gent.f U, 5.

Voilà ce que c'est d'étudier {que d'étudier). - Ibid,^ III, 3.

2° Que : être que de ... , être à la place de . • .

Si î'étois que de vous, je lui acheterois, dès aujourd'hui, un garniture de diamants. - Am. méd,, I, 1.

Si j'étois que de vous, je fuirois les procès. - Fourb. de Scap.,

1 189 Je ne souffrirois point, si j'étois que de vous,

Que jamais d'Henriette il pût être l'époux. - Fem. sav, , I\

Si jitois que des médecins, je me vengerois de son impertinei

Mal, itnag., III t¥ Dans Le Tartufe, Molière a supprimé le que:

35 Mais enGn, si jétois de mon (ils, son époux.

Je vous pricrois bien fort de n'entrer point chez nous.

Tart. , 1

3"* Que, saus que.

898 Et ce bien, par la fraude entré dans ma maison. N'en sera point tiré, que dans cette sortie Il n'entraîne du mien la meilleure partie. - Dép. am.y II]

Vous ne les faites point (ces dépenses) que vous ne vous i modicz. - Bourg, gent., III, 1 5.

978 Mais vous nuirez pas loin que je ne vous rejoigne. - Corn., CUl, 111, S

6*^ Que, afin que. . . , avec une négation.

i5&6 Passe, mon cher ami, crois-moi :

Que quelqu'un ici ne t'écoule. - Amph., III, 2.

Sors vite, que je ne t'assomme. —VAv.y I, 3.

Voici notre Demoiselle : allez vite, qu\l ne nous voye ensemb

Pfmrc.y III

5"* Que, car. . . , comme en espagnol que . . . Où est-elle, ({oe je ne la vois point? - Bourg, genL, Ul, 5.

% £n espagnol : ^ En donde esta, que no la veo?

6® Que. . ., sinon, autre chose que.

919 Mais quoi? que feras-tu, que de Teau toute claire?

L'Eu, m, 1.

Ont-elles répondu que oui et non à tout ce que nous avons pu leur dire? - Préc. rtd.^ se. 1.

Où trouver. Sire, une protection, jfu'au lieu où je la viens chercher? Et qui puis-je solliciter, contre Tautorité de la puissance qui m'accable, que la source de la puissance et de Tautorité, que le juste dispensateur des ordres absolus, que le souverain juge et le maître de toutes choses?

TarUy 3* placet.

Je m'en remets à vous, et je vous crois trop raisonnable pour vouloir exiger de moi que ce qui peut m'étre permis par Thonneur et la bienséance. - UAv. , IV, 1 .

On lui a pris aujourd'hui son argent, et il n'est pas que vous ne sachiez quelques nouvelles de cette affaire. — Ibid.y V, a.

Descendons-nous tous deux que de bonne bourgeoisie?

Bourg, gent.j 111, tii.

i399 II entend raillerie autant qu'homme de France; Et de bien d'autres traits ii s'est senti piquer. Sans que jamais sa gloire ait fait {autre chose) que s'en moquer.

Fem. eav.j IV, 3.

i3i8 Hélas I et qu^ai-je fait quê de trop vous aimer? - Rac, Bérén., V, 5.

7"* QoE, alors que, quand.

11 83 Son cœur de ce qu'il sent n'est pas bien sidr lui-même; Il aime quelquefois sans qu'il le sache bien. Et croit aimer aussi parfois ju'il n'en est rien.

Mieanlk.j IV, 1.

1893 De semblables erreurs, quelque jour qu'on leur donne

Touchent des endroits délicats, Et la raison bien souvent les pardonne. Que l'honneur et l'amour ne les pardonnent pas.

Ampk.y m, 7.

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