MERVEILLE (\) — MERVEILLE
Merveille (A) ou X merveilles.
tilt Vous savez à merveille, en toutes aventures,
Prendre les contre-temps et rompre les mesures. - L'fi(., III, i.
Vous vous en êtes acquittée à merveille. — Impr. de Vers., I, t.
Vous vous tenez à merveilles. - Sicil. , se. 1 1 .
Mon pauvre corps est raccourcy,
Et Tay la teste sur Toreille;
Mais cela me sied à merveille, - Sgarbon, Œwfr,, 1700; I, p. i33.
Pour faire voir, à mole bagatelle I Le vain éclat d^une large denteUe Riche à merveille et dressée à ravir, Termes proprets dont il faut se servir.
Saiht-Amaht, CEuvr., bibl. eliév., I, p. &19.
Deux femmes belles à merreillei jetterent sur luy une simare précieuse au dernier point - SiOBAis, Nou», franc,, i656; 6* Nouv,, p. 108.
53 Ce diable étoit tout yeux et tout oreilles, Grand éplucheur, clairvoyant à merveiUee,
La Fort., VI, p. gh : CorUet, V, 7.
Vos deux lettres sont à merveUlee, - Rac, VII, p. 37 : Lettr,
Le Roi se porte à merveUlee, - Id. , VII , p. 6 1 : LeUr,
Tout cela sera à merveiUee, - Sév. , Y, p. 35.
* L*Académie française, dans sa 1" édition (i6g&), donne à merveiUee; dans la seconde (1718), elle laisse le choix libre entre à merveille et à merveUlee; dans la dernière (1 878), elle n^admet plus que le singulier : à merveiUe,
Merveille, admiration, surprise, étonnement.
1769 La surprise me flatte, et je me sens saisir
De merveiUe à la fois, d'amour et de plaisir. - Dép. am,^ V, 7.
Qui c'est? dit-elle, par ma foy, Sire, c'est nostre filz; à qui seroit-ii? — Je ne sçay, dist-il, mais pource que plus ne Tavoie veu, avez-vous merveiUe si je le demande? — Saint Jehan! nenny, dist-elle.
Lee Cent Nouv, nouv,, bibl. eliév., I, p. lo^.
Gelidan finit de ceste sorte, laissant tous ceux qui Touirent si plains d*estonnement et de merveille de cette généreuse action, qu à peine pouvoient-ils croire que ce qu'ils voyoient fust vray. - D'Uiré, L'Aetrée, 1616; II, p. 7/Ï5.
85 La fin de tant d'ennuis dont nous fûmes la proie
Nous ravira les sens de merveille et de joie. - Malb., I, p. 73.
Vous trouverez en ce paquet un petit écrit que vous lirez avec plus de merveiUe que vous ne feriez cette poésie de carême. - Id., IV, p. 6a.