‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 439 sur 664 · SAUVE (DIEU ME) — SAVANTAS · texte numérisé non relu

SAUVE (DIEU ME) — SAVANTAS

* Â proprement parler, un iotrape est un gouverneur de province ches le8 mata» Perses.

Nous voyons que les Grecs mesmement medoient en leur langage quelques mots Persiens, notamment en ce qui concemoit le gouvernement du royaume, ou plostost des royaumes du Roy de Perse ... — Âvei-vous en mémoire quelque exemple de tels mots Persiens dont les Grecs ayent usé en leurs escrits? — Ouy ; voire un qui est bien notable, d^autant qu*il est aussi usité au viel langage François. — Où est-il ? — Le mot êatrape, — 11 me souvient l'avoir leu en Xénophon. — Or vous estimez bien qu^il eust pu accommoder quelque mot Grec, ou bien en faire un nouveau, pour mettre en la place ; mais il a mieux aimé le Persien.

H. EsTiBHirB, Long, franc, 'iud., édit. liseux, I, p. 75-76.

Un des premiers soins du Prince (chez les Perses) estoit de faire fleurir Tagriculture; et les Satrape» dont le gouvernement estoit le mieux cultivé, avoient la plus grande part aux grâces. - Bossun, HUt, univ,, in-4% 1681, p. A 7 9.

Sauve (Dieu ue), juron.

:te Voir t. Il, p. 6a3, Juron$,

SAVANTAS, sa vantasse.

693 Et des gens comme vous doivent fuir Tentretien

De tous ces savantas qui ne sont bons à rien. - Fâch.y III, 3.

Le plus honnesie homme des hommes . . .

Fût-il sçavant et davantage

Que Nublé, Gaumin ou Ménage,

Ou tels autres grands sçavanloê.

Si la renverseuse d^Etats . . .

Ne leur veut estre favorable,

Et leur savoir et leur vertu

Leur serviront moins quW fclu.

ScARRON, CEuvr,, Paris, David, 1700; 1, p. s 5.

Tay esté vous écrire étourdiment les doutes impcrlinens de nos êçavantaueâ sur vos derniers vers. - Gostar, Lettrée, I, p. 968 : Lettre à Balzac, du h avril 16&6.

Si quelque êçavantaue s^élève contre luy, vous le battrez en ruine par vos bon» mots. - Id. , ibid, (à Bensserade), i658; 1, p. 85a.

Corbinelii a été charmé de la peinture au naturel de votre iavantat,

Sév.,VIIl,p. 43i.

Si vous en croyez des personnes aigries Tune contre Tautre,. . . Thomme dorle est un iavanta»ie,. . . le gentilhomme, un gentillàlre. - La Brut., II, p. 117.

Ne dites-vous pas encore du $avantaue : ffil est bel-esprit ?9) - Id., p. 86.

Grands êavantoM , nation incivile , Dont Calepin est le seul ustancilc, Plus on ne veut ici de votre affroc.

M"* Desroulikres, Poéêieê, 1707; I, p. %*"- Bail. () M, Chaipentier,

t¥ Sous TEmpire, les militaires instruits, réfléchis, capables de saisir la philosophie (i^ la guerre, s^appelaient des $avanta$$eg; trente ans plus tard, sous le gouvernement coosli-

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