S9& SEUL DE. . . — SEULEMENT
890 Mais une femme habile est bien une autre béte :
Notre sort ne dépend que de sa seule tête. - Ée.dst Fem., III, 3.
Voilà votre fille que j'ai tirée de force d entre les mains de rhomme avec qui elle s'enfuyoit; non pas pour Tamour d'elle, mais pour votre ieuk considération. - Pourc., m, 7.
1311 Ce n'est qu'à l'esprit seul que vont tous les transports.
Fem. sa», y IV, 3.
Seul de ... , seul de tous , seul entre tous.
535 Et vous ne pouvez pas, un seul moment de Ums^ Vous résoudre à souffrir de n'être pas chez vous?
Misantk.y II, 9.
100 Miuuiolo s'y rend, ê&ul d$ sa bande. - La Fort., IV, p. 33o : C9ntei, h s* 39 Lui ieul de tant de Rois. - Rac, Prol. d'^Eêiher,
Seulement. Ne. . . que. . . seulement. . .
3|c Voir t. I, p. 55, Adverbes : ne, , , que, . . teulement.
Seulement, eûûpléiif.
977 Mon Dieu, je ne veux rien. Suivez-moi seulement.
Éc. des Mar.y 111, 5.
Laissez-moi faire seulement. - SicU.y se. 5. Laissez-moi faire seulement. -Bourg, gent., 111, i3.
Elle feindra d'être en colère;. . . mais continues ieulêm$iU, et, si vous este» 9^' sidu, soyez asseuré que vous remporterez. - D^Uaré, L'Aitrée, 161 à ; U, p. iSa*
Je vous ramènerai bien au logis ; suivez-moi ieulemiHt.
PaaRAULT, Conteê : Le Petit-Ikmeet,
Nous avons la signature ; il faudra au moins qu il paye les dommages et intcrél>>i laissez-moy seuletnent faire. - Fubbtikbb, Hom. bourg,, I, p. 90.
Écoutez seulement; prêtez-nous grand silence. - MoRTrutuiT, TrigmkUH, 111 «8»
Qu^il n^cntre point I — Allez, cachez-vous êeulemeai,
Baboh, Ée, dee Perte, IV, i<
Écoutez-moi ; je n*ai que deux mots à vous dire.
— A la bonne heure, soit ; dépéchez seulement, - Rbo5ARD, Vendanges, sci io<
Laissez-moi faire seulement, - lo. , Filles err,, III, a.
* «Les Grecs usent souvent sans besoin de quelques mots, entre lesquels sont ceui-«' ^6vos, àXXot rif (et non pas rts) , et ne plus ne moins usons-nous des uostres qui ont mesnit* signification que ceux-ci. n Après avoir cité plusieurs exemples grecs, Tauteur ajoute : ^0^
)our venir aux exemples, je dis que ce mot «mii se met en plusiean locutions, lesquelles (^en pourroyent bien passer ; comme quand nous disons : Je n*en ay pas échappé un ssitl ; tem, il ne ro^a pas respondu un têul mot. II y a davantage que, comme le nom fi6po€ se net superfluement, aussi se met Tadverbe itàpop^ et en nostre langage pareillement se Jt>UTe telle superfluité de Tadverbe ieuletnerU que du nom Hul,7f
H. EsniifHi , Conformité dufrançaii avec k gr$c.
Si , adverbe devant un substantif au lieu dun adjectif.
5o3 Non, jamais homme n'eut $i hdie de mourir. - L'Et., Il, q.
Si pour vous il est vray que la mort ait st hâte.
BouasAULT, Médecin volant, se. it.
Nous ne sommes pas «t brebi$ ni si patiens que vous pourriex croire.
BossuBT, Déf, de l*Hi$t, de» Var,, iu-ia, 1691 ; S 3A, p. 117.
La nuit, j'ai a» petar des esprits, qu'il faut que j'aille coucher avec ma mère pour me rassurer. - Rio5ABd et DuraÉRT, Foire Saml-Germaiti, 1, a.
Voilà ma sceur, qui a et envie d'être mariée. - Rbgivabd , Hom, à 6. fort,
M, ET SI, pourtant, cependant.
Elle est morte, et si elle court comme le cheval de Pacolet.
Jalousie du BarbautUé, se. 1 1.
579 Déjà depuis longtemps je cherche à le comprendre, Et «t, plus je Técoute et moins je puis Tentendre.
Sgan.y se. 33.
Je le connois : ma peine sera inutile. — Si faut-il pourtant tenter toute chose. - Princ, (f£/., III, 5.
PiKRROT. Non, tu ne m'aimes pas; et si, je fais tout ce que je pis pour çà. - D. Juan y II, 1.
