RETRANCHER
Béren^er souscrivit encore ; . . . mais a ce coup, il fui serré de telle sorte qu*il ne )uy resta aucune équivoque ni aucun retranchement à son erreur.
BossuBT, Hitt, dei Var,, a in-â% 1688; II, p. 691-693; - Cf. 1d., ifnd,; II, p. 81.
L^amour m*avoit forcé, pour traverser ma vie,
Dans les retranchemmU de la philosophie. - Rbohabd, DémoeriU, V, 5.
Retrancher, supprimer.
9 1 3 Mais ce qu'en la jeunesse on prend de liberté
Ne se retranche pas avec facilité. - Éc, des Mar.^ I, a.
\ous trouverons là le Druide Âdamas, qui retranche beaucoup de sa ^vité pour recevoir les étrangers. - Sobbl, Berg, exlrav., 1637, p. 5o.
81 Je peindrai cette ardeur constante et magnanime
Do retrancher le luxe et d^eitirper le crime. - Cobï. , X , p. 1 80 : Rem, nu Roi,
371 De ce discours écrit en ryme, 0 ma Princesse magnanime.
Je m'en vais retrancher le c^urs.
LoBBT, Muze hktor,, sa novembre 1659.
8 Le Scythe Ty trouva qui , la serpe à la main , De ses arbres k fruit retranchait Tinutiie.
L4 Fo^T., 111, p. do5 : Fabl., XII, 90.
1 076 Dieu rejeta sa race,
Lr^ retrancha lui-même, et vous mit en sa place. - Rac, Either, III, 4.
Un bel esprit. . . retranche de ses pensées ce qui est inutile, ou ce qui peut déplaire. - La Rochbp., I, p. 3q6.
J'ai retranché le souper entièrement, pour jamais. - Se?., IV, p. 376.
Elle (TEglise) nous apprend k retrancher les joyes, les festins, les mascarades et los autres récréations insolentes. - Bossun, Caiéch, dee Feetee, in-ia, 1687, p. 34.
t^ETRANCHER, RETRANCHER A . . . , retifemier, réduire à . . . , borner.
Jo retranche mon chagrin atix appréhensions du blâme qu'on pourra me donner. - L\4v,, I, 1.
Et la galanterie, au moment qu'on vieillit.
Ne peut te retrancher qu'à la beauté d'esprit. - Quihault, Mère coquette. II, 9.
Je me retrancheray donc, Monsieur, dans Tassurance que j*ay en votre inclination h'cnvoillanlo. - (Iostab, Lettrée, i658; H, p. 870,
Beaucoup d'hommes, qui ne font pas profession d*aller à la guerre, avouent de bonne foy qu'ils ne sont pas braves. Ils te retranchent à la générosité, quoyque je sois persuadée que rarement le^ timides sont généreux.
M"* DB ScuD^RT, Mathilde, 1667, p. i5.5, et Convertationt , /j* édit., i685, p. i65.
Si je poiivois vous engager à jeter les yeux sur ce que j'écris, pour y mettre de cet air naturel qui vous est propre, et qui n'est que de tous, je pourrois peut-être