‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 352 sur 664 · RABAT — RABATTRE · texte numérisé non relu

RABAT — RABATTRE

li U0U8 habille autrcmenl que nous ne sommes; il allonge nos cheveux, il a[^iaiiilil nos rabatif apetisse nos pourpoints. . . - Zélinde, i663, se. lo, p. 66.

Rocolel luy demanda encore s'il vouloit un livre d'hisloire, de philosophie ou do quelque autre science. Belastre luy respondil qu'il ne s'en souaoit pas, et qu'il vouloil seulement qu'il luy vcndist un livre. Mais encore, insista le marchand, afin ([ue je vous en donne un qui puisse vous estre plus utile, dites-moy à quoy vous vous en voulez servir. Belastre luy respondit brusquement : «r C'est à mettre eu presse mes rabatt.'n - Fdrbti&bb, Roman bourg., p. 36a.

* On remarquera que le Roman bourgeoû, où Belastre prépare, comme on le voit, la sortie de Ghrysale, est de 1666; les Femmeê tavanUê sont de 1673.

to8 Son rabat jadis blanc et sa perruque antique. - Despr., SaL 111.

J'étois pour lors, je croy, le plus propre de France, El je puis dire aussi que j'avois fait dépense, Car ma terre en sauta; j'étois sur le bon hout. Mais le maudit rabat me coûta plus que tout. J'en voulus avoir un de ces points de Venise. La peste I la méchante et chère marchandise I En mettant ce rabat, je mis (c'est être fou) Trcnic-deux bons arpens de vignoble à mon cou.

P0188OR, Baron de la Croûte, ^. a.

11 fréquentoit aussi au logis un petit blondiu à rabat ... — Doucement. Cet homme à rabat estoit-il de la grande ou de la petite espèce? — Mais son rabat etoit de quatre doigts plus court que celuy d'un conseiller.

REGNiBD et DorniiiY, Baguette de Vulcain, se. 3.

En 1611, Cotgrave a bien parlé d'un r(d>at de manteau ; mais il entend par là un capuchon. Le premier dictionnaire où nous trouvions le mot rabeU dans le sens qu'on lui donnoit au temps de Molière est le Parallèle de Monet (1630) : v rabat, rotonde, colleL de chemise, plat et rond.7)

Kichelet (1680): f( Rabat ou colet. L'un et l'autre se dit, mais rabat est plus en usage que colet. T)

frLe rabat est la plus difficile et la plus importante des pièces de l'ajustement; c'est la première marque à laquelle on reconnoist si un homme est bien mis.» - FuiSTiàBB, Rom . bofirg., bibl. elzév., p. 73.

ffLa Flandre, sur toutes les provinces de l'Europe, est la mieux fournie pour se fai des rabat» des mieux goderonnés. t) — Hist, miraculeuêe et admirable de la Comtene éT^^ Uornoc, Jlamaiule, étranglée par le diable danê la ville d'Anvers pour u* avoir trouvé rabat bien godronné, le lô' avril tStO, - Lyon, Pailly, 1616 (dans les Var. hietor. et li de la bibl. elzév., 1, p. ]63).

Rabattre, abaisser.

s37 L'office de bouffon a des prérogatives;

Mais souvent on rahat nos libres tentatives. - Princ. fTEL, 1,

3167 Rabats de cet esprit l'essor tumultueux. - Corr., Imitât,, liv. IV.

3 08 Le débordement des rivières.

Contraire à leurs marches guerrières,

Les metanl presque au breluquet ,

A bien rabattu leur caquet. - Loret, Muze hittor., 18 août i663.

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