‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 339 sur 664 · QUELQUE · texte numérisé non relu

QUELQUE

Quelque, emploi poiticulier devant un adjectif.

673 Tu te vas emporter d'un courroux sans égal.

— Moi, Monsieur? Quelque sot! La colère fait mal. - L'/si., Il, G.

* G^est-à-dire : qutlque êot i'emporterait.

1617 Tu devois donc, pour toi, frapper plus doucement.

— Quelque sotl Trufaldin lorgnoit exactement.- Ibid., IV, (>.

3te G*e8t-à-dire : quelque »ot aurait frappé,

9i6 Et tu Tas de pied ferme attendu? — Quelque sotl J'ai jeté tout par terre et couru comme quatre.

Princ. d^El.y I, 2.

¥ GW-à-dire : quelque $ot aurait attendu, et ainsi des autres ciemplcs.

Prends bien garde comme je vais me percer le cœur. — Se riant de Tirets, — Je suis votre serviteur : quelque niais.

Ibid.y 4" intemi., se. a.

Non, ce n'est pas cela. — Eh! quelque sot! Je vous vois venir.

G. Dand,, II, 5.

Donne-moi donc cela. — Oui, quelque sot! - Ëscarb., se. 3.

Çà , aue chacun prenne son foudre.

— Quelque sot , repart un matois ; Si vous voulez brûler vos doigts,

A vous permis - Richbr, Ovide bouffon, 1663 , p. 3o.

Accordez-moy donc pour salaire

Voire fille avec son douaire ;

Gar sans argent , à quelqtte sot I

Pour moy, j*en dis du mirlirot. - 1d., Und., p. àgS.

Quelqtœ sot I sur mon âme , on ne me surprend point.

BouRSiULT, Portrait du Peintre, se. a.

La main. — Oui, quelque niais, si je vais vous la Icndre.

La Thdillbiib, Criep, précepteur, nc. i(>.

Oh ! quelque sot, ma foi I Donnant, donnant; autrement, point d'affaire.

Baron, Coquette, I, ta.

Songe seulement

A déplaire effroyablement.

— Qudque sotl - Poisson, Ije Zig-Zag, se. '^.

Voilà justement la peinture

D'une potence en mignature . . .

Quelque sot s'iroit faire pendre. - 1d. , ibid. , ibid.

Ou vouloit r'avoir les nippes qu'on m'avoit vendues deux liards. Quelque tôt !

Rekkard et DLPRé>Y, Foire Samt-Germam, 1, (i.

Je n'y allois pas pour me faire tuer. Quelque niais I - Rkgaird, Fille» err,, 1, 9.

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