MATOIS
Je suis un fin matois, et Ton ne diroit pas que j'y touche.
G. Dand,, I, 9.
L*aveuglement au jeu est tel que les matoit y ont un grand advantage.
Ghâpilâir, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o; II, p. 89.
0 le matin , qu*il estoit matoit et corrompu I
Id., t^.^ n, p> 99; - Cf. Id., t^., n, p. 8, 76-77, et m, p. 3i8.
Seroit-ce point le guet poursuivant les tnatoU T
GiP. Lasphrisi, La Nouv, tragi-com., Ane. Th. fr.« bibl. elzév., Vil, p. 4 80.
Du temps que j^estois parmy les matoU, cagoux, polissons, casseurs de bannes.
Comte DE Gramail, Coméd. det Prov., II, 5.
Ne vous y fiez pas; ces esprits si courtois. Pour mieux vous attrapper, font ainsi les matoiê.
Discret (?), AUzon, Coméd., IV, s.
Si qudquc amant bien-disant ou matoit
Vous croit payer en vous nommant son ame,
C'est du latin qui passe votre game. - Rêc. de Rondeaux, in-Sa, 1689, p. 6.
Nous. . . ne menons avec nous que mon valet de chambre, que j*avois rendu fin matoit, " SoREL, Franeion, liv. VII, p. 8.
Hortensius croyoit que TEcluse Tavoit beaucoup en estime. Il faima depuis pardessus tout, et ce bon matoit, continuant de feindre, obtint de lui tout ce qu*il voulut. - lo., ibid,, liv. X, p. a 83.
Ce matoit fait le fol ; il n'est pas temps de rire.
Gilet de là Trssohrerie, Le Detniaité, III, 7.
Ce seigneur avoit aposté deux matoit, qui subtilement débridèrent la mule du Président.
D'OuviLLB, Contet, i6&â, édit. Jouau8t;II, p. s68; -Cf. Id., t6ûi.; I, p. i55.
Je connois trop Tesprit d'Ulysse Pour crob« que ce fin matoit Ait ainsi dépensé du bois Seulement pour nous faire rire.
ScÀRROR, Virg. trav., Paris, 1706; ï, p. 99-100; - Cf. Id., iftid,; I, p. loa; - Dem, Œucr,, 1700; f, p. a^8.
n est bien asseï maioit (l'anglois) Pour juger que (son) patois, Bourru, vilam et frivole.
Est un oyseau qui ne vole Qu'aux environs de ses toits.
Sâuvi^Amaiit, Œuvr., bibl. elzév., Il, p. 661 ; - Cf. Id., ibid., I, p. ai6, et II, p. ào6.
Vous dlcz haut comme fusées ; Mais je connois billevesées ; J'entens fort bien vostre patois.
Je suis du païs des matoit,
ScDDéRT, Poét, div., in-/i% 16A9, p. 3o5 ; - Cf. Id., ibid,, p. 169.
Un gentilhomme de Normandie . . . , matoit comme on accuse tous ceux de son pays de l'estre . . .
Segrais, Nouv. franc,, i656; 3* Nouv., p. 96-97 ; - Cf. Id., ibid,, p. 118.