MAGIE BLANCHE — MAIL
980 Rien de si plein d*esprit que tous vos madrigaux.
Fem. sav., III, 3.
U ordonna. . . quMls chantassent les plus joyeuses madrigalUi qu'ils sçauroient.
Lb p. GiBASSE, Doctr. cur,, 162k, p. 919.
1^3 Le madrigal, plus simple et plus noble en son tour.
Respire la douceur, la tendresse et Famour. - Dbspb. , Art poét. , Chant IL
3tc Le madrigal est un petit poème qui se termine par une pointe spirituelle et galante, comme Tépigramme par une pointe spurituelle et mordante. Au xtii* siècle , on faisait une autre différence : trA la Cour, on appelle épigramme, comme à Paris et ailleurs, une épigramme en vers égaux, et on y appelle madrigal une épigramme en vers inégaux.?) (Mé- 11 AGE, Obêerv., II, p. 1 5 9.) Cotin n'établit pas d*autre différence. U a écrit une longue dissertation sur Forigine et la nature du madrigal {Suite dei Œuvr, gai,, Paris, Loyson, 1 663 , p. 651-671). De tout son discours, nous retenons ceci, c'est que le nom de madrigal pourrait avoir été donné à ces couplets qu'échangeaient entre eux, par une sorte de défi, les paysans espagnols ou portugais; on en trouve de très intéressants exemples dans le roman intitulé Ai pupilhat do ienhor Reàor; ces luttes poétiques pourraient avoir pris leur origine dans la petite ville de Madrigal, devenue célèbre par la résidence d'un faux D. Sebastien, dit trie Pâtissier de Madrigah,
crLe mot de Madrigal n'est pas ancien dans notre langue. J'ay ouy dire k M. Chapelain qu^il avoit esté apporté en France avec celui d^idyUe, par le cavalier Marin.»
MéivAGB, Ubierv, iur la long, franc,, II, p. i53.
Chapelain se trompait. On trouve un vtmadrigaleTt dans les Œuvr. de Saint-Gelais, édit. de la bibl. eliév. , I, p. a 38 ; un autre est signalé par La Monnoie {Notée sur Saint- Gelab) dans Ronsard. Enfin on le rencontre dans le Diction, det Rimei d'Odet de la Noue, en 1696, c'est-à-dire dix-neuf ans avant l'arrivée en France du cavalier Marin, qui n'y vint qu'en 161 5. Le Diction, dei Rimee le donne en 1668, la Biblioth, univ, de Boyer, autre Diction, dei Ritnei, en 1669, les Originei de Ménage, en i65o. Mais le premier dictionnaire proprement dit où il paraisse est le Diction, franç.-eep, d'Oudin , en 1 660 , sous la forme madrigale, traduit par l'espagnol madrigal. Nous ne le retrouvons plus ensuite que dans Richelet (1680), Furetière (1690) et l'Académie (169&).
Magie blanche.
189 Quoi? te mélerois-tu d'un peu de diablerie?
— Non, tout ce que je sais n'est que Hanche magie.