‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 366 sur 664 · RÉCIDIVE — RÉCIT · texte numérisé non relu

RÉCIDIVE — RÉCIT

Qui vous flaltoit amant, vous rechigné mari.

Th. Gobr., D. Bertr. de Cig., I, i.

Ma fille, à Don César votre main est promise; Donnez-ia, j*y consens. — Mais sans en redùgMr,

Id., D. Céi, d'Aval,, V, 7.

* Le mot est dans la langue depuis la plus haute antiquité, comme le prouvent les très nombreux exemples du dictionnaire de Godefroy. Au xi* siècle. Foulques IV fut surnommé U Reehin (ou le rechigné) k cause de sa maussaderie et de sa dureté. Le mot vient-il, comme le prétend Ménage, d'un dérivé de rixaf Vient-il du breton, comme le prétend Huet, à tort selon nous? Vient-il de l'allemand ? Aucune des étymologies proposées ne parait acceptable. Le Diction, frAat. de Rob. Esiienne (iSSg) donne rvcAtnar; redit, de iSàg et toutes celles de Nicot (1673, 1606, 1618, i6s5) donnent rtchmer et rechigner. En 1680, Richeiet écrit : nrechigner, prononcez rechimén.

Page 1