SOI (PAR) — SOIN
cr Quand il s'agit d'une chose et non pas d'une personne, on met d'ordinaire $oy :. . . r Celte figure porte avec $oy le caractère d'une passion forte et violente.» On pourroit dire iiéantmoins trporte avec elle.r) - Bouhoubs, Rem, nouv,, 1675, 3'édit, 168a , p. 387-399.
Mêmes remarques pour ioi-méne et lui-même, mêmes distinctions subtiles, mêmes excepions aussi nombreuses que les règles.
Soi (Par).
^ Voir ci-dessus , p. 3 1 ti , Par $oi.
Sot : EN SOI, à part.
La Princesse, parlant en soi. - Princ. iEL, lil, i.
-¥ Les éditions de 173^ et suivantes traduisent : rrLa Princesse, à part,n
Soin, un des mots les plus vagues de la lar^e au temps de Molière; là où il V emploie y on pourrait admettre les équivalents suivants :
i^ Attentions, égards, galanterie, hommages, etc.
2 Nous verrons de nous deux qui pourra l'emporter, Qui, dans nos^otW communs pour ce jeune miracle,^ Aux vœux de son rival portera plus d'obstacle. - UEt.y I, 1.
55o De vos soins autrefois Valère étoit Tobjet. — Dip, am., II, 3.
A 06 Et rebuté par vous des soins de mon amour. . . - Z). Gare, II, 1 .
10/11 Cependant, si vos soins s'attachent à me plaire.
Songez que votre bras. Comte, m'est nécessaire. - Ibid., III, 3.
to4i Vous voyez, elle veut que je vous entretienne. Attendant un moment que son carrosse vienne ; Et jamais tous ses soins ne pourroiont m'offrir rien Qui me fût plus charmant qu'un pareil entretien.
Misanth.y III, 5.
12 39 Oronte, dont j'ai cru qu'elle fuyoit les soins. . . - Ibid.y IV, 3.
3 5 Pour tous les soins d'Acante on me voit inflexible.
Mélic.f I, 9.
379 Et quand Myrtil venoit à s'ofl'rir à ma vue,
Qu'il jouoit avec moi, qu'il me rendoit des soins ^
Je vous disois toujours de vous y plaire moins. - Ibid., Il, 9.
Tai montré des assiduités; j'ai rendu des soins chaque jour.
Am. maguif.y 1,9.
Gonnoissant son indifférence le peu de cas qu'elle fait des devoirs qu'on lui rend,. . . (c'est) à vous plutôt qu'à elle que je rends tous mes êoins et tous mes hommages. - Am. magnif,^ f, s.
3g 3 N ayant ni beauté, ni naissance A pouvoir mériter leur amour et leurs soins y Ils nous favorisent au moins De l'honneur de la confidence. - Psychéy I, 3.
Triste et resveur, et le chagrin dans Tame , Belle Philis, je vous rends tous mes toini.
Ain et Yaudev, de Cour, i665 ; I, p. 5i.
A quoi bon ce discours? En éles-vous Ûché, Vous dont Tempressemeni d^entrer dans ma famille Témoignoit tant d^amour et de toint pour ma fille?
MoNTFLBuir, Ambigu eam,, i** interm., se. a.
Je ne sçaurois comprendre ce qu^il vous veut, dans les «omu qu^il affecte de tous rendre I - Himilto^, Mém,>de Grwn,, chap. xi.
* «Rendre des soinij» ëtait une expression nouvelle au temps du P. Bouhours. - Le P, BouBouas, Ari$t$ $t Eug,, a* édit., 1671, p. i3i.
a** Souci, préoccupation.
197 Que faites-vous dehors? et quel soin vous talonne? — Ukt.y I, &.
&7 Lélie est fort bien fait ; mais apprends qu'il n'est rien Qui ne doive céder au soin d avoir du bien. - Sgan.y se. 1.
A 03 Mais qu'on ait sans amour tous les «011» d'un jaloux, C'est une nouveauté qui n'appartient qu'à vous.
D, Gare, y 11, 1.
i335i On ne voit échapper aux soins que prend sa flamme
Aucune occasion de soupçonner mon âme. - Ibid.y lY, 8.
176 Et je ne tiendrois, moi, quelque soin qu'on se donne, Mon honneur guère sAr aux mains d'une pe^rsonne. . •
Éc. des Mar.y I, ù.
i3 Ce sont coups du hasard, dont on n'est point garant, Et bien sot, ce me semble, est le soin qu'on en prend.
Éc. des Fem., I, 1.
i6o5 Pareille ardeur me presse, et même soin m'amène.
Misanth., V, 9.
3^7 Allons commettre un autre au soin que l'on me donne.
Fem» sav.y I, &•
Mais d'où vient que ces ioings brouillent ma fantaisie 7 Faut-il à mon amonr joindre la jalousie ?
BiRO, Clortie, pastor., ]63i ; I, 5, p. ]8«
Il a tousjours à table bien maschë ;
Il n^a nul totn , il n^est jamais fascké ;
Toutluy succède, il a le vent en poupe. - Rec, de rond,, in-33, 1639, p. 68.
11 n*a devant les yeux que le bien de TÉtat ; G*est où visent les $oin$ de cette illustre teste.
Matr.ird, Poés,, in-Â*, 16Â6, p. 36.
1763 Comme il a peu de force, il a beaucoup de «otnx;
Et sll pouvoit plus faire, il souliaitcroii moins. - Goiuf., Pompée, Y, 5.
36 Le win de tes sujets le rappelle à Versailles. - Dbspb., hpU, VllI.
63 Mon coeur, exempt de «oiVu, libre de passion. . . - Id., Sat, II.
A propos, tous nos gens sont ià-haut qui répètent, Pour chanter avec eux trop de «otVu m^nquiètent.
