SI... QUE DE
A la fuite de la remarque de Vaugelas, Goraeille, qui Ta employé, Ta chan^ deux fois.
1700 Si vous veux-je pourtant remettre bien ensemble. - MélUe, édit. i633, V, 5.
Je vous veux toutefois remettre bien ensemble. - Iffid,, édit. 1660. 1690 5i faut-il pour ce nom que je vous importune. - (ra/. du PaL, édit. 1687, ^* ^*
Permettei pour ce nom que je vous importune. - Ibid,, édit. 1660.
crCea deux vers de la Contre-Satyre (c'est-à-dire de la Sot. di$ Sat. par Gotin) ne sont pas encore trop bien tournez :
Tbeopbile jamais n*a dit ce mécbant mot, Et $*u paya ses vers de deux ans de cachot.
«Il falloit mettre : Et »' il paya ses vers, ou bien ainsi :
Quand il paya ses vers de deux ans de cachot.»
CoTiif, Crit, dnintér,, 1666; Nouv. Coll. moliér., p. 6a-63; - Cf. 1d. , ihid, , p. 76.
Si . . . QUE DE . . . , SI . . • DE ... , assez pour . . .
J*ai eu un aïeul, Bertrand de Soten ville, qui fut si considéré en son temps, que (f avoir permission de vendre tout son bien pour le voyage d'outre-mer. - G. Dand.y I, 5.
Ouais! Seroit-elle bien si malicieuse que de s'être tuée?
Ilnd.,1116.
Vous étes-vous mis dans la tète qu'un homme de soixante et trois ans ait si peu de cervelle, et considère si peu sa fille que delfk marier avec un homme qui a ce que vous savez? — Pourc,, II, 6.
S'il estoit si hardi que de me déclarer son amour, il perdroit pour jamais et ma présence et mon estime. - Am, magntf.y II, 9.
Si j'avois si mal suivi votre exemple que de me laisser aller à quelques sentiments d'inclination ... - Ibid. , IV, 1 .
i55o Et je ne pensois pas que la philosophie
Fût si belle qu'elle est <f instruire ainsi les gens,
A porter constamment de pareils accidents. - Fem, sav.j V, 1.
Il n'y a point de maladie si osée, que de se jouer à la personne d'un médecin. — Mal. imag., III, 1/1.
S*il est ii outrecuidé pie de me le déclarer, qu'il sçache que je le traiteray de la sorte qu^il n'aura jamais la hardiesse de m'en parler deux fois.
D'Uaré, L'Àttrét, 161A; II, p. kh'j.
Voyant qu^il estoit ii insolent çim de taxer la mémoire de Gbarlemiflie, pwr estaler une des plus vilaines fables du monde, il luy escrivit, le priant de songer à ce qu*il faisoit.
Le P. Gabassi, Rech. ds< Rêch, de M" Bit Piufuier, 169a, p. 981.
Et 8*ib sont <t estourdis que de s*ofienser de mes paroles, je diray que tdie est ma créance. - Id., Doctr, cur., 169/1, p. 933; - Cf. ilnd,, p. 919.
Ne vous imaginez pas qu^il y en ait un n' hardi de faire semblant d*y penser.
Malh., IV, p. 71.
Il fut st eflronté de luy dire . . .
SoRiL, Polyandre, i6à8; H, p. 80; - Cf. Ib., ibid., p. 3io.
Ett-tu bien tt présomptueux De bander arc ou tirer flesche f
Dassodct, Ovide «1 Mie kutneur, i65o, p. 91.
On vous a fait quelque caquet ,
Et vous estes tt beste
^en avoir eu mal à la teste. - Ricuia, Omde bouffon, 1669, p. 917-
Cette Déesse ne seroit pas tt farouche que de lui en refuser un.
La Font., VII, p. 177 : ClymèM, coméd.
