REIRANCHER (SE) SUR. . . — RÉUSSIR
mériter des applaudiwements ; je me rHronchêrm Tolontiers à mériter Totie saffinge et à avoir votre approbation.
Le P. Rapih, Lettre à Butty-Rahutin, 6 septembre 1671 (dans la Cùtreep, de Buesy, édil. Lalanne).
Vous voulez entrer en composition, vous abandonnez les ignorans, et vout wmt retrancKez aux sçavans medeans.
Bbzarçoh, Lee Médec, à la ceneure, 1677, P- ^^^'
Vous vous imaginez être fait pour les armes,
Et vous êtes fait pour i^amour.
— 11 faut donc que je me retranche Aux exploits que ce Dieu m'offrira désormais. - Rrgrabd, Lee Soukaitt, se. h.
Retrancher (Se) sur . . .
1996 Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses, Se retranchant toujours sur leurs sages prouesses.
Ée. des Fem. , IV, 8.
Vous, vous représentez une de ces femmes. . . qui se retrandtent toujours fièrement sur leur pruderie. - Impr. de Vers. , se. 1 .
Cest en vain que vous vous retranchez sur une fausse modestie; on sait dans le monde que vous avez de Tesprit. - Escarb. , se. 1 .
Retranchez-vous donc eur le sérieux. - Rac, IV, p. 989 : Imaginairee,
Tel abandonne son père, qui est connu, et dont Ton cite le greffe ou la boutique , pour se retrancher $ur son aïeul , qui est inconnu et bore de prise ; . . . pour être noble, il ne lui manque que des titres. - La Bbut., H, p. i63.
RÉUSSIR, sortir, résulter.
7&7 Et comme ton ami, quoi qu'il en réussisse,
Je te viens contre tous faire offre de service. — Fàeh.^ IH, 4.
70 i Voyons ce qui pourra de ceci réussir, - Tort., II, 4.
Quand en cela vous eussiex été servie selon votre soubait, que vous en pouvoil-il réuêeir (résulter), ni pour votre soulagement ni pour le sien? - Malb., Lettre»
Le vice est aujourd'buy tellement impuni, que tout le monde y court à bri<i^ abattue , sans crainte des loix ny des malneure qui en peuvent réueeir.
Tababin, d^ttvr., bibL diév., I, p. ai 3.
J^aurois un grand plaisir d'apprendre du destin
A quoy réuetira cette bistoire à la fin. >- D'Ocvillb, UEtprit follet, III, 1.
Il faut savoir ce qui réussira de cette composition. - Corti. , Disc, du Mm. ère»-
901 Ainsi ma propbétie
Est, à ce que je vois, de tout point réussie. - Id., Mélite (i'* édit.).
« Vaugelas ayant déclaré que réussir se conjugue avec aootr^ non avec itrt, «quoyqo'ti^
RÉUSSITE — IREVENIR 525
de nos plus célèbres écrivains Tait écrit de cette dernière façon», Gomeiile se reconnut, et, en i66â, introduisit cette variante :
901 Ainsi donc, par Tissue,
Mon âme sur ce point n*a point été déçue.
Soyez donc . . . satisfaite de ce que vous avez fait pour moy, sans vous soucier de ce qui en réu»8ira. - Voitdrb, Lettre XVI (k la M*'* de Sablé, i63i).
137 Le temps seul nous peut éclaircir
De ce qu'il en doit réussir. - Lobbt, Muze histor,^ 3 octobre 1666.
* tr Je ne pensés pas .que vostre entreprise vous deust si bien réussir. — Peu à peu vous recommancerez vos italianizemens. — Gomment? m'est-il échappé quelque mot italianizc?. . . — Tout le dernier dont vous avez usé en est un, réussir, au lieu de dire : avoir bonne issue. n
H. EsTiiNKB, Lang.franç.-itaL, édit. Liseux, I, p. 1 66 ; - Cf. Nobl do Fail, Contes et dise. d*Eutrapel, édit. Jouaust, 1876, in-8*; II, p. 900.
Le Trésor des trois langues (1616) est le premier dictionnaire où nous ayons trouvé ce uiot, quoiqu'il soit plus ancien dans la langue; on le traduit par riuscire, accadere, awenire, en itâl.; par salir, en esp., c'est-à-^lire comme nous le traduisons ici nous-méme; Monet, muet en 1630, ne lui donne, en i636, que le sens de : avoir une heureuse issue, sens qui a prévalu.
RÉUSSITE, succès.
Je m'en tiens assez vengé par la rétissUe de ma Comédie.
Préf. de VÉc. des Fein.
Si Ton court à tous les ouvrages comiques , c'est pour ce qu'on y trouve toujours uelque chose qui fait rire . . . Les postures contribuent à la réussite de ces sortes e pièces, et elles doivent ordinairement tout leur succez aux grimaces d'un acteur. Db Villibrs , Lettr. sur les affaires du théâtre , 1 665 ; S. Remo , Gay, 1875, p. 8-9.
* Les seuls dictionnaires antérieurs a Richelet (1680) où paraisse le mot réussite sont le Tssoro de hu dos lenguas, d'Ant. Oudin, revu par Juan Monmarle (1660), et le Diction, tranr.-lat. de Gaudin (1677). On ne le trouve ni dans Duez, ni dans Cotgrave, ni dans (juy Miège. Furetière (1690), après Richelet, l'a admis, et aussi l'Académie, en 1696, avec une restriction : fi^ Réussite, doiï succès; il ne se dit que de certaines choses.»
tr Avant mon départ pour Malthe, il y a environ vingt ans (vers 1669), un homme de la Cour à qui on raconloit quelque entreprise, dit qu'il falioit en attendre la réussite ; comme il se scrvoit souvent de ce mot, auquel on nétoit pas encore accoutumé, et qui $'est introduit depuis en notre langue , pour signifier en certains cas la même chose que le mot de succez, les jeunes Courtisans de ce temps-là tournèrent en ridictde celuy qui s'en servoit, et ils luy donnèrent ce qu'on appelle un sobriquet, en l'appellant Monsieur de la Réussile.n - Db CALLiànEs, Du bon et d't mauvais tuage. . ., 1693, p. i39. — Privil. du 1 9 juillet 1 689.
Revenir : i° convenir, plaire.
Notre grand flandrin de vicomte. . . est un homme qui ne saurait me revenir, - Misanth. (Lettre de Célimëne après le vers 1690).