TIRER — TOMBER DE SON HAUT
TiRBR , attirer, tirer à soi.
969 Sa grâce et sa vertu sont de douces amorces,
Qui pour tirer les cœurs ont d'incroyables forces.
uÉi., m, 3.
1 3 Ce sont douze rares beautés Qui, de si dignes qualités, Tirent les cœurs à leur service. - Malh., I, p. ih'j,
8 Telles gens, par leurs bons avis,. . .
Ttrmt à soi filles et femmes. - La Fort., IV, |). 177 : ConU$, II, «.
TiSANNE, ou PtISANE.
Il n'y a pas d'inconvénient d'user. . . de sirops rafratchissants qu'on mêlera dans sa plisanne. - Am. méd., II, 5.
♦ Malherbe et La Fontaine écrivent aussi ptisane :
Mais de la ptisane ou de Teau bouillie, . . . nous vous en laisserons prendre tant que vous voudrez. - Malb., II, p. 609.
17s Tout s'en imbibe; il nous permet d*u8er
D*une boisson en ptiêonê apprêtée. - Li Fobt., VI, p. 367.
Ménage (Œnerv., 1, 1679) invoque l'exemple de Marot et se déclare pour iiêane.
Excepté Richelet, tous les dictionnaires, Nicot, Gotgrave, Monet, Oudin, Pomey, Gandin, Danet, Furetière, donnent ptùant et tisane; ce dernier, au mot tUanê, remarque que «les médecins disoient autrefois ptUaneyi, Riciielet n'admet que tisane. L'Académie, en 1 696 , donne tiptiaane, qu'on prononce tteanen^ et renvoie de tùane i ptiêone; en 1 7 1 8 , eUe donne seulement tisane, et dit : cr Quelques-uns écrivent encore ptisaney» ; en 1 760 : « Ttsane, on écrivoit autrefois ptisanen ; à partir de 1 76s , seulement, il n'est plus question de ptistsâ.
Tison.
189 Adieu, mon astre. — Adieu, beau tison de ma flamme.
Dép. am.y I, a.
Tomber : tomber de son haut, location.
1 360 Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut. C'est de vous voir au ciel élever des sornettes.
Fem. sav.y IV, 9.
La teste me prit à tourner;. . . il ne s*en faltoit que bien peu que je ne me taissasso tmnher de mon haut.
Chapelaih, Trad, de Guim, d'Alfar., i63o; 111, p. 334.
3 Hier, voyant le feu des beaux yeux de Sylvie,
Je pensay tomber de mon haut, - VorroBi, Étrennes de quatre emimaui.
TOMBER DANS. . . — TOxN 701
De sorte que ta Dame en parul fort surprise , Et, m'cateodant parler avec tant de franchise,
En pensa tombir de ion haut, - MoirraBDiL, Œuvr,, 1666, p. 619.
Ji tombe de num haut, et tout ceci me passe. - Mo.TrPLiOBT, Trigaudin, IV, 10.
Nous allons voir tantôt notre sœur bien camuae.
— Sans doute. — Je ta veux voir tomber de eon haut,
Idm ComSd. poète, V, U,
Je tombe de mon haut, faute d*étre averti.
Haoterocbi, Bourg, de quai,, III, 6.
Je tombe de mon hauti — Moi, je me désespère. - Rigrabd, Dietrait, HI, ai. * Par une analogie assez peu heureuse , Molière a dit :
766 Que dis-tu de me voir tomber si promptement
De toute la chaleur de mon ressentiment? - D. Gare, , III, 1 .
Tomber dans . . . , en venir à . . .
Pour tomber dans Texcmple, il y avoit l'autre jour des femmes k cette comédie,. . . qui,. . . par leurs cachements de visage, firent dire de tous côtés cent sottises de leur compte. - Crit. de TEc. des Fem., se. 3.
Tomber en ou dans.
876 Et Luciie, tombée en faute avec mon fils. . . ~ Dép, am., III, 6.
Monsieur, j'ai une fille qui est tombée dans une étrange maladie.
Méd, malffrélui, II, 9.
i583 Un homme tel que moi voit sa gloire ternie.
Quand il tombe en péril de quelque ignominie. - Gobr., Hor., V, 9.
En cela,. . . je tombe fort dane le sens de Monsieur Ménage.
Sarasi:!, Œuvr,, a in-A% i65(}; I, p. 935.
Je suis tombé dam le même inconvénient.
La Foitt., IX, p. Ao5 : Lett, à S, Evrem,
Si sa mère s'étoit abandonnée au régime de ce bonhomme , elle ne seroit point tofnbSe dane cette maladie. - Skv., IV, p. 355.
Cest pour éviter ces miracles et ces prédictions que les impies $ont tombez dane toutes les absurdités.
BossDEr, Uiit. Univ., in-V, i6Si, p. A 16; - Cf. Id., Hiêt, de» Var,, a in-A", 1688; 1, p. aAa.
Ton : PREINDRE SON TON, tou de la voix parlée.
673 Elle me iiiil trembler quand elle prend son ton,
Fem, sav.j II, 9.