‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 398 sur 664 · RESSENTIMENT · texte numérisé non relu

RESSENTIMENT

Sçacbe que ma reconnoissance Me sollicite incessamment.

Et que si j^ay peu de puissance , J*ay beaucoup de reuentiment.

GoMBAULD, Epigr.,m-iû^ 1667, p. i5i.

Aslorix. . . avoit regardé son libérateur avec des yeux pleins de reconnoîssaure, mais elle ne luy avoit point encore témoigné son reuentimênt, lorsque Leontidas la retira de celte peine et remercia Tinconnu.

CUobuUne, par M*"' de M. (db Mabc^), i658, p. 1^7.

Je remerciay le Maréchal de La Meilleraye avec tout le reumtiment que je devub a SCS bons offices. - La Rochbp., II, p. Ai.

Le reêiêntiment qu^elle a de toutes les bontés qu^il a pour tous.

Rac, vu, p. 309 : Littni.

Sans le souvenir continuel de la belle Daphné, cette connoissanoe m'auroit eugagé autant par «nour que par res$entiment à me donner tout à die.

Aratpê et Simandre, 167a; 1, p. 1 ti-iiâ.

â*' Colère, haine; sentiment malveillant.

1 s 1 o Laissez un peu de temps à mon ressentiment. - D. Gare. , IV, 6.

1781 Votre ressentiment ne doit point éclater. - Tart.j V, 4.

Laissez-moi contenter mon ressentiment. — Au nom de i amitié, Léandre, ne le maltraitez point. - Fourb. de Scap., Il, 3.

i3oi Rome, Tunique objet de mon reaentiment I - Cobx., Hor., IV, 5.

Mais si durant Tesloignement

11 pleure de reêiefUimerU,

Au retour il pleure de joye. - Mallktillb, Poh,, m-à% 16^9, p. i^*'

5o Achille est occupé de son resientiment. - La Font., VU, p. 600 : AchUle, 1, i*

Je tirai de sa mauvaise volonté (de Mazarin) et de sa mauvaise foi toutes \^ convictions que j'avois jugées nécessaires pour le contraindre d^approuver lui-m^^ le rêêêentiment que je devois avoir de Tune et de Tautre. - La Rochbf. , II, p. à6']-

t Le sens moderne de resientiment existait autrefois concurremment avec le premi<^'' sens indiqué.

Ricbelet (1680) donne des exemples de ces divers sens; Furetière (1690) les relève auHsi; l'Académie (1696) admet la même confusion, avec une restriction toutefois : «^ terme se met plus ordinairement on parlant des injures (que des bienfaits). Lorsqu'on remploie absolument , il signifie toujours iouvenir de» injure» et désir de vengeance. »

En 1675, le P. Bouhours avait soutenu le maintien du double sens de ressentim»ni sp* pliqué soit aux bienfaits, soit aux injures; il avait distingué les sens selon que le ^ était seul ou non, au singulier ou au pluriel, etc. <rGe mot, dit-il, prend une bonne ou mauvaise signification par ce qui précède et ce qui suit , quand il régit quelque chose ou qu'il est régi de quelque chose.» {Nouv. Rem. sur la long, franc., 1676, 3* édit., 168:1 « p. 980-983.)

En 1693, de Gallières (Du bon et du mauvais usage des muts) constate l'existence de

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