Elles furent «1 hautaines
Que de disputer le prix
Aux Muses, qui sont les reines
Des arts et des beaux-esprits. - Rac, VI, p. /Ï99 : Letir,
M. Basnage m*a demandé si j'estois asseï crédule pour m^imaginer que JuKro TApostat ait esté tué par un ange. Je pourois à mon tour luy demander s*il est » crédule que de croire que du Bourg ait esté prophète.
BossuBT, Déf, de l'Hiet. dee Var,, in-ii, 1691; S 35, p. ii3.
Qui l*a fait $i téméraire que de m^interrompre ?
Régis ARD, DeêcetUe d*Arleq., se. 7'
Qui vous fait «1 téméraire d'usurper ma juridiction t
Regnard et DoraéiiT , Ckinoie , IV, s.
Si : QUE SI.
1736 Que 8%, comme devant, il vous faut encor suivre, J'y consens. - L'Jsf., V, 9.
9 S Hé! ^ W la colère une fois me transporte,
Je vous ferai chanter hélas I de belle sorte. — Sgan.^ se. 1.
& 1 5 \h] que si de vos mains je rattrape mon cœur.
Je bénirai le Ciel de ce rare bonheur I - A/moioA., Il, 1.
5^5 Que ai tous leurs efforts ne peuvent le tirer.
Pour m^acquitter vers lui j'irai me déclarer. - Coaii., Suite du Ment,, II, a.
Ah I que si je pouvois rattraper ma quittance I
Th. Cor5., D. Bertr, de Cig., IV, 9.
Que si le mort n'estoit convaincu d'aucune faute, on Tenseveliaaoit honorablement
BossosT, Hist. MNto., in-6% 1781, p. 646; - Cf. la., Hitt, des Var,, 9 in-h* i()88; II, p. Uka;- Arert.aux /Voles/., în-/i*, 1689-1691; VP, S 69, p. 684 S 76, p. 789.
Si, dans le second membre d^une phrase tnterrogalive.
1 187 Mon cœur court-il au change, ou si vous Ty poussez?
Fetn. sav., IV, 2.
Songé-je, ou si je veille? - Larritit, La Vefv€, I, 5.
Dor9-je , disoit-il , ou tt je veille ? - DTbt é , L'Aêtré€ , i6ià;II,p. iBi.
Si . . . COMME. . •
Je vous félicite, vous, d'avoir une femme $i belle, si sage, et si bien faite comme elle est. - Méd. malgré lui, II, 9.
Tii animai <i merveilleux comtne le Phénix devoit avoir des effets nomparciis.
SoREL, Pohfandrtf 1668; II, p. 19(1.
* Voir 1. I, p. 43o, Comme pour quê, après un comparatif.
Si , construit avec le conditionnel.
Si vous auriez de la répugnance à me voir votre belle-mère, jo n'en aurois pas moins sans doute à vous voir mon beau-fils. — UAv., III, 7.
Je meure, si je sauroii vous dire qui a le moias de jugement.
Malh., n, p. 93 A.
377 Si ce crime autrement ne iauroil se remettre,
Cassex : ceci vous dit encor pis que ma lettre. - Corn., Place Roy,, II, a.
Il se fust peut-estre consolé, «t ce malheur luyjuet arrivé dans le temps qu*il la jugeoit inGdèle. - SEBKki8,Nouv, franc., i656; 3* Nouv., p. 986-987.
709 Ou II d'mi sang trop vil ta main eeroà trempée, - Rac, Phèdre, II, 5. Si. . . ET QUE. . . (et SI. . . ).
1876 SrW ne vous suffit pas de toute l'assurance
Que vous peuvent donner mon cœur et ma naissance. Et que de votre esprit les ombrages puissants Forcent mon innocence à convaincre vos sens. . .
D. Gare, IV, 8.
Ce seroit une chose plaisante si les malades guérissoient, et qu'on m'en vtnt remercier! - D. Juan, III, 1.
5i tu remues à présent ou que tu parles, nous allons voir beau jeu.
Rboxard, Divorce, II, 1.