‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 460 sur 664 · SENTIMENTS — SENTIR · texte numérisé non relu

SENTIMENTS — SENTIR

Sentiments : pousser les bevux sentiments. ,

# Voir ri-deH8US, p. 36 1, Pùtuter leê beaux ientimenU,

Sentir.

i645 A rheure que je parle, un jeune Egyptien

Qui n'est pas noir pourtant, et sent assez son bien. . .

UÉt. , IV, 7.

55 Cela sent son vieillard. - £r. des Mar,, I, 1.

i3/i Et d'une stade loin il sent son grand monarque. - Mélic, I, 3.

Tout cela sent la nation ; et toujours Messieurs les François ont un fonds de galanterie qui se répand partout. — SicU.y se. 1 1.

4c Dans le même sens, et sous la forme unipersonnelle , U êent :

i56/i Cest quï{ sent le bâton du côté que voilà. — Dip. am., V, 3.

Ouais, je ne sais d'où cela vient, mais il sent ici l'amour. . . Pai le nez délicat, et j'ai senti cela. - Am. magnif., I, 1.

i63 Supplice imaginaire, et qui sent son moqueur. - Coih., MélUe, I, a.

1119 II tient que les combats eentent Taventurier. - Id., AttUa, IV, 1.

Tout ce qu'elle m'a dit tent son esprit coquet.

Th. (iORii., D, Berlr, de Gg,, IV, t ; - Cf. Id., Aid,, I, 6.

Il tent son honnête homme , et je Tai méconnu.

QuiNADLT, Af^ coquette, I, 3 ; - Cf. Id., Let Rivales, II. 7-

Les quolibets que je hasarde Sentent un peu le corps de garde.

La Fout.. ÎX. p. hhb : Lett, au due de Bourg*

Ola tent bien son homme qui demeure le plus qu'il peut près de sa maîtres^*

Rac, VI, p. âoi : LiiT. annota.

Il ient wm noble , et vous votre homme de néant.

MoifTPLBURT, Gentilk, de Bea»ce, V, 5 ; - Cf. Id. , tW., 1, 1; - Coméd, poète, 1, 3 ; 111, 7 ; - Êc, des Jaloux, 1,3: elf.

Ma lettre tent la solitude de la forêt. - Sév., V, p. kk.

Co qu'il dit, ce qu'il fait, tent son homme de cour.

Haotbbocbe, Bourg, de quai,, III, 1.

Sous rhabit de Vénus, avois-je l'air charmant?. . .

— Vous tentiez la déesse une lieue à la ronde. - Rbgnabd, Méneckmei, I, 3.

ife (r£/n mien beau-frère ^t a etprit et qui tent ton bien, sont trois façons de parler populaires et bourgeoises; la dernière est un peu plus en usage que les deux première; elle est de la bonne bourgeoisie de Paris, et elle s'étend même jusqu'à des demi-courtisans.» - Db Gallièbbs, Mott à la mod^, 1699, p. 81.

Voir ci-dessus, p. la^i. au mot Mouche, une citation de Bossiiei.

SKNTIR (SE) — SENTIR 583

Sentir (Se).

Je suis dans une colère, que je ne me sens pas. - Mar, forcé, se. 4.

Je ne me sens pas, je l'avoue ; je jette des larmes de joie.

D. Juan y V. i.

993 Relrauchez ces jours superflus Où notre âme ignorant son être Ne te tent pas encore, ou bien ne «« sent plus. - La Font., VI, p. 3dC.

Et je suis si ravi que je ne m'en tent pas. - Moutflbuiit , Dame médecin, il, A.

Les ligues et les guerres, au commencement délestées, aussitost que les Proieslans te tentirent, devinrent permises.

BosscKT, Hitt, det Var,, f\ in 4", 1688; II, p. 101.

Senti R,/or/;i^ interroffative de Ui première personne. O Ciell que sens-je? - D, Jtmn, V, 6.

^ r Malherbe, dans let Plaintet d'Akandre pour la captivité de ta mnttrette, n dit ;

1 3 Parmi tout c«t heur, 6 dure destinée ,

Que de tragiques soins, comme oiseaux de Phinée, Èent-je me dévorer! - I, p. iSq.

ttRertnut, dans unn de ses Complaintes, a dit de-uiesme :

Or tent-je combien de plaisirs Sont amers à ma souvenance.

îrEl de M. Saint-Amant, en son Melon :

Quelle odeur tentée eu celte chambre?

ffEt M. Sarasiu, dans son Epitre en vieux langage, à M. le comte de Fiesques :

Ainsi Ventendt'je ; et sans doute toy-mesme. De prime abord. Tas entendu de mesme.

ffEt Villon, dans son Grand Tettament, feuillet onzième. Si craint-je avoir dospendu . . . n

îci nous arrêtons notre citation pour faire remarquer que le texte arrêté par La Monnoie o[ reproduit par Pierrre Jannet, dans la collection Picard, porte

XXV Si ne crains avoir despendu . . .

Nous reprenons la citation de Ménage :

fr C'est ainsi qu'il faut parler régulièrement, comme Ta fort judicieusement remarqué Tauteur de la Grammaire générale, en ces termes : Si je dis : j'aime, vout aimez, il aime, c*ett, cela signifie ralîirmation. Mais si je dis : aimé-jef aimez-vous T aime-4'ilf est-ce? cela signifie Tinterrogalion. D'où il s'ensuit , pour le marquer en passant , qu'il faut dire : tent je , lit-je ? et non pas : tentez-je f litezje ? parce qu'il faut toujours prendre la per-

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