Hâutbiioche, Crtf/>. muiic,. Y, 1.
Ses Lettres Pastorales (de Jurieu) courent Tunivers, sans eslre, je ne dis pas notées par les Eglises, mais reprises par aucun particulier : tant le «otn de Tortbodoxie, si je puis parler ainsi, est abandonné parmi vous.
BossuBT, Avert, aux Proie$t,, in-&*, 1689-1691 ; I, S 19, p. 91.
J*ai pensé mûrement aux «ot'/it du mariage.
Aux chagrins presque sûrs où son joug nous engage. - Rig.xaid, Dûtrait, lY, 1.
Riez, chantez, dansez, livrez-vous à la joie. . .
Laissez à Jupiter les joins du lendemain. - Id. , Souhaita, se. lo.
3° Peines, efforts.
35 1 Jusques à quand ce cœur veut-il s'effaroucher. . . Et regarder les sains que pour vous on se donne Comme autant d'attentats contre votre personne?
Princ. (TEL , II , 1 .
1071 Monsieur, avec mes soins, tout ce que j'ai pu faire,
C'est de vous amener ces messieurs que voici. - Amph,, III, &.
Je vous y veux servir, et vous épargner des sains imitiles.
D. Juan, III, 3.
(Je) sais ce quW tel soin demande de salaire.
MoHTTLEOiT, Damé médecin, II, 5.
Monsieur vaut-il le «otti qu*on se mette en colère? - Rbostaid, Joueur, II, 10.
Ix^ Sentiments.
G 5 Je venois aujourdliui le prier de lui dire
Les soitis que pour son sort son mérite m'inspire» - A/e7ùr., I, a.
6ia SOIN
Vous ferex désormais tous mes $oùu les plus doux. - RR6!rii» , J^mêwr^ H , 8.
Que les amants sont sots! Pui8qu*un totn généreux
Vous intéresse encore aux jours dW malheureux. . . - Id., ihid,, II, 1 1.
5** Précautions.
go 9 Car enfin tous vos «oûm ne sauroient ignorer Quels secrets de votre âme on m'a su déclarer.
D.GwrCy m, â.
1&3 En effet, tous ces êoim sont des choses infâmes.
Sommes-nous chez les Turcs, pour renfermer les femmes?
Éc, de$ Mot., I, s.
1 57 C'est nous inspirer presque un désir de pécher,
Que montrer tant de soiru de nous en empêcher. - Ibid. , ibid. .
167 Et les êoins défiants, les verroux et les grilles
Ne font pas la vertu des femmes ni des filles. - lUd.y ibid.
777 Oui, j'ai su que ma nièce, en dëpit de mes soitiêy
Doit voir ce soir chez elle Éraste sans témoins. - Féck., III, 5.
96 Mais à quoi bon. Seigneur, les soins que vous prenez?
Prine. ihÀ.y I, 1.
Ce n*cstoit point la coustume des Romains d^avoir des ctladelics dans leurs places, ni de forti6er leurs frontières : et je ne voy gueres commencer ce win que sous Valentinicn I. - Bosscet, //i«I. univ., in-V, 1681, p. 53 '1.
6** Actes, procédés, manière de faire, conduite.
8G1 Contre nos ravisseurs vous marchez en personne : N'étes-vous pas content? et ces soins généreux Ne m'attachent-ib point par d'assez puissante nœuds?
D. Gare, y III, 3.
978 Les héroî(iues soins vous occupent si fort,
Que de vous en tirer, Seigneur, j'aurois eu tort. - Ibid. y III, 3.
93G Si vous manquez de Tétre,
On ne vous en doit point imputer le défaut.
Car vos soins pour cela font bien tout ce qu'il faut.
Ec. des Mar.y I, 9.
7** Occupation.
liUi La vertu fait ses soins, el son cœur s'v consomme.
te, des Mar.y II, 9.
5 00 Et je vais in'acquitter du êoin que tu me donnes.
Ec. des Mar. , II , 3.
9Q2 Je trouvai quelques gens d'un tros-rare mérite, Qui, parlant des vrais êoins d^une âme qui vit bien. Firent tomber sur vous, Madame, Tentretien. - Misanth,y\\\^ h.
7 Métant lout autre foiit arrière
Je m'en vais entrer en maliere. - Loibt, Muie hùior, , 3o août 1 66 1 .
a 19 Que Madame de Montauzier. . .
Persévère jusqu'à la fin A gouverner ce cher Daufîn Sans qu'accident ny maladie * De ce beau soin la congédie. - Id., ihid,, 3o décembre 1661.
Cambyse, fils de Gyrus, fut celuy qui corrompit les mœurs des Perses; son père, si bien élevé parmi les «otiu de la guerre, n'en prit pas asseï de donner au successeur d'un si grand Empire une éducation semblable à la sienne.
BossuBT, Hiêt. univ,, in-&*, 1681, p. 677.
Des ioinê plus importants me mettent en souci. - Rborabd, Méneehmeê, II, 6.
8° Louange.
Consacrez d'autres soins à sa pleine victoire : Vos louanges n'ont rien qui flatte ses désirs.
Mal imag. , Prol. ; BaUet.
9** Témoignage.
85 Ma pitié pour Dom Sylve avoit beau Témouvoir,
J'en trabissois les soins sans m'en apercevoir. - D, Gare, I, 1.
i35 Et par d'beureux succès d'une haute vaillance.
Mériter tous les soins de sa reconnoissance. — iM*» ^^«
10° Bonté, sentiment bienveillant.