‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 508 sur 664 · SUCCÉDER — SUCCÈS · texte numérisé non relu

SUCCÉDER — SUCCÈS

Succéder, arriver, avec un sens favorable ou non; réussir.

991 Menons bien ce projet: la fourbe sera fine

S'il faut qu'elle succède ainsi que j'imagine. - UEt., I, 6.

787 Quelque chose de bon nous pourra succéder. - Dép. am,, III, 1.

U3o Ces maximes un temps leur peuvent succéder. - D. Gare, II, 1.

Les choses iuy tuccêderent tout ainsi qu^elle eust sceu désirer.

D*URpé, L'ÀUré$, 161 4; II, p. 791.

Les choses ne nous tucMênt pas comme nous le désirons. - Malh., II, p. h.

La chose Iuy avoit tuccédé à souhait.

Cbapelâui, Trad. de Gmm. d'Al/ar,, III; p. S73.

Tout iuy ëuccede, il a le vent en poupe. - Rec. de rond., in-3s , 1639, p. 68.

Non, non, 6 belle Iris, n^esperei nullement Qu*un dessein malheureux ntecede heureusement.

Halutillb, Poéê., ixk-k^ i6i^9, p. s 38.

Quel corps pourroit estre sain, Quand Tesprit à son dessein Voit mal tuccéder les choses?

Saiht-Amart, CEuvr., bibl. eliëv., II, p. A A 8.

Il est certain que ce remède.

Mal dispensé, très maà iuecèdê.

Le P. CAaiiBAU, Stirnmimachie, i656, p. i5.

Aujourd'hui, Béatrix, tout à mes vœux iuecèdi.

Th. GoaH., Galant doublé, 1, 4.

Les hommes. . . sont plus heureux d^étrc conduils par la Providence, que si toutes choses leur iuccédoiênt selon ce qu'ils désirent.

PiiiAULT, Préf. de GriêiUdU.

797 N'en doutei point. Seigneur, tout êuecèdê à vos vœux. - Rac, Bérén., III, a.

Jonathas. . . renouvella Talliance avec les Romains. Tout Iuy $uceêdoit,

BoBSDR, Hiit. um9., in- 4*, 1681, p. 89.

Si ton dessein tueeède au gré de notre envie.

Je te veux rendre heureux le reste de ta vie. ~ RaoïiAaD, Légal, umv., IV, 3.

* c On dit ; «Cette affaire Iuy a bien iuccédén et <rluy a bien réussy.» - René BAar, Rkétar., 1676, p. 961.

Succès, issue, résultat bon ou mauvais.

969 Daignez, je vous conjure.

Attendre le succès qu'aura cette aventure. - Dép. am., III, 7.

1&G& Et le triste succès de tout ce qu'il m adresse,

M*eiface son offense et lui rend ma tendresse. ~ D, Gare., V, 9.

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