Vous avez dans le monde un bruit
De n'être pas si renchérie. - Amph, , Prol.
Quelques esprits renchérie se sont persuadez que pour estre estimé homme d*honneur il faut faire estât de me«>riser la poésie.
Le p. Gabasse, Rêch, ae$ Rech., i6â3, p. 691 ; - Cf. Id., ibid., p. 56i.
Le titre de bonhomme est un tiltre qui ne couste rien ; mais le tiltre de savant est beaucoup plus renchéry,
Id., Doctr. cw,, i6a4, p. 35; - Cf. ibid,, p. io5, 178, a36, 939.
Elle lit d*abord la mauvaise et la renchérie; mats les présents amolisent les roches les plus dures.
Chapelain, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o; III, p. 319; -Cf. Id., ihid.; III, p. 11 et &09.
Ne faites point la renchérie. - Cotnéd, des Prov., i63o; III, 5.
Vers sire Hiarbas m'en iray-je
Le prier d'estre mon mary T
Le fat fera le renchéry, - Scarbom, Virg. trav., 1706; I, p. 3&9.
Au commencement, il fit bien du renchéri, - Sorbl, Francion, II, p. 197.
Je ne vous condamneray plus quand vous ferez la renchérie.
Le Pats, Amiliez, amoure, . ., i665, p. 3*j.
:4c Déjà, en 161 1, Cotgrave donne la locution : faire du renchéri; en i6ao, Monet Irauit : tu fais le renchéri., par factuê ee ingenii moroftom. — En 1660, N. Duet traduit : lire le renchéri, par $tare in iù le eue, $timttr$i, et faire la renchérie par far la bella.
tENGHERIR SUR . . .
Je trouve que c'est renchérir sur le ridicule, qu'une personne se pique d'esprit et ne sache pas jusqu'au moindre petit quatrain qui se fait chaque jour. - Préc, rut., se. 9.
Reneherieiez eur la satire , accommodez-vous au goust du siècle , et vous verrez si Ton ne dira pas que vous aurez autant de mérite qu*Elomire (Molière). — Mais. . . -^ Quoy? mais. . . — Mais il a le vent en poupe. — Et c'est pour cela qu'il le faut attaquer, afin de faire retourner ce vent. - ZMinde, 1 663 , se. 8.
a96 RENCONTRE — RENCONTRER (SE)
i3 Mais lur tous certain Grec renchérit, et se pique
D'une élégance laconique. - La Font., U, p. 3 : Fabl,, VI, i.
En rendant ridicule ceux qui renchériuoiênt $ur les modes, il (Molière) les a rendus plus sages.
DiTisi, Orais.fan, de Mol., Nouv. Coll. moliér., Paris, Jouanst, p. 33.
Rencontre, équivoque, bon mot, turlupînade.
Ceux qui trouvent ces belles rencontres, n'ont-ib pas lieu de s'en glorifier? — Crit. de TEc. des Fem., se. i.
Son babil étoit insupportable quand il avoit bu. Sur quoi lui-méoie il fil cette rencontre : tr Gomme supporterois-je d*un homme, qui ne puis pas supporter le vin?» - Malh., U, p. 6a5.
Il a bien, à la vérité, quelques rencontre» en bouche dont il se pourroit bien passer ; mais ce ne sont que gadiardises ; il dit cela pour rire.
Le P. Garassi, Doctr. cur., iCaA, p. 55; - Cf. 1d., ibid., p. 177 et 8^9.
Trouves bon qu*en finissant ma lettre, je vous fasse rire de la rencontre d*uii Estranger, qui me demanda si vous estiez un Géant, m*ayanl ooy dire que vous esttei le plus grand homme de nostre siècle.
Baro, Clorite, paslor., i63i ; Dédie, à RUÀeUen (fia).
Votre raison s'égare, et vous parlez en folle. Ce mal vous est venu d'avoir lu les romans ; Vous apprenez par cœur tous les beaux sentimens. Les doux propos d^amour, les rencontres gentilles, Enfin tout le bel art qui fait perdre les nues.
QuiHAULT, Amant indiscret, i656; V, 5.
