‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 535 sur 664 · SYMPATHIE · texte numérisé non relu

SYMPATHIE

Cêêare, cMmêttrêi , fe»tina , baraco,

Daraptê, felapUm , datin , bocardo ,

Ou, mieux que tout cela, quittant la voie oblique.

Par un seul barbara vous serez sans réplique.

CHArPozBAU, Acad, deifimmeê, 1661 ; 1, h,

Ëbl bien, je vais. Monsieur, eonclure en diligence. Et rendre mon discours bien plus clair sur cela Qu*un tyllogUme n'est, fût-il en barbara.

MoNTfLiuHT, GtntHk, dt Beaueê, 111, 6.

- -¥ Les propositions du »yUogi»me étant désignées par les lettres A, E, I, 0, fielon fltt*6Uea tout affirmatives ou négative^ , générales ou particulières, des mots tans aignifictiion ont été arbitrairement formés, où entrent ces lettres. A est une proposition génénle affirmative, et 0 une proposition particulière négative.

Le principe des arguments, par exemple, en esm«tfr«8 et en 6aroco est cdni-ci, d'aprèi il Logiûuê de Port^Roifal : «Dans ces deux modes, le moyen est affirmé de Tattribot de la conausion, et nié du sujet : ce qui fait voir qu*Us sont établis directement sur ce principe. Tout ce qui est compris dans Textension d*une idée universelle ne convient à aucun des sujets dont on la nie; Tattribut d'une proposition négative étant pris selon toute son extension.» - La Logique^ 3* édit., 1668; part. III, chap. vi, p. a4i.

Toutes les figures du nfUogiêtM se retrouvent dans ces deux vers techniques :

Barbara, oelarent, darii, ferio; baralipton.

Gelante;}, dabitis, fapesmo, frisesomorum.

Gesare, camestres, festino, baroco; darapti,

Felapton, disamii», datisi, bocardo, ferison. - Ibid.t p. 967.

Sympathie, tanne £ennéneutique; FORGE MAGNÉTIQUE, VERTU OCCULTE.

Il y a dans le vin et le pain, mêlés ensemble, une vertu sympathijfie qui fait parler. - Méd. malgré bt, II, &.

Toutes ces belles raisons de sympathie y de force magnétique et de vertu occulte sont si subtiles et délicates, qu'elles échappent à mon sens matëriel. - Am. magnif., III, 1.

Convenance ou conformité de qualités naturelles, d^humeurs, de tempérameol« qui font que deux choses s^aimeiit, se cherchent, et demeurent en repos ensemble..- Des deux pôles d'un aimant coupé, Tun a de la tympathiê avec faulre et Tallire; Tautrc a de Tantipathie cl le chasso. - FuaiTiàai, Diction, y 1690.

V Les remèdes de tympaihie ou tytnpathiquet étaient à la mode.

Il y n ici un abhé qui fait grand bruit, qui guérit par les gympalKif.

M"* DE ScDDiaY, Lettr. à Butiy-Rabutin , correspondant de R. R'< édit. Lalanne, III, p. 898.

Je prétends la guérir, fût-f Ile eu Amérique . . .

— Comment cola so fait? voyons. — Par iympathie.

MoNTPLSOBT, Dawêê méilêem , III , h.

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