‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 504 sur 664 · SOUS — SOUTENIR · texte numérisé non relu

SOUS — SOUTENIR

996 G^esi une fille à nous, que, sous un don de foi. Un Valëre a séduite et fait entrer chez soi.

Éc.deiMar.,ïUyk.

i73& Si Ton vous a dit tout, ne vous a-t-on pas dit Que vous avez chez vous celle dont il s^agit, La fille qu'autrefois de Taimable Angélique, Sous des liens secrets, eut le seigneur Enrique?

Ée. des Fem.^ V, 9.

Sous, dans.

&/Î9 Ce n'est pas à mon cœur qu'il faut que je défbre

Pour entrer sow de tels liens. - Pn/ché^ I, 3.

Sous : sous COULEUR.

668 Quoi? que seroit-ce? — Anselme, instruit de l'artifice. M'a repris maintenant tout ce qu'il nous prétoit, Soui couleur de changer de l'or que Ton doutoit. — UÉt., Il, 6.

3|c Voir 1. 1, p. 5oo, QmUmr,

Souscrire k. . ., adhérer à . . .

93 Mais enfin, j'y êùuscris; courons trouver ce père. — MéHcy I, 9.

On le veut, j*y touscrit et suis prêt à me taire. - Dbspb., Sat,

thûi ... Vous-même à la paix touicririez le premier. - Ric, BrU,, IV, &.

Je ne m'étonne pas que les Bohémiens (les Frères de Bohème) ayent êOfuerit sans peine à cet accord.

B088UIT, IRit.dêi Var.,a in-&^ 1688 ; II, p. 3l 9-3id ; - Cf. Ih.^ilnd., I, p. 1 19-190; II, p. 90, 65ti'6%^; ~ Avert, aux Protêit, ,in-li% 1689-1691 ; VP, S 107, p. 779; S 1 09 , p. 785 ; S 1 1 5 , p. 8 1 9 ; etc.

Soutenir, maintenir, conserver.

1&16 Pour vouloir soutenir le courroux qu'on me donne,

Mon cœur a trop su me trahir. - Amph,, II, 6.

967 Allei, et soutenant Thonneur de vos ayeux.

Dans cet embrasscment recevei mes adieux. - Ric, Mitkr.t III, i.

Le désir et Tespérance de vous voir ioulietmmt, . . le reste de joie que j*ai encore dans Tesprit. - Si?., IV, p. a5, édît. 1786.

Un hoii plaisant est une pièce rare; à un homme qui est né tel, il est encore fort délicat d'en toutenir longtemps le personnage. - La Biut., 1, p. 91 5.

SPÉGULOIRB ET SPÉCUUTOIRE — STADE 639

Spkculoire et SPÉCULATOIRE.

Homme qui possède superlative fable,. . . géom<^trie, architecture, êpéculoire et spéculatoire. - Mar.farcéy se. 4.

4c On ne trouve ces mots dans aucune des éditions du Dictionnaire de rAcadémie, ni dans aucun dictionnaire ancien ; Littré cependant les a recueillis.

Spirituelle (Une).

87 Moi, j'irois me charger d'une spirituelle

Qui ne parleroit rien que cercle et que ruelle?

Éc. des Fem.y I, 1.

Ce seroit grand^pitié oue pour estre un peu belle. On dût appréhender aestre tpirituêUe, Qu'il fallût renoncer à ces divins trésors, Et que Tesprit donnât Texclusion du corps I

BmssiBiDi, Bail. de$ Musei, 1 1' Entrée : tf" d'Àrpùin, Mms«.

En dépit de cette ifnrituelle, c*est un chef-d*œuvrc surprenant que cette tragédie (Andromaque). - Subugnt, Fauuê Quenik, 1668; il, 9.

* Voir t. I , p. ika , Adj. employés comme tubêt,

SpLÉNIQUE : PARENCHYME SPLENIQUE.

4t Voir ci-dessus, p. 916, Purenchyms tpUnique,

SpuTATION, acte de cracher fréquemment ^ de simiare ^ fréqtiefUalif de spuere.

Autre diagnostique : la sputation fréquente. - Pourc^ I, 8.

Stade.

i3& Et d'une stade loin il sent son grand monarque. - MéUc.y 1,3.

Cestius estoit rampé à cinquante 9tade§ , c^cst à dire à six milles de Jérusalem.

BossciT, Hiité unit,, in-6% 1681, p. 334.

4t ft Stade, s. masc. Quelques auteurs de la dernière classe [comme Molière, sans doute] font le mot de itade fémitiin; mais ceux de la première le font masculin, et il les faut imiter. Le ttade étoit une mesure (grecque) do is5 pas, à cinq pies pour pas; mais le pic étoit plus petit que celui de Roi d*environ un quinilème ou un seiiième.D - D*Ablaii* couBT, dans Riobilit, Diction», 1680.

6&0 strophe — style

Strophe.

Je ne pensois pas que Monsieur Tibaudler fût poète, et voilà poar m'achever, que ces deux petits verseta-là. — Il veut dire deux ffropiet.

Eêcarb.f se. 5.

4t rr Strophe, terme de poésie ffrecque et latine, gai signifie Couplet, ou eertain nomlire de vers au bout desquels on finit un sens, et au bout auquel on recommence un autre, qui a même nombre et mesure de vers, avec une même disposition des rimes. Les Odes, les Stances, les Ballades, sont composées d*un certain nombre de Stropkm, Le mot de Couplet se dit des simples Chansons ou Airs, et Strophe se dit des Chants, des Odes et des Poèmes. 7) - FuBSTiisR, Dictûm,, 1690.

Nous n'accepterions plus, pour les Strophe$,h définition admise au xrii* siècle, d*aprè$ Furetière; ni pour les etanceê, ni pour les balladeê,

Style, terme de droite formule de rédaction.

* Philamihtb, au notaire :

1601 Vous ne sauriez changer votre $tyh sauvage,

Et nous faire un contrat qui soit en beau langage? — Notre ityïe est fort bon. - Fem. $av.y V, 3.

Les décrets des Evesques sur les matières les plus attachées à leur ministère reçoivent leur dernière forme et leur validité dans le même tUfU que les actes da Parlement, par Tapprobation de la Reine.

BossuBT, Hiet. de$ Var,, a in-4% 1688; II, p. 96.

C'est un style dans la Réforme de nommer toujours la parole de Dieu : on n*en croit pas pour cela davantage. - Id., ibid,; II, p. 36s.

Style, aufg.^ manière de procéder.

Je connois le style des nobles, lorsqu'ils nous font, nous autres, entrer dans leur famille. — G. Dand., I, 1.

5i £1 Monseigneur le duc d'Amville, Qui de bien traiter sçait le etile, La festinc le jour d'après Avec de merveilleux apréls. - Lobrt, Muu hiêtor., 16 octobre iG55.

Quoi I Vous ayant toujours fait mine peu civile , Cette nuit seulement elle a changé de etylef

Tn. Corn., D, Bertr. de Og., IV, 3.

Si Ton en parloit mal , je la souticndrois belle ;

C'est mon ityle, — Vraiment, la méthode est nouvelle.

MoivTFLBUBT, Procè» de la Femme juge et partie, se. 1.

Ennuyez-vous. . . à écouter les diiïérenls ttylei de nos deux ministres, tous deux singuliers, et mêlés de bonnes et de mauvaises choses. - Siv., X, p. 90.

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