REGARDS
Je ne regarde rien , quand il faut servir un ami.
Bùurg, géra, y III, 6.
i5d Et dont sans regarder service ni famille. . . - Coem., D, Sanehê, I, 3.
i390 Un véritable Roi n^est ni mari ni père;
D regarde son trône, et rien de plus. Régnei. - Id., iVioom., IV, 3.
65 Joconde d^une part regardait Tamitié
D'un Roi puissant, et d'ailleurs fort aimable*
Là Port., IV, p. s3 : Contet, I, i.
s65 Et rhonneur dans ce choix ne fut point regardé, - Dbpr. , Sol. X.
1 io3 Cest ce trouble fatal qui vous ferme les yeux,
Qui ne regarde en moi qu'un tyran odieux. - Ric, Alex., IV, s.
:|c Quand il 8*agit de dépenses, on dit plutôt maintenant : regarder <i • . .
Regards, égards, considérations, préoccupations, avis.
538 Vous avez des regards qui ne sçauroient me plaire.
Misanth.y II, 9.
Le bonheur de vous posséder est à mes regards la plus belle de toutes les fortunes. - UÀv.^ III, 7.
La peine se peut appeler immortelle pour le regard de Tavenir, mais non pour te passé. - Malh., Cmnment. sur le sonnet lxi des Amour9 d^Kppolyie, de Deq>orte$^
Pour mon regard, n'ayant eu jamais en Tesprit d'autre affection que les lettres., j'ay quitté toutes autres sortes de vacations pour m*y arrester.
Tababir, CEwt,, bibl. eizév , II , p. 89.
10 65 Le jugement de Rome est peu pour mon regard. - Gob?i., Harate, IV, 1.
Voilà, mon Révérend Père, ce qui m'a retenu pour le regard de rinscription.
Id., Lettre au P. Boulard, 10 juin i656.
Pour vostrc opinion, j'aurai sur ce regard
Une déférence subite. - Bekssbbabb, Bail, de la raillerie, 5* entrée.
Une mesme chose, à divers regarde, est plus parfaite ou moins parfaite qu'elle mesme. - Bossubt, ÀverL aux Proteet,, iu-/i% 1689-1691 ; VI, S 33, p. 5 1 s.
:4e Rob. Estienne (i5&9) donne ce sens : «louer aucun, en ayant regard a son estât e dignité». En 1630, Monot le traduit : trrespect do quoique rliose, ce qui touche quelque choson. Richelet (1680) et l'Académie ne donnent ni ce sens ni aucun exemple qui s' rapporte. Furotièro (1690) dit : rxBegard so dit Oguréniont en choses morales : les rei^ mondains, les qu'en dira-t-on, empêchent bien des conversions. n L'Académie, cependant (169/i et 1718) donne les locutions : au regard (ie. . ., pour le regard de. . .
(rPour cette façon de parler, en son endroit , en mon endroit,. . . elle est basK et pulaire. . . Il faut dire à ëon égard et non pas à «0/1 regard^ qui ne se dit plus; il ne fa pas aussi dire pour ton regard. . . ; il ne faut pas dire aussi au regard de cette afaire; faut dire à l'égard de cette affaire, n
De CALLiàBBS, Du bon et du mauvais ueage dee mot», 1693, p. 173-17&.
C'est k cause de ce changement dans la langue que l'édition de 1689 a remplacé garde par égard», dans le vers du Miêontkrope,