SUBTIL
Puis que Jésus Christ a dit : «Gecy est mon Corps, cecy est mon Sang,» le changement est substantiel, et. . . la iubëtance du pam et du vin est changée en la 9uhitancê du Coq>8 et du Sang.
Bossoir, HUl dêê Var,, û în-6% 1688; I, p. 97 ; - Cf. Id., iind., p. âg, 96, iSo-idi, i3i, iSa ; II, p. 5, jâ, 1&9, 3i9 ; etc.
Ce qui est éternel ne change en rien, ni en tubitancê, ni en qualité, ni en accident,
H,, Averl, aux ProtêsU, in-Â% 1689-1691 ;¥!, $ 96, p. SgS; - Cf. Hnd,,% 96, p. 59a; - HisL Univ., in-6% 1681, p. 979, 399, Ai 9; etc.
* «Nous pouvons aussi considérer la pensée et Tétendue comme les choses principales qui constituent la nature de la iubêtanc9 intelligente et [de la euhitanec] corporeUe, . . Il est plus aisé de connoltre une 9ub$tance qui penee ou une iubetance Aendue que la êubêtanee toute seule. 7) - Dbsgabtis, Principe$ dephiloe,, art. 33.
«r Lorsque nous concerons la eubêtance, nous concevons seulement une chose qui existe en telle façon qu^elle n*a besoin que de soy-mesme pour exister. En qnoy il peut y avoir de TolMcurité touchant Texplication de ce mot trn'avoir besoin que de soy-mesme»; car, à proprement parler, il n*y a que Dieu qui soit tel, et il n^y a aucune chose créée qui puisse exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa puissance. C^est pourquoy on a raison dans TEscole dédire que le nom de eubêtance n'est pas univoque [ou synonyme] au regard de Dieu et des créatures.» - Id., ibid,, trad. du latm, Rouen, 1698, p. 39-4o.
ctLorsqu*ib distinguent la eubetance d*avec Tcxtension et la grandeur, ou ils n'entendent rien par le mot de fu^ttaitce, où ils forment seulement en leur esprit une idée confuse de la euoêtance immatérielle qu'ils attribuent à la tubetanee matérielle, et laissent à l'extension la véritable idée de cette eubetance matérielle, qu'ils nomment accident, si improprement qu'il est aisé de connoltre que leurs paroles n'ont point de rapport avec leurs pensées.» - Id., iffid,, ibid.
frlls soutiennent opiniastrement ces paradoxes, qui ne sont fondez que sur cette idée de l'Ecole dont ils sont prévenus, à sçavoir que tout ce qui se peut appeiler Eêtre ou Ckoee, est ou Subetance ou Accident, et que tout ce qui n'est ni eubêtancê ni accident n'est point Eêtre, n'est point Chote, est un pur tnen,r> - F. Biamia, Abrégé de la Philoiopkiê de M. Goêêendi, Paris, 1676, p. 10.
Subtil, adroit.
Tai tiré de son cœur, par surprise, un secret;. . . il a été au désespoir du vol subtil que je lui en ai fait. — Am. magni/.y II, 9.
L'un . . . étoit grandement tubtil et paresseux.
D'OnviLLR, Contée, i64â; Paris, Jouaust, I, p. 197.
Prenez garde. . . d'être déniaisé (volé) par les filous; il y en a de bien eubtile.
Id., ibid,; I, p. 9^5.
La plus eubtile de toutes les finesses est de savoir bien feindre de tomber dans les pièges que l'on nous tend. - La Rochbp., I, p. 80.
Mais elle est trop coquette et trop impérieuse,. . .
Et lient académie, elle qu'assurément
Le moins eubtil au jeu tromperoit aisément. - Poisson, Fem, coq,, 1, 6.
Le Peuple d'Israél n'estoit {)as plus intelligent ni pins m6ft7 que les autres Peuples.
BosscET, Hut. univ,, in-6% 1681, p. 199; - Cf. Id., ibid,, p. i65*i66, - Confier, avec M, Claude, in-m, 1689, p. 91 de VAverU
6&& SUBTILISER — SUBTIUTÉ
M. Claude estoit le plus iubiil de tous les hommes à éluder les déôsMos de ion Eglise lorsqu'elles Tincommodoient.
Bossoir, Hi$t. du Var,^ 9 m-&% 1688; II, p. 517-618; - Cf. b., ikii.y 1,
p. S19 ; II, p. 966, 970; - Avert, aux ProUêt,, ia-à*, 1689-1691; III,
S 95, p. 997; S 3i, p. 9/10; yp, S 99, p. 755.
La tuhUle invention, de faire de magnifiques présents de noces, qui ne coûleol rieni - La Brut., I, p. 999.
Subtiliser.
61 Pourquoi sidtUUser et faire le capable? - Dép. am., I, 1.
3|c Corneille a employé le verbe activement :
95 & Abl si Ton se donnoit la même diligence Pour extirper le vice et planter la vertu Que pour iubîUiger sa propre intelligence! - Cob5., VIU, p. ho : ImUj I.
1 17 Monsieur de La Roche-Poié, D'esprit très fort iubtilizé.
S'est séparé d'avec sa femme. - Lobit, Muze hiilor,, h février lôSa.
Il est vrai, ma bonne, que Saint-Augustin. . . joue et ntbiilûê sur raroilié, d'uBf manière qui pourroit ne pas plaire. - Siv., IX, p. 598.
Subtilité, distinction subtile, finasserie, adresse.
1897 Ahl toutes ces iubiUités
N'ont que des excuses frivoles. - Ampk.^ II, 6.
(Ésope) se sauvoit du châtiment par quelque trait de MubtilUê,
La Font., I, p. 37 : Vk d'Énft.
Qu*il me 8oit permis d*appeler de toutes les iubtiUtêt de leur esprit au cœur de Votre Altesse Royale. - Rag. , Eptt, déd, en tête à'Andromaquê,
La trop grande tubtilitS est une fausse délicatesse, et la véritable délicatesse est une solide tubtilité. - La Rochbp., I, p. 86.
G^est donc ces variations, ces iubtiUtez, ces équivoques, et ces artifices dont jVn* trcprens de faire Thisloire.
BossoET, Hiit. dit Var., 9 in-4% 1688; î, Préf., S 1.
Voilà donc les tublilitez, pour ne pas dire les artifices, ou sont réduits les Ministres (protestants).
Id., tbid., II, p. 967; - Cf. ibid., Préf., S 18; - t. I, p. 196, i3o-i3i, i3i, i33, ail, ai9, ^71; II, p. 334, 59i, 55i, 696, 639, etc.; - HitL tmit'.,in4% 1681, p. 96, 354, 557-558 ;- Confêr. avec M, Claude, in-ia,p. 488; -i4»eW. atix/Vortt*., in-4% 1688-1691 ; î, S 17, p. 3i; S 9a, p. 46; VP, S 98, p. 665; S 46, p. 691; etc.
Si je vous parlois des intri^rues de la dame Solinet,. . . de ses êubtilité$ pour tromper sou maril - Regrard, Divorce, III, 6.