‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 568 sur 664 · TON — TONDRE · texte numérisé non relu

TON — TONDRE

4( C*e8trà-dire : quand elle prend, comme dit Corneille :

Un ton de voix trop rude ou trop impérieuse. - Cou., X, p. i&5 : Pàé». £f.

il n'y a pas moins d'éloquence dans le to» de la voix, dans les yeux et dans l'air de la personne, que dans le choix des paroles. - La Rochip., I, p. i3<.

(La Reine) me répliqua d'un ton décisif. - lo., Il, p. U6'j.

Au reste, il (Luther) le prenoit d'un ton si haut, . . . que les Zuingiiens ne Tappeloient plus que erle nouveau Pape», et «le nouvel Antéchrist 9.

BossuBT, HiiU dm Var,, 9 in-Â*, 1688; I, p. 3o5.

11 n'y a qu^à prendre un ton de confiance pour éblouir nos Réformez.

Id., Averi, aux Protnt,, in-4% 1689-1691 ; VP, S 71, p. 719.

Ton, terme de musique, au propre ou aujiguré.

199 Pessayoîs ma posture, et, m'ajustant bientôt, Prenois déjà mon Um pour ronfler comme il faut.

/Vtiu;. rf'^/.,I, 3.

599 Ah! qu est-ce ci? grands Dieux I il frappe un ton plus fort.

Amph,y I, 9.

693 Si vous le prenez sur ce ton,

Monsieur, je n'ai plus rien à dire.

Et vous aurez toujours raison. - Ibid. , II , t .

5 Qui témoigna jamais une si juste oreille

A remarquer des ton$ (en musique) les divers changements? — Malh., I, io5.

Vous vous émancipez ; un peu plus bas d'un ton.

Th. CotJi., D, Bertr, de Cig., Il, h.

a 1 9 Monsieur Hédouin et sa consorte Marioient d'une aimable sorte Au son des divers instnimens Leurs Um» de voix doux et charmans.

LoBBT, lAuze hiêtor., 7 décembre i653.

197 Et le renommé sieur Baptiste (Lully). . . A , sur tout plein de tonê divers , Compozé presque tous les airs. - Id., ibid., a6 février 1661.

El nous allons chanter sur un diable de ton, - MorrrLEuaT, Comôd, poète, l^ 5<

C'est en A mi la ré bécarre. Je ne compose jamais que sur ce ton-\k,

RiORABD, Divorce, I, 8.

Cet homme doit chanter sur un diable de ton. - Id., L« Bal, se. 1 1.

Tondre, aujlg., dépouiller.

Ceux qui nous chicanent, nous nous efforçons de les tondre, et nous ne les épargnons point. - G. Dand,, II, 1.

Page 1