‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 40 sur 664 · III. A · texte numérisé non relu

III. A

Je n'ai jamais vu de gens plus curieux ni plus h >n a chié au lit, 0 a chié au ht!» comme si j'étois 1

2** Faux visage pour cacher le vrai; lever le masque , mettre le musqué bas y aujig.y cesser de dissimuler.

667 D'un masque de faveur vous couvrir mes dédains!

D, Gare, II, 6.

C'est trop vous tenir dans Terreur; il faut lever le masque,

Princ. tTÉL, V, 3.

Je dois lever le masque avec vous. - Fourb. de Scap., III, 10.

La Mijolée a bonne grâce

De maintenir par ses discours

Qu'elle est première de sa race ,

Qui a le moique de velours. - Le Bruit qui court de l'Epousée, 1616.

Celles qui ne l'auront (la bouche) belle et bien faites et leurs lèvres pasles, il leur sera nécessaire de porter leurs dictz maeque* tant soit peu plus longs.

La Descouverte du êtyle impudique des courtisanes, 1618.

A quelle fin les femmes portent-elles des tnasques en France, nostre Maistre? Je croyois estre Tautre jour au caresme-prenant ... — Les femmes portent des masques pour se conserver le teint frais. - Tababin, Œuvr., bibl. elzév., I, p. 171.

Que ne diray-je pas des chirurgiens?. • . Quant à leurs filles, il ne leur manque que le masque, qu'on ne les prenne pour damoiselles.

Les Caauets de Vaccouchée, 1699, 3* après-dlnée, p. i5; - Cf. ibid., p. 99 3-993.

Il faut toujours avoir le 111019110 ®^ ^^ y^ux*

De peur que peu à peu le clair flambeau des deux

De ses traits eslances ne bazanne la face,

Où de la femme gist la principale grâce. - Le Satyrique de la Cour, 1696.

Les mimis ont failly se brouiller avec les masques.

Comte DB Cbamâil, Les Jeux de l'Inconnu, Rouen, i6A5, p. i65.

A rapproche des amis,

Les masques et les mimis

Se donnent à la soubrette. - La Promenade du Cours à Paris, i653.

* Les mimis étaient les demi-masques que portaient les mimes {mimi) italiens, Arle* quin , etc.

Faites, mais promptcment, que Lise ait le soucy De chercher vostre masque et vos coëiïes aussy.

Bois-RoBBBT, La Folk Gageure, V, 5.

Je vais prendre mon masque : ah I je perds trop de temps.

Id., Les Apparences trompeuses, IV, 10.

Le vice prend souvent le masque d'innocence*

D'Odvillb, Esprit follet, I, 7.

La plupart de la bourgeoisie vient icy . . . ; et notez qu'il y a de belles personnes de cette condition, et ce qui m'en plaist le plus, c'est que leurs visages sont k descouvert, n'ayant point de masques comme les Demoiselles.

SoBBL, Polyandre, I, p. 687.

Les casques fennex firent merveille dans la Ca$$andre [de la Galprenèdc]. Si Ton les en avoit retirez. Ton détmiroit tout Tédifice; ils font quW chevalier prend fasseurance d^alier dans im camp ennemy ou dans une ville assiégée, et jusques au Palais des Rois, sans être connu. . . Mais si ces nuuquet de fer produisent ces avan- ^ges, en d^antres temps ils sont cause d'insignes malheurs.

Id., CowioisM. deê Lhr,, 1671, p. 107-108.

Diray-je comme ces fantasques Qui portent dentelle à leurs matquei En chamarrent les trous des yeux, Croyant que le nuuque en est mieux?

ScABaoN, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. a3s.

A quoy bon ces soins assidus A vous faire de piastre une beauté fantasque? Aminte, le temps n'en est plus; n est temps de mer U matque,

BaéBBur, Poét, die,, in-Â% i658, p. 168.

Maeque, ne sçauroit-on deviner qui vous estes?. . . Ah 1 je me doutois bien que vous estiez le maistrc . . . Et TE^Migne qui vient d^essuyer la bourrasque, Voudroit que vous fussiez encore déguisé , Tant vous lui faites peur quand vous levez le fMuque,

Bbhssebadi, Œuvr., 1697; II, p. 38o : Le Carnaval, moêcar,; pour le Roy.

Mab, entre nous, ma sœur, mettons le tnoêque bas.

Th. Gobn., Berg, extrav,, IV, 3.

Basque! — Cest Beatrix; elle appelle le Basque : Examinons-le avant que de lever le matque.

MoHTPLBUBT, GeiUilh, de Beauce, IV, 9; - Cf. Id., Dupe de toi-même, I, a.

Cestoit une espèce de réparation de ces attentats, que de tascher de les pallier comme il (M. Juneu) faisoît; mais maintenant il levé le masque.

BossuBT, Avert, aux Protett., in-/î% 1689-1691 ; V, S 11, p. 993.

J'ai trop longtemps langui sous son cruel empire ;

Je lève enfin le maeque. - Rbonabd, Folie» amour., 1,1.

C*est incivilité aux dames d'entrer dans la chambre d'une personne à qui elles doivent le respect, la robe troussée, le mœque au visage et les coèfTes sur la tète, si ce n^est une coëfle claire.

GouBTifi , Traité de la civilité qui te pratique en France parmy let honnétet gent, ch. IV.

^ Les comédiens jouaient certains rôles toujours sous le masque : ainsi Arlequin ; d'autres, par occasion : «Au temps qu'on estoit réduit aux pièces de Hardy, il (La Rancime) jouoit en fausset, et, sous le matque, les rôles de nourrice.?) - Sgabbon, Rom. com,, Paris, David,

3** Aufém.; terme injurieuœy en partant des femmes ou aux femmes.

336 La masque encore après lui fait civilité. - Sgan.y se. i/i.

Ah, ahl petite masque, vous ne dites pas que vous avez vu un homme dan» ia chambre de votre sœur. - MaL vnag,^ II, 8.

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