‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 515 sur 664 · SUIVANTE · texte numérisé non relu

SUIVANTE

Roiroa a des nûfumUê, ea 1647, dans D. Bêmard de Cabrtn, et en i648, dans Vm^

Le mot resta dans la langue, d*autant jdus nécessaire qu^il répondait à un besoin toioàé sur un usage. En 1690, dans son Diction., Furelière écrivait encore : «Une honneiie femme ne peut sortir sans être accompagnée d^une êuivanU.n

Dans les maisons où elles étaient, les iuivanta vivaient dans une entière fiamiiiarité avec leurs maîtres; dans Tartuffe, Dorine est une tmvantê; Flipote est une servante.

«Pensei-vous que les servantes de chambre ou de charge ne valent pas bien les démoialUê êuivanteê, ou plustost servantes, car elles servent aussi bien que moy, et il n*y a qae Tescoflion qui mette différence entre nous deux ... — Voilà Tordinaire de ces aortes de personnes, de parler toujours les unes contre les autres. Cependant, je açay de bonne

S art que la nûffonU d'Aurélie est une demoiêeliê aussi noble qu*il y ait dans tout le pays e Gaux, dont eUe est native; mais àesJilUt qui sont de bas lieu voudroient estouffer cela, pour s*estimer autant qu*elle. — Il est vray, repartit Polyandre, que, dans Paris, dès qu^une femme a le moyen d^avoir un carrosse, eue veut aussi avoir une êuivatUs; il y en a beaucoup mesme qui n*en voudroient pas qui fussent demoi$dU$ de naissance, craûmant qu^efles ne fussent plus demoUelUi qu^elIcs, tellement qu^elles prendront plulosl laju^ d*une fruitière, pourvcu qu*elle soit adroite au service qu'elles en désirent.»- SoaiL, Polyandre, 1668; I, p. 4oo-6oa.

68 Mainte niivanU et Quinola. . .

De toute leur force crièrent. - lioair, Muu hûtor., ih août i65S.

Scarron, dans le Roman Comique, liv. III, cbap. xiii, donne à une même maîtresse une iuivaiUe et une femme de chamln^ , contre qui elle crie furieusement; mais aifleurs, I, i5, il présente la même personne indifféremment comme euivaiUe, toubtettê, et file de ehambre.

Hal reprit-elle, je sçay une demoieelU mivante qu*on avoit prise demièreuMiit pour quester à nostre paroisse , à cause de sa beauté.

FuaiTiàRB, Rom, bourg,, édit. de la bibl. dxév., p. a33.

Dos galands qui ne sont riches qu'eu esprit et en bonne mine sont réduits à chercher la demoieelle tuiranie et quelquefois la file de chambre,

Id., ilnd., p. 179.

Ils estoient de ces conditions qui ont ensemble grande affinité et sympathie, de sorte qu'elles souffrent une aussi prompte connoissance que celle d'une eukaitte avec un valet de chambre. - Id. , ibid., p. 37.

D'aujourd'hui seulement elle sert de euivante.

Tb. Gobfi., Amour à la mode, I, 5.

Jamais une euivante a-t-elle esté farouche 7

MoHTPLiuaT, Coméd, jHtèîe, III, 9.

Ce n'est que ma euivante, — Une euivante f Peste! Qu'elle a Vœil égrillard, la friponne 1 ~ Id., iUd., II, 5.

L'emploi d'une euivanie.

Madame, de tout temps fut d'eslre confidente.

La Tbitillbbie, Criep, B^Eeprit, se. h.

Tant qu*on demeure file, on n'est point en repos, Et, quoiqu'on soit euivante, on est de chair et d'os.

Poisson, Coméd, sans titre, V, 3.

Les gens de qualité, hommes ou femmes, avaient aussi des euivante ou des gentilskommee euivante, qu'on appelait des quinolae.

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