RÉFLÉCHIR
987 Ses attraits réfléchis brillent dans vos pareilles. . . - 7arf., III, 3.
* C'est-à-dire : ses attraits brillent, réfléchis dans vos pareilles.
i80 RÉFLEXION
Leurs yeux brillans par Tesdat des flambeaux ou'ib faiaoient réJUdûr, avoiets. plus de force que tout ce qu'il y avoit là de pierreries.
SoRiL, Pùlyandrt, 1, p. 691.
Le bonheur où je tends doit réfléchir sur vous. - Qoiraolt, Les RvmiUm, V, 1.
:|c Le mot réJUchir est note ipourJUchir une iectmdêfoU dans lous les dictionnaires jusqu' ^ Golgrave, qui lui donne son sens propre artud de io reflect, répercuter, réverbérer. Qoai^ au sens figuré : «penser mûrement», il est tout nouveau dans la langue, et Boasuet n< en fournit un des premiers exemples dans son Traité de la comunMêanee de Dieu et de »ol mène (167a) : nKtfUeliiry c*est recevoir, au-dessus des mouvements corpords, et aa-d( même des sensations, une lumière qui nous rend capables de chercher la vérité josqim dans sa source.» Et encore voit-on que Bossuet s'efforce de rattacher le sens figuré ft.i sens propre.
Avant Bossuet, cependant, La Fontaine avait déjà dit :
69 ... Quand la béte penseroit , La béte ne réjléehiroit Sur Tobjet m sur la pensée.
La Fort., II, p. 663 : FabL W , Diec. à M^ de U SabUin.
En 1676, le P. Bouhours condanmait Temploi du mot dans un sens figuré : vBeiucoup de gens font réfléchir nculrc et disent : c est un homme qm ne réfléchit point, . . Ce n'est pas parler fort purement : il faut dire : c'eât un homme qui ne fait point de r^exùm . . . Tous nos bons auteurs, et toutes les personnes qui parient bien, disent toujours yàtrt réflexion,» - Bouhours, Rem, nouv,, 3* édit., 168a, p. 170.
Cependant Furetière, en 1690, et TAcadémie, en 1696, consacrent cette acception.
Malgré ces autorités, en 1718 «le Diction, néolog. à l'usage des beaux-eeprite du tiMf, par Guyot-Desfontaines, reprenait Temploi de ce mot dans deux exemples tirés du Spectateur français , et, encore en 1770 , le Diction, des richesses de la lang.fr'emç,^ par AUets, te signalait comme nouveau , en citant un exemple tiré de Tabbé Coyer.
RÉFLEXION, ICI, action réflexe.
Attachez un peu sur ces gants la réjkxim de votre odorat.
Préc. rid.y se. 9.
le Somaize a emprunté cette phrase à Molière, et la traduit : tr Sentes un peu ces gants-là. V - Gr, Diction, des Prétieuses, v* Sentir,
Voir Réfléchir,
Ces sortes de satires tombent directement sur les mœurs, et ne frappent les personnes que par réflexion,
Crit, de VÉc. dei Fem. , se. 6.
Pour ce qui est des tr enfants par loreille?), ils ne sont plaisants que par réjlexion à Arnolphe. - Ibtd, , ibid,
La reflexion des lumières sur ce bronze en fait sortir un jour tout extraordinaire.
CoRH. , t. Y, p. 38o : Décoration du 6' acte éPAndromède.
ilËFUS — RÉGAL iSl
Si quelque éclat en mm semble ici radieux.
C'est par r^Uxûm du soleil de tos yeux. - Ta. Goaa., Birg. 9Xtra9., 111, 6.
K La Fontaine a employé plusieurs fois le mot réJUxùm dans le sens de jmiuét Êpitrofondiê , comme il a pris r^échir pour pemer mûrement, — Voir R^UMr,
Refus : faire refus , refuser.
i i33 Et dans un tel retour, je te vis la trompr Jusqu'à /om refus de prendre au lit la place Que les lois de Thymen t'obligent d'occuper. - Am/Â.^ 11, 3.
Je viens d'apprendre là-bas. . . qu'on a fait refus de pi*endre le remède que j'avois prescrit. - Mal. imag.y III, 5.
t Voir t. U, p. Saâ , Faire, incorporé avec esrtaùu mole,
KefuSER , avec un nom de personne pour complément.
Voulez- vous que je r^use un homme de cette condition-là?
Bourg, gent.f UI, &.
Coton Jut une fois refoié de la préture. - Miui., 2Vtu{. do Sén.
a 1 7 Qui peut mieux Texcrccr eu est bien le plus digne.
— £n être refueé n'en est pas un bon signe. - GoaH., Le Cid, I, 3.
667 La rejueerei-voui , celte noble victime? - Rac, Théb., III, 3.
'^KGAL et RÉGALE, présent; fête, festin, divertissement.
53 Non, non, il n'est point d'âme un peu bien située Qui veuille d'une estime ainsi prostituée ; Et la plus glorieuse a des régaù peu cbers Des qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers.
MisanA.^ I, 1.
. "^ Desprëanx, ainsi que le rappelle M. Paul Mesnard, citait ce rers comme un exemple ^ jorgem qm se rencontre quelquefois dans Molière : «M. Despréaux, ajoute Broasette, '^ ^ dit qu^ aYoit TOidu Fouvent obliger Mdière a corriger ces sortes de négligences, mais 2^]^ Molière ne pouvoit jamais se râoudre à changer ce qu^il avdt ikit.» — Le peu de .^^|w que Molière pouvait donner à ces compositions ne lui laissait guère, en effet, le ^**^ps ae les remamer.
638 Mais quoi? partir ainsi d'une façon brutale,
Sans me dire un seul mot de douceur pour rigole!
Amph.j I, 6.
Je suis obligé, Frosine, de donner à souper au seigneur Anselme; et je serai bien aise qu'elle soit du rigah. — UAv.^ U, 5.
unuautia MVMMfc».