11 est vray qu'il y a quelque chose de galant dans les ouvrages de Molière , et jex îMsrois bien fasché de luy ravir l'estime qu'il s'est acquise. 11 faut tomber d*accorc7^ que s'il réussit mal à la Comédie, il a quelque talent pour la farce, etquoyqu'i— n'ait ny les rencontres de Gaultier-Garguille , ny les impromptus de Turlupm, ny 1^ bravoure du Capitan, ny la naïveté de Jodciet, ny la panse de Gros-Guillaume, n^"^ la science du Docteur, il ne laisse pas de plaire quelquefois et de divertir en genre.
De Roghrmoivt (?Barbirb d'Aucour), Observ, sur U Festin de Pierre, i665 édit. Gay, p. /t.
Vous n'avez envie que de vous divertir par ces jolies rencontres ; elles sont hic imaginées. - Bizauçon, Les MSdec. à la censure, 1677, p. 956.
4e Uu livre curieux du xvi* siècle porte pour titre : ^Rencontres k tous propos par p verbes cl huictains françois, tant anciens que modernes.)» — Paris, GrouUeau, i55a.
Rencontrer (Se), se trouver.
Je me suis rencontré chez le peintre Damon, qui ma dit qu'aujoui d'hiii il venoit faii*c le portrait de celte adorable personne.
SiciLy se. 9.
Tout cela se rencontre aux fables que nous de>uns à Esope.
La Font., 1, p. 3 : Epit, au tkuipkin»
rendez-vous — rendre &97
Rendez-vous.
Nous savons toute Tintrigue du rendez^vous, et du damoiseau.
G. Dand.y III, 6.
Cette sortie est un rendez-vous que j'avois donné. - Ihid. , ibid.
S'eslant trouvées au rendez-vous qu'elles s'estoient données (fie),... [elles] sortirent du ckasteau. - D^Uaré, L'Aatrée, 161 &; I, p. 396^
13/17 ^ princesse Rosine, et mon perfide époux
Durant qu*ii est absent en font (de ce jardin) leur rendez^vaui.
CoRif., Ulut. corn,, V, 9.
11 luy donna rendez-vous chez luy à deux heures de là.
Sbgràis, Nouv, franc,, i656; 5* Nouv,, p. 919; - Cf. lD.,'tfrfi/.; A* Nouv., p. 8 A ; 5' Nouv,, p. 5i.
Le rendez^ous du beau monde, Philis, n'est plus que chez vous.
Un chacun s'y fait les yeux' doux Sans qu'on s'y morfonde.
Airs et Vaudev, dé Cour, i665; 1, p. 1.
11 partira dans deux jours pour aller au rendez^-vous des troupes.
M"' DE ScDD^BT, MathUde, 1667, P* ^^^ î " ^^* ^«^ ibid,, p. 3&6.
Une cousine d'Hortense preste sa maison pour les rendêz-vous,
Sdbuoht, FoUe Querelle, 1668; II, 10 ; ~ Cf. 1d., ibid,; II, 19.
Je ne soufirirai pas que vous soyez plus longtemps le rendezrvouê des violences de M. Sottinet. - Rbgnaiu), Divorce, 111, 9.
Notre cabinet est le rendez-vous de tous les fainéants de la ville.
Id., Hom. à b,fort,, 111, 5.
Rendre, remettre, porter.
Dis à Monsieur ic Vicomte que j'aurai soin de rendre son billet. . . Je vais remettre aux mains de ma maîtresse. . . - G. Dand., Il, 1.
J'avois, Madame, impatience qu'il s'en allât, pour vous rendre ce mot dq la part que vous savez. - Ibid., Il, 3.
Dis-moi, as- tu rendu mon billet à ta belle maltresse? - Ibid,, II, &.
J'ai prié Monsieur votre frère de vous rendre celte lettre.
Fem. sav.yV, U : Lettre après le v. 169Û.
On me vient de rendre votre lettre. - Malh. , Lettre à RaeoH, 1 0 septembre 1696.
i386 Pour vous rendre en ses mains, je Tarrache à la mort. - Gobh., PoL, IV, 6.
J'ay fait rendre à M. de Montausier tout ce qui estoil pour luy dans la caisse.
Balzac, Lettre à Conrart, 11 décembre i659.
Ma sœur m*a donné ce billet à vous rendre.
Th. Cor.x., Feint Astrol,, III, 5; - Cf. Id., Engagem. du hazard, I, h.
86 Pour m^obliger, rends-\m ce billet sans témoins.
La Port., VU, p. âo8 : Le Florentin, se. i.
laruaaais MstaaAL*.