SOUFFRANCE — SOUFFRIR
Souffrance, patience, tolérance.
67 Comme sur les maris accusc^s de souffrance
De tout temps votre langue a daube d'importance. . .
Ée. de$Fem.y I, 1.
Six deniers pour livre exigés par les receveurs. . . plutôt par toujjratieê et coutume que pour aucun droit m titre qu'ils en eussent. - Malb., III, p. A 17.
699 Remarques-eu radresse : elle fait vanité De voir dans ses dédains votre fidélité. Votre extrême ioujffrancê à ces regards Tinvite.
Goiii., GaUr. du Pal., III, 1. (Var.)
* En 1660 , Corneille a changé le mot ioujfranee par un autre mot qui en précise bien le sens, il a mis :
Votre humeur indunuUê à ces rigueurs llnvite. Dans Molière, le sens n*est pas douteux si Ton se reporte aux vers 5s-56.
Souffrant, souffrante, patient, accommodant, tolérant.
ABg Des hommes en amour d'une humeur si souffrante
Qu'ils vous verroient sans peine entre les bras de trente.
Fâck., Il, U.
Sçais-tu que Messieurs mes parents
Sont de manière assassinante.
Sont gens d*une humeur peu touffranUf
ScABBOiT, Dsm. Obttvr., Paris, David, 1700; I, p. 9^7.
Souffrir, permettre.
1798 Mon frère (d'un tel nom «ni^m-moi la douceur).
D.Garc.,V, 5.
9aa (Jusques) à lui souffrir, en cervelle troublée, De courir tous les bals et les lieux d'assemblée.
Ée. des Mar., I, a.
1&79 Mais pour en triompher, souffrez à mon amour
De vous revoir, Madame, avant la fin du jour. - MisatUk,, IV, &.
&70 Si votre cœur me considère
Assez pour me souffrir de disposer de vous. . . - Psyché ^ I, 3.
89 De grâce, «oii^rez-moi , par un peu de bonté,
Des bassesses à qui vous devez la clarté. - Fem, sav.y I, 1.
A peine on me êouffroit de revoir mes amis. - Art. CoaH., Elégie à Tiras.