‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 564 sur 664 · THÉRAPEUTIQUE — TIERCE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE — TIERCE

36 La Yoix veut le têorht et non pts It trompette. ^

La FœiT., IX, p. i56 : Epk. à Jk l

Certames éditions de la /Vinenae t^Eiiâe doonent tkmmrhi. Mais oo ne trouve tUm'hê ni tkmorhê dans aucun dictionnaire antérieur à celui de Ricbelet (1680). Celui-ci, de tttrW renvoie à fiior6e; à tuorbe, il dit :

ftTmoriê, tearhe, s. m. On dit Tun et Tautre, mais tuorbe est le mot d^usi^, et celai qui est presque en la bouche de tout le monde.»

Danet (i683) ne donne que «liior6s, masc., et, selon M. Scarron, fem.9.

Furelière (1690) : ^ Tuorbê ou Uorbê, s. m. Instramenl de musique Dût en forme df luth, à la résene qu*il a deux manches, dont le second, qui est plus long, soutient les quatre derniers rangs de cordes pour faire les sons plus graves. U y a des luariai qui n'sat

Su*un rang de cordes Ce mot est venu de ritalien horba, qui signifie la même chose. In tient que c*est le nom de celuy qui Ta inventé.»

L* Académie, en 169&, ne donne que fttkéorhe, s. m.» et ajoute : irOn prononce coaimunément tmùrbe,rt — En 1718 et 1760, tftimrbê, s. m. Plusieurs proQoocent IJUsriiL — En 176a et en 1798, Kteoiiê, voy. fHor6s?>. — En i835 et 1878 : ^Téarhe, . . quelqiM«uns écrivent tkêorbe, cl d*autres Ivor^e.»

Thérapeutiqle.

Vous me permettez, Monsieur notre ancien, d*entrer en considération de la maladie dont il s agit, avant que de toucher à la tkinfeit' lique. " Paurc.y I, 8.

* La îhémpemii^Hê est Tart de guérir; du grec Atpavcifciv, soigner.

THERAPIE.

* Voir t. H, p. 79, Diagnoêe.

Tierce , tet^me d escrime.

Allons, touchez-moi Tépée de tierce ^ et achevez de même.

Bourg. genU, If, 9.

i6o3 Et cet esprit adroit, qui Ta dupé deux fois,

Devoit, en galant homme, aller jusques à trois :

Toutes tiêree$, dit-on, sont bonnes ou mauvaises. - Coaii., àitnt., V, é.

Ce m*est un jeu, quand je mVxerce

A pousser la quarte et la ûtret.

De faire une passe au collet. - Rkgxaid, Les Souhaits, se. h,

* vUy 9i quatre gardes générales de Tespée, que, pour bien concevoir, il faut se représenter un cerêle descrit sur un mur à ploinb, et divisé en ses quatre points cardinaui de haut en bas et de droit à gauche ... La (icrcc ou la troisième garde se lait en posant la pointe supérieure do Pe^pée au point supérieur du mesme cercle, qui est diamétralemeol opposé i Viiiférieur do la prime; et alors le corps, le bras et fespée sont dans leur naturelle disposition, et dans le milieu des eitrémitez de leurs mouvements.» - Framàu, Dictiam,, 1690, v* Garde,

TIERCET — TIMBRE 697

TiERCET, tercet.

809 Venons-en promptemcnt aux iiercels, je vous prie.

Fem. sav., III, a.

i(( (r Molière, Fem, gav,, III, n, a dit tienttt, mab mal.» - Ricbblit, Diction, franc, , 1 680 , V* Tertet,

3 Le sonnet ébranle branle sur ses têneU, - Sabasir, Dulot vaincu, III.

88 Et qu^ensuite six vers aKistemenl rangés

Fussent en deux tercfU par le sens partagés. - Dispb. , Art poét, , II.

Gitgrave (1611, i639, i65o), Dues (1660 et 1671), Oudin (1660) tiennent pour tiereet; Furetière (1690) écrit tenet, comme Richelet. Dans ses trois premières éditions (1696, 1718, 17A0), r Académie n'a ni tfrcet ou tertet, ni tiereet ou tiertet; mais, au mot Bomtêt, elle emploie le mot tercet, qui figure pour la première fois à son ordre alphabétique dana sa quatrième édition (1769).

Dana son Art poit, (1597), P. Delaudun d'Aigaliers appelle troiêain ce que noua nommons tercet. Colletet, dans V École de$ Mutée (i656), appelle tixain les six vers (deux tercete) qui terminent k* sonnet.

TiGNE, teigne.

La gale,

La rogne,

La ligne y

La fièvre. - Am. méd., II, 7.

* Nicot ne donne pas tigne pour teigne, mais parle de Tlierbe appelée tigne et herbe aux ligneux; Gotgrave et Monet (1 636) admettent, dans le même sens, teigm et tignê; de même Oudin en i6Aa. Pomey (1676) et Gaudin (1677) distinguent teigne, maladie de la tète, de tigne, sorte de ver qui ronge les habits. En 1680, Richelet ne donne pas teigne; mais, au mot tigne, il dit : trQuelques-uns écrivent et prononcent teigne, mais la plupart disent et écrivent tigne, qui veut dire une sorte de gale qui vient k la tête.» — Furetière (1690) et l'Académie (1696) n admettent plus que tetgne dans le aena de maladie de la tète; tigne reste comme le nom du ver qui ronge le drap.

Timbre, le cerveau.

61 & Et je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé.

Fem, sov.y II, 7*

Hiérosme Cardan, Tun des plus raffinez atheistes que le monde porta jamab, avoil le timbre de la cervelle aussi feslé comme la conscience tarée.

Gabassi, Doctr. cur., 169a, p. aà.

Auiwitàt que le moule de fnon timbre sera guéri. - Sobil, Francion, II.

Voyant que ma femme a le tymbre mal sain.

ScuiLAiiDRB, Tyr. et Sidon,, IV, 8, 1608.

Thresor dVxpérience, en mon tjfmhre compris. - Id., ibid,, 9* journ., I, 5.

Page 1