‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 399 sur 664 · RESSENTIR (SE) DE... — RESSORT · texte numérisé non relu

RESSENTIR (SE) DE... — RESSORT

a confiLsiuii , mais réclame Temploi du mot exclusivement pour les cas où il s'agit d^njures : 'Ce m'est une grande gloire. Madame, que de vous témoigner. . . le reêëentiment que j*ay rde toutes les faveurs dont vous m'avez comblé. . . ?> D laut, en ce sens-là, dire reeonioiuance, qui est le terme propre pour les bienfaits, comme celuy de reuentimetU est propre pour les injures. ti - Os (lALLièiiBs, ouvr, cité, p. aoo-soi.

Ressentir (Se) de. . ., éprouver du ressentiment de. . ., en bonne ou en mauvaise part.

Vous ne sauriez ne nous point aimer sans . . . commettre une offense dont nous devons toutes tums ressentir. - Princ. (f£î., III, 4.

Celui qui te doit re$tentir d'un bienfait se prépare à le reconnottre dès Theure même qu il le reçoit. - Malh. , Il , p. 39.

Le Baron de Lux ... se faisant auteur de la mort de feu M. de Guise , M. le Chevalier a cru avoir juste occasion de s'en resimUir. - Id., III, p. 970.

1869 Malgré notre amitié, ^0 m'en «dois reuaUir, - Coin., Suite du Ment., V, 5.

Je ne suis pas. . . incapable de me venger, si Ton m'avoit offensé, et qu'il y allât de mon bonneur à me reêêerUir de rinjure. - La Rochbp. , I , p. 9.

* rrReuentir, ie reêtenlir, Quoy-que ces deui verbes paroissent semblables, ils ne le sont pas tout à fait. Retsentir se prend en bonne et en mauvaise part ; on dit : je reetene le Qlaiêir qu'il m'a fait, l'iryure qu'il m'a faite. Mais m ressentir ne se prend qn^en mauvaise [)aK; on ne dit pas :je me ressens du plaisir qu*ii m'a fait; on dit seulement : je me restent de l'injure , de l'injustice qu'il m'a faite. Ressentir marque plus le temps présent ; se ressentir n'est pas si attaché au temps présent. Je ressens ne signifie guères qu'un mouvement qui passe ; je m'en ressens signifie quelque cbose de plus établi dans le coeur.» '

Le P. BouBouRs, Rem. nouv., 1576; 3* édit., 1689, p. 393.

Ressort, au fg.^ moyen, machination, intrigue; ressources.

io3 II n est point de ressort qui pour votre ressource

Pût faire maintenant ouvrir la moindre bourse. — UEt., 1, 3.

17&5 Oui, c'est elle, en un mot, dont l'adresse subtile, La nuit, reçut ta foi sous le nom de Lucile, Et qui, par ce ressort qu'on ne comprenoit pas, A semé parmi vous un si grand embarras. ~ Dép, am.^ V, 8.

Ne nous demandez point tous les ressorts que nous ferons jouer; vous en aurez le divertissement. - Pourc, I, 1.

On n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues. - Fourb. de Scap.y I, a.

Il nous apprend les ressorts cachés de tout ce qui se fait.

Escarb., se. t.

Le gain nest point un ressort qui fasse mouvoir la vertu. - Malh., U, p. 90.

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