‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 43 sur 664 · MATOIS · texte numérisé non relu

MATOIS

Je suis un fin matois, et Ton ne diroit pas que j'y touche.

G. Dand,, I, 9.

L*aveuglement au jeu est tel que les matoit y ont un grand advantage.

Ghâpilâir, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o; II, p. 89.

0 le matin , qu*il estoit matoit et corrompu I

Id., t^.^ n, p> 99; - Cf. Id., t^., n, p. 8, 76-77, et m, p. 3i8.

Seroit-ce point le guet poursuivant les tnatoU T

GiP. Lasphrisi, La Nouv, tragi-com., Ane. Th. fr.« bibl. elzév., Vil, p. 4 80.

Du temps que j^estois parmy les matoU, cagoux, polissons, casseurs de bannes.

Comte DE Gramail, Coméd. det Prov., II, 5.

Ne vous y fiez pas; ces esprits si courtois. Pour mieux vous attrapper, font ainsi les matoiê.

Discret (?), AUzon, Coméd., IV, s.

Si qudquc amant bien-disant ou matoit

Vous croit payer en vous nommant son ame,

C'est du latin qui passe votre game. - Rêc. de Rondeaux, in-Sa, 1689, p. 6.

Nous. . . ne menons avec nous que mon valet de chambre, que j*avois rendu fin matoit, " SoREL, Franeion, liv. VII, p. 8.

Hortensius croyoit que TEcluse Tavoit beaucoup en estime. Il faima depuis pardessus tout, et ce bon matoit, continuant de feindre, obtint de lui tout ce qu*il voulut. - lo., ibid,, liv. X, p. a 83.

Ce matoit fait le fol ; il n'est pas temps de rire.

Gilet de là Trssohrerie, Le Detniaité, III, 7.

Ce seigneur avoit aposté deux matoit, qui subtilement débridèrent la mule du Président.

D'OuviLLB, Contet, i6&â, édit. Jouau8t;II, p. s68; -Cf. Id., t6ûi.; I, p. i55.

Je connois trop Tesprit d'Ulysse Pour crob« que ce fin matoit Ait ainsi dépensé du bois Seulement pour nous faire rire.

ScÀRROR, Virg. trav., Paris, 1706; ï, p. 99-100; - Cf. Id., iftid,; I, p. loa; - Dem, Œucr,, 1700; f, p. a^8.

n est bien asseï maioit (l'anglois) Pour juger que (son) patois, Bourru, vilam et frivole.

Est un oyseau qui ne vole Qu'aux environs de ses toits.

Sâuvi^Amaiit, Œuvr., bibl. elzév., Il, p. 661 ; - Cf. Id., ibid., I, p. ai6, et II, p. ào6.

Vous dlcz haut comme fusées ; Mais je connois billevesées ; J'entens fort bien vostre patois.

Je suis du païs des matoit,

ScDDéRT, Poét, div., in-/i% 16A9, p. 3o5 ; - Cf. Id., ibid,, p. 169.

Un gentilhomme de Normandie . . . , matoit comme on accuse tous ceux de son pays de l'estre . . .

Segrais, Nouv. franc,, i656; 3* Nouv., p. 96-97 ; - Cf. Id., ibid,, p. 118.

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