‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 350 sur 664 · QUOLIBET · texte numérisé non relu

QUOLIBET

Quand on n'eetime pas beaucoup quelque chose, on dit qu*eiie nW pas boone à jeter aux chiens. Vostre mérite et vostre neauté vous mettent anniessiis de ce 9110- Ub0t, qui n'a pas esté fait pour des chiens de votre sorte.

ScARBOH, Œuvr., I, p. 365-a66; - Cf. Virg. trao,, I, p. 317.

Ycy Lucas et Babet,

Apres maint gay quolibel

Dit devant une taverne ,

Pour s'espouser dans i'Arverne

Se fiancent au gibet - Saint-Amart, Œuvr., bibl. eiiév., 11, p. hb'j.

Son véritable portrait (de Gupidon). . . ne laisse pas de ressembler parfaitement, et. . . je puis excuser ma mauvaise rhétorique par le quoUbet ordinaire, et dire qu'il ne luy manque que la parole. -Sarasir, Œuvr., a in-&*, i656; I, p. 160-161.

Toy qui n'es rien qu'une soubrete ,

Et mal polie et mal adreie,

Parie colibeU et rébus. - BaieBOP, Ihét. div,, in-Â% i658, p. 870.

379 Mais ne parions plus de gibets;

Ce sont de tristes quoUbeU. - Loan, Muze hUtor,, 13 juin 1660.

•j3 Pour, dans les belles compagnies.

Dire de tendres quolibeU Aux Manons, Fauchons et Babets. - lo., ibid,, 18 février 1663.

Puis cette troupe, à haute voix,

Luy donne de beaux noms de guerre ,

L^appellc le casseur de verre,

Hume-piot, rince-gaudet.

Grand a valeur de muscadet.

Grand faiseur de tope et de masse ,

Gobloteur et vuideur de tasse ,

Franc roteur et faiseur de pets.

Et mille autres beaux qttolibeU. - Richbb, Ovide bouffon, 1663, p. SSa.^

3 à Goûter comme Irons mots les quolibet» frivoles. - Dbspb., Sat, \U.

C'est un quolibet que je déguise. Il seroit pourtant à souhaiter que tous les quo — /t6etf fussent aussi beaux que celui-là. - Ric, VI, p. /^oo : Lettr.

Mais dites , pensez-vous que des extravagances , De méchants quolibetn outrés d'impertinences,. . . Soient propres à charmer une aimable personne?

MoNTPLBUBT, Cri$p. geiUilk., IV, 3.

Est-ce un si doux plaisir, cruel persécuteur. Que d'entendre chanter injure i son honneur. N'entendre pour tous vers qu'une prose affamée Pleine de quolibets et pauvrement rimée?

Id., Procèê de la Femme juge et partie, se. 3.

Force mechans quolibets se mirent en campagne, on beut des sautez, on par9<^ de trocqs de chevaux et de chiens. - Ara$pe et Simandre, 1673 ; I, p. 69.

11 lui fait part. . . de ses quolibets et de ses historiettes. » La Bbdt., II, p. 5^'

i(f Par les exemples que nous avons donnés, on voit que le quolibet était un bon mot, un jeu de mots, ou une simple turlupinade.

Le P. Bouhours a consacré un long chapitre aux «r proverbes et quolibetsyi dans bcs Rem. nouv, sur la long, franc. - Voir 3' édit., 1683, p. 563-576.

Ménage, dans ses Observ., 1676, t. Il, p. 437-44o, reprend et critique le P. Bouhours.

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