SÉRÉNADE
sonne que vous voulez employer, qui est icy It première, je êêiu, je Ub, ei iransporler son pronom pour en faire un interrogant ^') . . . Toutes ces choses, qui sont très>veritablefl, avoient déjà esté observées, par mon avis, dans les Remarann de M. de Vaugelas. Mais, comme tous les Parisiens disent : êenU-je T menté-je T rompe-jê T dcrmé^e T et que le langage des provinces doit être reiglé selon Tusage de celui de Paris, la capitale du Royaume et la demeure du Souverain , j^ay changé depuis peu d'opinion à Tégard de quelques-uoi de ces mots, qui sont si rudes de la façon que les disent les provinciaux, qu^on a peine i les prononcer : comme rompt- je, menU-je, tere-je, dore- je, et qui d'ailleurs sont équivoques, car rompe- je y mente- je y eere-je, dore-je se prononcent comme ronge ^ tnange, eergt, d'orge. Mon avis est donc pi^ntement qu'il faut dire à la parisienne : rompé-je, mmtijt, eervé-je, dormé-je. Les reigles de la Grammaire doivent céder, en ces occasions, à la douceur de la prononciation. . . Mais, pour ces mots eene-je , perde-je , entendê-je, qui ne sont pas difficiles à prononcer et qui ne font point d'équivoque , je coutinue à les dire de cette sorte avec les Provinciaux. . . Le meilleur pourtant est d'éviter tous ces mots, de quelque façon qu*on les puisse dire.7) - Mé^Acs, ôbeerv,, 1679 ; I, p. ioi-io3. — Ce passage se retrouve textuellement dans l'édition de Malherbe donnée par Ménage en 1689, p. 494,495.
Vaugelas, dont parle ici Ménage, ne veut pas que la forme du yerhe soit modifiée pir l'interrogation , et est disposé à approuver ceux qui trouvent menté-je plus dur que menejt. A ce sujet, l'Académie fait l'observation suivante : tr . . . Le een^e me dévorer de M. Malberi)e n'a point plû ; il est grammatical, mais dur à Toreille, et plusieurs (académidens) ont dit que, s'il falloit choisir nécessairement entre mente- je, perde-je, rompe-je, dore-je et menté-je^ perdé-je, rompé-je, dormé-je, ils diroient plustost le darnier contre la règle, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui parlent ainsi. Cependant le plus seur est de ch«%her un autre Umr.n
Obeerv, de VAcad, franc, tttr /es Remarquée de M, de Vaugelae, in-4*, Parii, Coîgnard, 170A, p. 933-a34.
Voir, sur cette question, un article plus développé, ci-dessous, Verbee : forme intemgative de la t*^' per». du jn'é», de Vindic,