‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 419 sur 664 · RISQUE S · texte numérisé non relu

RISQUE S

Quoi I Madame , c^est vous 7 — Qui vous sert de riiée.

Tb. Gorn. , Amow à la mcde, II, 8.

Elle a tant de vanité quelle appelle sa ruelle le «polissoir des esprits». . . Elle a substitué trmûm en la place de rii^,

(?) RoBiiiBT, Panêgyr, de VEc, de$ Fimmêê, Nouv. Coll. moiiér., p. s 8.

1 179 Qui? moi? J'aurois voulu, honteuse et méprisée,

D*un peuple qui me )iait soutenir la riêSel - Rag., Bérénice, IV, 5.

338 Grand éclat de ruée, et grand chuchillement.

La Fort., V, p. 458 : Contt», IV, 8.

Combien de fois Isaïe a-t-il esté la ritée des Peuples et des Rois !

BossDET, Ihtt. Univ., in-&°, 1681, p. 918; ~ Gf. lo., ibid., p. SSg.

M. Jurieu . . . , qui montre peut-estrc dans cette matière plus d*esprit que les autres, n*en sera que plus certainement la Wm» du monde.

Id., Kiêt, dêi Var., j in-â% 1688; II, p. hok ; - Gf. Und., I, p. 393-39&; II, p. 485-486; - Avert. aux Protett,,\n-li*, 1689-1691 ; I, S 19, p. 9i ; I, S 91, p. ho'hi; VI*, 8 81, p. 470; etc.

Risque : courir risque.

Vous avez des traits à qui fort peu d'autres ressemblent. . . Qu'on court risque à les peindre I — 5ici7., se. 11 (édit. 167/1, 1682 . . .).

L*envie d^avoir ce bien les porte k se pourvoir bien-tost , et à tirer leur honneur de la riêque qu^il court. - Chapilain, Trad, de Guztn, d'Alfar,, i63o; III, p. 995.

Notre aventurier Garlos n'y court aucune rieque.

GoRii. , V, p. 407 : Epù. en tète de D, Sanehe,

171 La flotte, dit-on, du Peru, Ayant mainte ri»que couru. Doit bientôt ancrer à Seville. - Lorkt, Muze hietor,, i5 may i655.

167 Ges Messieurs, par bonne fortune.

Ne courent, dit-ôn, risque aucune. - Id. , ibid,, 8 juillet i656.

On gagne souvent quinze et bisque Quand on s'avance à toute rieque.

Le p. Gabnbau, La Stimmimachie , i656, p. 36.

Encore que je coure grande risque de ma vue , je ne laisserai pas de vous suivre.

La Rocbbp., III, p. 99.

L'on court un grand risque d'être ingrat. - La Biut., I, p. 909.

t Le mot risque traduit l'ital. rischio, H. Estienne nous en apprend l'origine : «Vous avez dit : je le pren à ma risque. En bon françois , il faudroit dire : je le prcn à ma chaire , ou je pren le nazard sur moy. Et en parlant comme on parloit il n'y a pas long-temps, et encore quelques uns parlent pour le jourdhuy, il faudroit dire : Je le pren k mes peimt et fortunes. (Voir ci-dessus, p. 356.) Or ce qui me fait penser que ce mot soit venu de ritdicn rischio, c'est que je trouve en Boccace le verbe arrischiare, faict de ce mot risétio, pour mettre au hazard, exposer ati péril ou au bazard.n

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