ROULER — RUBRIQUE
Quelques rouUmmU d'yeux, des baÛBements de tète.
Trois ou quatre soupirs mêlés dans un discours.
Sont, pour tout rajuster, d*un merveilleux secours. - Ta. G>B!i., D. hum, Y, i.
Il s*est mis à crier, en roulant de groê yeux,
MoRTFLiDBT, CrUp. genîilh., I, 9.
* Rickelet admet Texpresâon et cite Molière. Furetière ne l'accepte que par tolérance: ffOn dit aussi roulement d'yeux n.
Rouler, marcher^ se passer.
too5 Pensez-vous faire croire, à voir comme tout roule ^
Que votre seul mérite attire cette foule? - Misanth,, III, A.
109 En mourant, me laissa, pour rouler et pour vivre. . . - Dbspi., EyÙ, V.
La suite du Peuple de Dieu et celle des grands Empires. Ces deux choses nmUiU ensemble dans ce grand mouvement des siècles où elles ont, pour ainsi dire, un ■ mesme cours. - Bossoir, Hi»L unie, in-V, 1681, p. ]55.
Rouler sur ... , porter sur . . .
C'est 9ur lui, depuis six jours, que roulent tous nos entretiens.
Mal. imag,, 1, &.
La vie roule $ur la joie et tur Taffliction.
Rac VI, p. a&8 : Lforw annotée {ColL dee Gr. Émv.).
Tout cela rouloit êur ce soin de ma santé dont il faut vous corriger.
SI?., V, p. 173.
La Religion et le Gouvernement Politique sont les deux points eur lesquels roulent les choses humaines. - Bossubt, Hiet, univ., in-6^ 1681, p. k.
Toutes les affaires de la Réforme rouloient eur ces ligues des Princes avec les Villes. Id., Hiêt. dtê Var,, a m-k% 1688; I, p. 983; -Cf. Und., I, p. 3o6, hho; II, p. a, 119, 161, 217, 4a6; - Avert. aux Proteet., in-4% 1689- 1691; VP, S 17, p. 654.
La sage conduite roule tur deux pivots, le passé et Tavenir.
La Biur., U, p. 110.
Rubrique.
11 n'a pas affaire à un sot, et vous savez des rubriquei qu'il ne sait pas.
Méd, malgré lui, III, 7.
1 ^ ... Tel parle d'amour sans aucune pratique.
— On n'y sait guère alors que la vieille rubrique, - Ciibn., Go/, du Pal,, 1, 7*
89 Changez vos funestes rubriques En des desseins plus pacifiques.
LoBiT, Mute hist&r,, 7 septembre i658.
RUDANIER — RUDE 551
1 1 8 Ce mesme jour on prit «ossy, En suivant la même rubrique.
Un gentilhomme domestimie De Monsieur le Prince d*HaroourL
Loir, Muzê Atstor., a8 anîl i66a.
Ghiron, quoyque demy-chevd,
N'estoit pas tant sot animal,
Et sçavoit fort bien son pain cuire.
Aussi scent-il Tenfant instruire
Aux rubriquêê de son mestier. - Richib, OMê bo^on, i66a, p. aaa.
Qui ne hairoit point ces grossières pratiques T
— Vous y saves, Monsieur, d'admuraUes rubriquêê*
Pour y raffiner tout yous avei bien rêvé. ~ Th. GoaH., Amomr à U mode, I, 3
RUDÂNIER.
Adieu, beauté rude ânièrel — Le mot est amoureux.
G. Dand., Il, t.
Jupin, touché de repentir,. . •
Fut assex longtemps en balance
S*il deroit en pari«r ou non
A sa rud^oMniêre Junon. - Ricaii, OvOê bouffon, i66a, p. gA.
^e est bien rudamèro. - Rbowaib, Hom. à kjorî., I, 7.
ne Nous donnons le texte de Tédit. orispnale; Tëdit de 1681 porte nuls asmsrt; celles de ]68a, 1710, 1718, ruiis-afmsr»; ceUe de lySà, ruddnMrs.
Ge mot ne se trouve dans aucun dictionnaire avant cdui de Furetière (1690); après lui, TAcadëmie, qui ne Tadmet ni en 169a , ni en 1718, ni en 17&0, le donne i partir de 1769.
Furetière : ttRudoênior, terme populaire, qui se dit des gens mssiers et rébarbatifs, qui rebrouent fortement les autres, et ne connoissant aucune dvifitë.»
Estienne, dans sa Préallonee du langage françoU, a recueilli un certain nombre do proverbes, et entre autres «ce xzi* (à propos de ce qui rencontre ou mente de rencontrer son semblable) : à rude oêne, rudt a$m$r, convient avec ces mots latins, lesquels pareillement se disent par proverbes : malo nodo malu$ ajmrenduê oot eunguo.n
£dit Feugère, chei Ddalain, p. a3i.
Rude.
* Somaize traduit : vGes motft-li sont tout i £ûi rudêê k Toreille», par cette phrase de Mdière : «Une oreille un peu délicate pâtit furieusement d*enteBdre jnrononoer ces mots-là.9 Prie, rid,, se &, v*p4(tr. — Somaise donne d'autres traductions prédeuses du mot rude : trGe mot est tout i fait nuls, et il n*y a pas moyen de le prononcer : et mot e$t capable d'^eoreher en poiêant un pauvre gomer, ou : unpaaage de gonê de guerre n'êêt pae pluê rude à pauvree gène ; il faut avoir humé l'air du Rhin et reepiri k ^allemand» pour le prononcer; il tient longton^ un homme à la gorge, et, sont audque favorable Aoquet, U court grand ritque de ne paeeer jamai$,n - Sohaisi, Gr, Di^on, dee Prêt.
Ces phrases, dont Soroaize ne cite pas Tauteur, sont de Tabbë de Pure, dans son roman de La Prétieuee ou Le Mj/$tère dee ruelleê, i656, p. 6-7. Il les prête à la précieuse Aga- Ibonte.