MÉNAGE
Est-il défendu d^honorer les images de Jesus-Ghrist ou des Sainls? — Non, parce qu*on ne les a qu'en mémoire des originaux.
B088DBT, Catéch, de Meaux, in-ia, 1687, p. 90; - Cf. Id., ibid,, p. 208; - Catéch, des Feite$, in-ia, 1687, P* ^« ^^^) ^^*
Le Ciel vous fasse paix, d^avoir de moi métnoirel
RiGRÂBO, Légat, univ,, IV, 6.
MÉNAGE, conduite d'une maison ou d'une affaire; mobilier; ce qui se passe . . . , genre de vie.
7 (Test que je ne puis voir tout ce ménage-ci. - Tari, , I, 1 .
Jarni, je vas dire à sa tante tout ce ménage-ci. - D, Juan, II, 3.
Un homme. . . qui me vend, pièce à pièce, tout ce qui est dans le logis! — C'est vivre de ménage. - Méd. malgré lut, I, 1.
♦ Ici, on remarquera un de ces calembours dont Molière n^est pas prodigue (voii déêagréabU). La phrase veut dire à la fois vivre suivant les règles de l économie, et vivre
voir vivre sur son ménage, c'est-à-dire sur son mobilier. Ce jeu de mots est fréquent dans nos vieux auteurs.
Ces deux troupes, partant d'Élatie, désolèrent tout par ou elles passèrent. . . ce
Siteux metnage (la mort de votre père) ayant donné de meilleures pensées aux iéoticns, ils envoyèrent vers Quintius.
Malh., Trad. du 3s' Uv. de TUe-Lite, ch. xxix.
11 y en a qui vivent aucune fois de tnetnage, car ils vendent tout ce qu'ils ont
Tabârir, OEuvr., bibl. eizév., II, p. i3&.
Vraiment vous vivez de meinage : toute noetre vaisselle est engagée.
lo., ibid., U, p. itiS.
L'on m'a asseurc qu'ils vivent de meenage; mais c'est qu'ils vendent le leur pièce à pièce. - SoRBL, Berg. extrav., 1637, p. 870.
Un bon goulu vivait de ménage , vendant tantôt sa vaisselle, tantôt ses chaises cl escalieaux et autres bardes.
D'OuviLLB, Contée, i6hk; édit. Jouaust, i883; I, p. 73.
Elle iuy fit voir son ménage, entr'autres bestiaux, comme chevaux, poulains, brebis, pourceaux, etc. - Id., ibid., II, p. 69.
Mesme dans les prochains villages ^
n se fit d'étranges ménagée, - Voit. , Ep. à M. de Coligny.
Ce qu'on nomme ailleurs avarice En vous ne tient point lieu de vice : C'est meenage et précaution.
LoRBT, Poét. burl., in-A% 16/17, p. 166; - Cf. Id., ibid,, p. 5i, i38.
7 1 EUc a laissé chez vous un diable de ménage;
Ville prise d'assaut n'est pas mieux au pillage. - Corn. , Suite du Ment. , 1 , 1 .
Qu'il fait bon vivre de meinage I. . , Je prends à témoins ta parente :
Un lit de cent francs seulement Luy vaut six cens escus de rente.
Br^biup, Poét. div., iu-/i% i658, p. ab'j.