‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 383 sur 664 · RENFERMER · texte numérisé non relu

RENFERMER

io85 Elle se rendra sage; allons, laissons-la faire. - Fem. «oo., III, i.

Je les dauberai tant en toutes rencontres, qu'à la fin ils se rendrunA sages. - Criu de ÎEc. des Fem., se. 5.

3i 1 Mais enfin la douleur m rendant la plu» forte, - Mali., Larwus de êaint Pierrt,

■ 1 667 Je me rende dëflormais aendue à te voir. - Goa5., Qk,, V, 3.

890 Aux dépens de Néarque il doit ee rendre toge, - lo., M,, UI, 3.

Il estoît couvert d'un veslement assez pauvre. Tout en étoit noir, excepté ce qui te rendoii gri$ ou d'autre couleur pour estre taché ou usé.

SoiBL, Myandre, I, p. 19.

Bien que ses desseins n eussent rien de criminel, ils ne m rendoieiU pis tiimwii des ténèbres. - Id., ibid,, liv. Vil.

Son indignation ee rendait plus /orle.

SiGBAis, Noue, franc, y i656; 6* Noue,, p. io3.

Ces oiseaux, plus importuns Mille fois que les chouettes.

Sont cause que les Poètes Se Mont rendu» si commun».

Ric, Lettre à La Fontaine, k juillet 166s.

Mais rendon»-nou» témoin» du miracle tous deux.

MoifTFLiDBT, Dame mddaein, V, s.

Mariane pour voua »'àoit rendu» aimahle. - Hiutbiochi, Bourg, de quai., V, 9.

Plusieurs, dans la crainte d*étre trop faciles, m rendent inflexible» à la raison.

BossuET, Or.Jun. de la Duck, d'Orléan».

* ftJe suis seûr que les gens un peu délicats dans la langue n*aimeront pas ces façofi^ de parler : rendre chéri, rendre vuide. Rendre ne s*accorde pas avec les participes, ni avc< toutes sortes d'adjectifs. On ne dit point : il m rend aimé, quoy qu*on dise : t7 m rend 0^ mable,7t - Le P. Bocboubs, Ariete et Eug., 9*édit., 1671, p. 901.

ffJe panche un peu du coslé de mon curé, et. . . je croy presque avec luy qu'on 0^ joint rendre qu'avec des adjectifs tout purs, comme bon, aimable, iUuetre. . . M. de Bals*^ a pris ce parti dans les Remarques qu'Û a faites sur les deux sonnets (de Job, par SarasiK' et (TUranie, par Voiture), qui partagèrent la Cour et toute la France, il y a quelques »»' nées.D - Id., Doute» »ur la long, franc,, 1676, p. 89-86.

Au lieu de »e rendre, Molière a employé eefrdre dans les vers suivants :

16/17 Si j avois un mari, je le dis.

Je voudrois qu'il sejit le maître du logis. - Fem, sav,, V, 3.

Renfermer, cacher.

i565 Et dois-je, en mon courroux, renfermer ou répandre Le déshonneur de ma maison? - Amph.^ III, 3.

liio J*aurois su renfermer un souvenir si tendre. - Ric, fykig., IV, h.

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