‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 554 sur 664 · TENIR · texte numérisé non relu

TENIR

Tenir, croire; regarder comme. . .

1287 Je mettrois en ses mains que je tenoù certaines ... - UÉt, , I V, 1 •

793 Je le tiens fort à plaindre. — Allez, il ne Test point.

Éc, des Mar.^ Il, 10.

190 Ma foi, je le tiens fou de toutes les manières.

Éc. des Fem., I, 1.

1669 Fort bien. — Et je vous tiens mon véritable père. — /Wrf., V, 6.

Je tiens cette comédie une des plus plaisantes que Tauteur ait produites. — Crit. de FÉc. des Fem., se. 3.

Tenez-moi des vôtres, mon cher. - Impr. de Vers.y se. k.

On la tenoit morte, il y avoit déjà six heures. - Mid. maigri bft, I, &.

Oui , Valëre , je tiens votre cœur incapable de m'abuser. - VAv. , 1 , 1 .

Je tiens que, dans tous les beaux-arts, c'est un supplice assez fâcheux que de se produire à des sots. - Bourg, gent., I, 1.

1 981 Pour moi, je ne tiens pas, quelque effet qu'on suppose.

Que la science soit pour gâter quelque chose.- Fem. «ar., IV, 3.

Quoi? vous ne tenez pas véritable une chose établie par tout le monde? — Mal. imag., III, 3.

. . . Des choses que je ne tous raconterai point, parce que je les tiin$ trop ridicules. - Ctiaiio 01 BiiGiHAc , Voyage dan$ le Soleil.

Vous me Tavex promise , et tienê la chose faite.

Bois-RoiBRT, Folle Gageure, Y, 8.

Je tiene impossihle de connoitre les parties sans connoilre le tout

Pascal, Peneéee.

109 Je tiendroiê un Roi

Bien malheureux s'il n'osoil rire. ~ La Fort., III, p. 958 : Fabl., XII, 19.

a 33 (Je) ne vous tenoU pas homme de mariage. - Id.* V, p. 191 : Cent», III, k.

Je ^en» . . . que c^est wie même raison . . .

Dbspp., Trad. de Long., ch. ix; - Cf. Id., Sat. 01, v. 95; - Ejkt, V, V. io3; - Lutrin, 111, v. 63; IV, v. iû3.

Son mal peut se guérir, mais je le tiene chronique.

MoHTPLioBT, Daw^ médêcim, II, 5.

On tient qu'il (Moïse) a écrit le Livre de Job.

BossuR, Hiet. Univ., in-à*, 1681, p. 906.

Mais, malgré tout cela; je tient, quoi que Ton die, Que dépense bien faite est grande économie.

Regnard, Vendangée, se. 1 ; - Cf. Id., Diêtredt, I, t.

En 1671, le P. Bouhours citait comme expressions nouvelles : «Je saishien à quoi m'en tjitir; je m'en tient à ce que vous dites ; on ne peut pas tenir contre tant de bonnes raisons, contre tant d*honnéteté.» - Aritte et Eug., 9* édit., 1671, p. i35.

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