‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 433 sur 664 · SAINT — SAISON · texte numérisé non relu

SAINT — SAISON

Saint : À quel saint se vouer . . . , locution.

1 337 A qud taiat me muerai-je? — Au grand diable d^Enfer.

L'Ét., m, 8.

Je ne s^y plus sur quel pied danser, ny à gué/ jotni me vouer.

Comte 01 CiiHAiL, Comêi, de* /Vov., lll, 5.

Pourtant le siège il (rAmour^ ne levoit, Voulant pousser à bout Tafliure, Encor que ni luy ni sa mère Ne sceussent à quel jeu jouer.

Ni plus à quel iomt $e vouer,

Saiasih, CEuvr,, 9 in-&*, i656; 11, p. 3o. Que deviendray-je , à Ciel ? A qud $ai$U me vouer T - Baioh , Ée, âet Pàm, V, 6. 11 paroissoit un peu qu^il ne savoit à qud »airU te vouer, - Sév., VI, p. 99S.

« «Â quelques saints, dit Henri Estienne, on a assigné les oflBces selon leurs noa»; comme, par exemple, pour les saints médecins, on a avisé que tel sainct et tel guariroit de la maladie qui auroit un nom approchant du sien . . . Quand on a dict que S. Acairv guarissoit les acariastres, je ne doute point qu^on ait regardé A Torigine de son nom. Autant eo est-il de S. AYertin qui guarit les avertineux. . . S. Main guarit de la rongne des mains. . ., etc.» - Âpol. pour Hérodote , 1607, p. 671.

De ces croyances, rappelées malicieusement par H. Estienne dans un très long cbipitre, est sûrement née 1 expression à quel saint §e vouer.

Saison, temps.

6o5 En une autre saison , cette naïveté

Dont vous accompagnez votre crédulité, Anselme, me seroit un charmant badinage.

UÉt,, II, 4; - Cf.tWa., II, 11, V. 868.

533 Plût à Dieu que ma sœur. . . — Ce n'est pas la saison

De m^expliquer, vous dis~je. — Et pourquoi ? — Pour raison.

Dip, am,y II, s.

1971 Remettons ce discours pour une autre saison, - Fftn. sah, » lY, 3.

Il est iaÎBon pour vous de voir votre lingère. - Coaiv., Suite du Ment,, IV, 7.

11 est tantost êoiëon de borner nos désirs.

Mallbvillb, Poét,, in-A% iGàg, p. i83.

Ce qui estoit bon à dire en une lotaoïi ne Test plus dans Tautre.

Saikt-Ahant, La Générmue : Ah Lecteur,

Il est, ce me semble, iadon De retourner à sa maison.

ScABROli, Œuvr,t Paris, David, 1700; I, p. 635.

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