Si faut-il bien pourtant trouver quelque moyen, quelque invention, quelque ruse, pour attraper notre brutal. - Sicil.y se. 4.
J'ai la této plus grosse que le poing, et «t, elle n'est pas enflée.
Bourg, getit., III, 5.
Quoy que le Bergor fist semblant de n'entendre ce discours , si le comprinl-il aiscmeut. - D'L'Rpé, L*A»trée, 161/i ; I, p. 78*; - Cf. 1d., ibid,, p. âa\
Le muletier est nu-pied ; et »i ce n'est point qu'il ait trop chaud.
Malh. , Trad, de Sénèque, Ep, 87.
Vous parlez comme un Scipion,
Et $i vous n'estes qu'un pion. - Rec, de rondeaux, in-da, 1689, P* ^^*
Mais aujourd'hui, quelque malheur qu'il sente. Si faut-il bien que le malheureux chante.
.ScAnROi<«, Œuvr., 1700; 1, p. 35o ; - Cf. Id. , iiid,; 1, p. 3/i8 et 399.
VoM-ia, j^aime parloot, H ti je n*aîme rien. ScABROR, Joddet dndUtU, IV, B ; - Cf. Is., Virg, trtn., 1706 ; II, p. an.
L^UD crie, en saignant, «r Je me meurs I« Et »i Von n*occit personne.
SinT-ÀHAirr^ CEutr,, bibl. elxër., II, p. i6i; - CL 1d., Ihid,, I, p. 997; U, p. ioQ.
Je ne sçay à laquelle je doy donner ma Toix de toutes ces Dames. . . — Si' cslce que pourtant il faut que vous en nommiez une.
Sbgbais, Nimv. franc,, i656; 9* Nouff,, p. 486-&85.
Cloris, TOUS mourez à toute heure, Et êi vous ne mourez jamais.
GoHBAULD, Épigr,, in-19, 1667, P* ^7^*
Vous me persuadez toujours ce qui vous plafL
— Et n, voas le savez, c^est sans nul intérêt. - Quikault, Mèr$ eoquHtt, Ol, 1.
Je chante les amours et les advantures de plusieurs bourgeois de Paris de Fun et de Tautre sexe ; et ce qui est de plus merveilleux, c'est que je les chante, et n je ne sais pas la musique. - FcBcnàBB, Rom, bourg,, I, p. 97.
Hle est encore foible, et tt déjà les roses Retracent stir son teint ses premières couleurs.
Br^ssbradb, Œuvr,, 9 in-19, 1697; I^P*^^^* - Cf. lo.. Bail, de Ca$»andre, 3* entrée.
bU'] Quand je m*enrfaumerai à force d'appeler.
Si faut-il qu^ii entende. -La Fort., VII, p. 176 : Qipnène, roméd.
Voyez-vous, les habits, les discours, Fentretien, Gela c'est quelque chose, et ti cela n'est rien.
MoifTFLBURT, GetUtlh, de Beattce, III, 8; - Cf. lo.. Ambigu com., i*' intcnn., se. a.
£st-il rien sous le ciel d'égal é mon malheur? Je prendrois un époux pour qui j'ay de l'horreur I
— Non, non, consolez- vous, vous serez mariée.
Et ti vous ne serez jamais Panulphiée. — Criliq, du Tart, , se. 5.
Celui qui m'embarrasse le plus, c'est ce persécutant M. André, tl st je ne li^^ dob que 3,5oo livres.
Reg5ARD, Retour imprévu, se, h; - Cf. Id. , ibid,, se. i5 ; - Divora, I1 7 '
Elle n'avoit jamais étudié, et «t elle savoit plus de latin que son mari.
Rbgnard et DuTRéinr, Foire Saint- Germain, I, 8; - Cf. Id., tbid., DI, &.
* Vaugelas et, après lui, TI1. Corneille et l'Académie se sont ocx;upés de tt, pour tout cela, pourtant, etc.
«t On se servoit autrefois , dit-il , de celte particulo «t avec beaucoup de grâce , ce semble; par exemple , on disoit : tr J'y ay fait tout ce que j'ay pu, et tt je n^ay pu en veni à bcut.7) Mais aujourd'huy on ne s'en sert plus, ny en prose, ny en vers. . . rt
frM. Chapelain, répond Th. Corneille, dit qu'on se sert encore de tt, en pariant etd< meurant un peu sur le tt, pour dire avec tout cela, mais qu'il est très-bas.»
Quant à l'Académie, elle «ra esté du sentiment de M. de Vaugelas. . . El tt peut néant-moins encore trouver sa place dans le di^'cours familicm. - Vaugelas, édit Chassang, II p. fj^