‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 514 sur 664 · SUITE — SUIVANTE · texte numérisé non relu

SUITE — SUIVANTE

Enfin, je ne comprendrai jamais cette léthargie, après toute la iuiu de kor amitié. - Se?., IX, p. a3s.

Ce qui arrive ensuite aux Juifs incrédules sous Vespasien et sous Ute ne regarde plus la iuUe du peuple de Dieu.

BossuBT, Bi$t. uni»,, in-&\ 1681, p. 998; - Cf. Id., ihid.,

p. A3, 189, 901, 9t0-91i;etf.

Suite, conséquence.

i833 (II) me vient d'envoyer un avis dont la suite

Vous réduit au parti d'une soudaine fuite. - TarU, V, 6.

i5 Les suites de ce mot, quand je les envisage, Me font voir un mari, des eufants, un ménage.

Fem. sav.y I, 1.

1 33a Je crains de trop entendre.

Et que cette chaleur, qui sent vos premiers feux. Ne pousse quelque tuite indigne de tous deux.

CoBif., m, p. 549 : Foi, IV, h,

9 Quelle iuitê eut ce mal, qui peut-être est un bien?

La Font., UI, p. 970 : Fabl,, \II, i4.

i386 D*un oracle cruel tuUe trop manifeste. - Ric, Théb., V, 3.

La prise et le sac de Rome par les armes d^AIaric et des Yîsigots furent la êuite de la mort de Stilicon. - Bossuir, Htsf. tinrp., in-4% 1681, p. i93.

Suivante : fille ou demoiselle suivante.

i3 Si. . . — Vous êtes, mamie, une JiUe suivante Un peu trop forte en gueule, et fort impertinente.

TarU^ l, 1.

Un laquais qui sauroit vivre auroit été parler tout bas i la demoisdh suivante. - Escarb., se. 3.

4c Dans Médée (i635). Corneille donne une fx9uivantey^, à qui il conserve son titre dana toutes les éditions successives de la pièce; en 1659, il fait jouer CEdipê; Jocaste a une Buivantê, Nérine. Mais, à ce sujet, labbé d*Aubignac ayant réclamé (dans sa a* diênrtation du Térenct juttifié) nour Nérine le titre de dame d*hon$uur, et pour Dircé le titre de fille d'honneur, Corneille, dans les éditions suivantes, fit droit à ses observations. — Voy. Mabtt-Lavbaux, notes sur Coiuf., CoU. de» Gr, Écrit,, Yl, p. ]3A.

En 1637, Corneille donne une tuvoante à Hyppolyte, dans la Galerie du Falaiê, et, la même année, il fait paroitre une comédie sous ce titre : La Suivante. Amaranthe est traitée avec les mêmes égaras que sa maîtresse , et elles se partagent les amants.

Dans Ï^Eeprit follet de d^Ouviile (16&0), on trouve une euivante à peu près égale de sa mattresse; mais, dans La Folle Gageure, de Bois-Robert (i65i). Lise, qualifiée miiMuUe, n^est qu'une servante, et se donne elle-même le titre de toubrette :

Et Lise, la eoubrette, est un mauvais gibier. - lY, 9.

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